Dans les Rues

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Dim 12 Aoû - 3:56

Une vingtaine de jours plus tard, dans les rues s'éloignant des docks ...

Ecoutant les paroles de vigilance du Grand Mandarin, les aventuriers adoptèrent une démarche prudente, les yeux aux aguets et les mains prêtes. Donc rien de spécial en fait, puisque tout aventurier ayant survécu à son niveau 2 agit ainsi en tous lieux et occasions, même pour aller s’acheter de nouveaux caleçons de flanelle (SURTOUT pour aller s’acheter des caleçons de flanelle – il ne doit à aucun prix être repéré ou reconnu). On ne peut donc pas vraiment parler de prudence, surtout que « prudence » et « présence à D-City » s’excluent mutuellement.
Pour l’amour de l’art et l’édification des jeunes aventuriers, étudions la formation adoptée par un groupe chevronné.
En tête, Boris et Frosti. Positions de « tanks », ou alternativement de « ne te mets pas entre eux et l’ennemi si tu veux survivre aux dommages collatéraux ». L’Archange Nain s’était retrouvé là aussi, un peu accidentellement, poussé par la curiosité et sa toujours juvénile quoique millénaire impatience.
Derrière eux, le « soutien ». Keira et Goliath, plus Zathkas perché sur l’épaule du golem comme un perroquet de mauvais augure, tous prêts à appuyer de leurs attaques d’allonge moyenne l’offensive de la première ligne. Philosophie générale résumable en deux maximes : « toujours quelques tarés entre l’ennemi et moi » et « taré, n.m. : cible secondaire acceptable pour mes attaques de zone ».
Au centre de la formation, Ratapoil. Il aurait été chez lui parmi les bourrins de tête, mais son rôle de soigneur et son désir de reluquer la croupe de Keira et les plaques pectorales de L9 (amarrée au dos de Goliath) l’avaient relégué là.
Sur les flancs, Rena, à la place très spéciale dite « le reste du groupe se fiche pas mal d’où il est ou de ce qui peut lui tomber dessus ». Place historique de FarFade ; l’honneur est grand.
Derrière Ratapoil, Matthias s’était attribué la place de « superviseur tactique appréciant une vision stratégique d’ensemble et une couche de PV d’autrui entre lui et le danger », avec option bonus « je m’éclipse par derrière si ça tourne mal ».
Et fermant la marche, le Grand Mandarin incarnait le « je préfère ma propre vision stratégique, et personne ne s’éclipse nulle part, merci ».


Boris : Je pas aimer ça … C’êtrrre un peu beaucoup trrrop calme … Je prrréférrrer quand ça un peu beaucoup moins calme êtrrre …
Rata : Moi aussi, j’aime que ce soit un peu plus agité et échevelé …
MA : D’un autre côté, permettez-moi de vous rappeler que notre belle cité souffre d’un déficit de population conséquent. Ce n’est que la raison de toutes nos tribulations des derniers mois, je comprendrais tout à fait que la chose vous soit momentanément sortie de l’esprit.
Délégué syndical : Mais quelque chose cloche tout de même … Avançons.
Zath : On avancerait plus vite si Boris n’avait pas insisté pour remettre son peignoir rouge et remonter dans son traîneau de convalescence !
Boris : Je devoirrr blessurrres de guerrrrrre montrrrer pourrr inspirrrer pitié !
Keira : Ca fait pitié, c’est sûr …
Boris : Je hérrros êtrrre ! Bon peuple devoirrr compatirrr et admirrrer brrravourrre plantigrrrade de moi. Je mérrriter clameurrrs virrriles, toasts en honneurrr de moi et lancers de sous-vêtements en vison !
ArchN : Ca ne nous ralentit pas tant que ça, et puis quel mal cela pourrait-il bien causer ?
MA : affraid NE POSEZ JAMAIS LA Q- Oh, et pourquoi je m’embête, moi …

En effet ils venaient de déboucher sur un petit carrefour présentant des signes de dévastation et d’incendie mineur. Là, une petite meute de … chiens ? En tout cas, de créatures vaguement canines à mi-chemin entre la décomposition et la confiserie levèrent le museau des débris qu’ils fouillaient et les fixèrent de leurs yeux restants. Dans le même temps apparaissaient des silhouettes humaines titubantes et poisseuses, et d’autres plus petites et plus mort-vivantes. A la vue de Boris vêtu de rouge dans un traîneau, tous ces êtres laissèrent tout tomber (pour certains, des membres), sifflèrent de rage et bondirent avec une agilité surprenante.

Boris : A moi, Rrrudolf Rrrangiferrrovitch ! Menaces de neuf heurrres et quarrrt à quatrrre heurrres trrrente !
Délégué syndical : REVENS ! Formation Perce-Oreilles !
ArchN : On dirait bien des sortes de zombies … J’ai lu que la première horde de morts-vivants titubants d’un aventurier était toujours une étape mémorable de sa carrière …
Zath : Oui, c’est le premier « ça passe ou ça casse » ! Personne ne peut les renvoyer ?
Ariek : Le prêtre ! Il est déjà naturellement repoussant !
Rata : Au contraire, Razorback me prête son pouvoir pour attirer, créer le contact …
Frosti : N’y a qu’une façon de faire contact avec ces trucs ! Barûf Khasslagûl ! YAAAAH !

Le combat s’engagea par une charge suicide du traîneau de Boris, qui brandissait dans chaque main une rôtissoire à yak (une tige de métal pointue conçue pour faire cuire un yak entier à la broche). Calant ses armes dans les bois de son renne, il entreprit d’embrocher chiens contaminés et Christmasbusters, avant de virer sur les chapeaux de patins pour esquiver de justesse une double vague de feu lancée par Ariek. Des Christmasbusters laissés en arrière avaient tissé un filet de chewing-gum pour les capturer, mais Frosti chargea tête baissée dedans, ligotant inextricablement les lutins et lui dans une grosse pelote gluante. Le Délégué Syndical et Matthias engagèrent plusieurs zombies humanoïdes. Les armes blanches semblaient les laisser indifférents, mais les coups de pieds retournés arracheurs de mâchoire du taciturne combattant étaient très efficaces, et l’aura disruptive du fleuret de Matthias poussait les créatures à se disloquer ou à s’effondrer comme des pantins.

MA : Voilà qui est fort appréciable, ils sont mus par une énergie chaotico-absurde d’une rare intensité, ce qui me permet d’alimenter mes attaques sans me dépenser !
Rena : Attention, en voilà plus ! Et ils semblent plus dangereux !
Zath : Ils se concentrent sur Boris !

Le Russe, dont les lances étaient alourdies de cadavres embrochés, se trouvait cerné de nouveaux combattants en meilleur état, qui ressemblaient fort à de robustes Darkamiens ou même à des gardes municipaux, exception faite des taches bleuâtres sur leur peau.

ArchN : Je m’en occupe !

Il claqua des doigts, faisant tomber du ciel des petites statues de nains à barbe blanche et bonnet rouge, brandissant divers outils de jardinage. Devant cette profusion de cibles potentielles, les Christmasbusters contaminés hésitèrent, ce qui permit à Ratapoil de rompre l’encerclement à coups de Bonecrusher.

ArchN : J’imagine que la boutique de souvenirs du Paradis des Nains va me demander des comptes, après ça …
MA : Je détecte comme une corruption de leur aura ! Ceux-là ne sont pas morts, juste contaminés. La contagion est possible. Ne vous laissez pas mordre !
Rata : Ca va ! Je sais distinguer travail et plaisir, quand même … A l’attaque, par le Grand Sanglier !
Zath : Troll ! Ils ont un troll !
Délégué : REVENS ! On s’en occupe !
MA : Voici aussi une connaissance, que je vais avoir besoin d’aide pour maîtriser …

En effet venaient de surgir un gigantesque troll contaminé, et Raven, le regard fou et la peau bleuâtre dans son armure violette souillée de chewing-gum à la myrtille. Boris fit pivoter son traîneau et chargea, mais Raven fit un bond de côté et trancha les attaches du renne, que le troll écrasa du talon avant de balayer le traîneau d’un revers de main. Boris et son véhicule traversèrent un mur de planches au premier étage de la maison voisine et ne reparurent pas.
A cet instant, la pelote de chewing-gum qui se convulsait émit un rugissement de triomphe et recracha des tronçons de lutin, tandis qu’en émergeaient une barbe et une hache. Le Délégué de Classe s’en approcha, murmura « Joli ruban rose » et la catapulta en direction du troll d’un coup de pied. Celui-ci tenta de la saisir, mais ses mains se prirent dans le chewing-gum tandis que Frosti agitait frénétiquement sa hache à l’aveuglette en s’époumonant. Les mains immobilisées, le troll se fit soulever par un sort de Télékinésie de Zathkas, qui l’amena, grognant et battant des jambes, face au mage toujours sur l’épaule de Goliath, dont le poing massif était ramené en arrière ... Un uppercut colossal plus tard, le troll s’envolait à nouveau en arrière, pour retomber lourdement sur le sol, où le Délégué tenait sa double lame pointée en l’air au point précis où la nuque du monstre allait s’écraser. Les genoux du tatoué plièrent sous le choc et il s’écarta pour éviter les griffes du troll apparemment toujours combatif.


Délégué : Plaque de chewing-gum séché ! Il est encore en vie !
Zath : Pas pour longtemps.

Les pavés tremblèrent tandis que Goliath prenait quelques monstrueuses foulées d’élan et bondissait avant de retomber en plongée du coude sur le troll dont on entendit tous les os craquer. Zathkas, qui avait prudemment choisi de Léviter au sommet de la trajectoire du garde animé plutôt que de le suivre, fit pleuvoir par précaution quelques Flèches Acides sur le monstre après que Goliath eut roulé sur le côté.

Zath (atterrissant) : Impeccable travail d’équipe.
Délégué : Frosti était avec le troll quand vous l’avez écrasé.
Zath : Ce qui veut dire que sa rage est probablement finie. Que du bonheur.

Pendant ce temps, le reste du groupe tentait d’approcher de Raven, sans y parvenir. Les ailes toujours brisées du Corbeau le clouaient au sol, mais il faisait pleuvoir en continu des vaches, tout en enchaînant les attaques éclair à l’épée. De plus, les mâchoires arrachées par les mawashis de l’Expert Comptable ne semblaient pas s’être désanimées, et mordaient les vaches une par une. La rue commençait donc à être remplie de vaches folles ; ce qui ajoutait à la confusion.

MA : Malepeste, il est rapide …
Keira : Il bouge trop vite pour les sorts de feu !
Ariek : : /Tu n’en utilises juste pas assez … Arrose la zone !/
Rena : Les moines de Sangri-Ha m’ont enseigné des techniques zen qui pourront le libérer de sa maladie ! Laissez-moi quelques instants pour préparer le terrain, puis orientez-le vers cette impasse.
ArchN : Je m’occupe des vaches. *snap* Ce lasso tressé avec des cheveux d’elfes tondus a toujours un effet apaisant sur les bêtes. Yeee-hah !

Tandis que l’Archange Nain improvisait un rodéo avec les vaches folles, aidé par Ratapoil qui prouvait de manière brutale et frontale la supériorité des charges du Grand Sanglier ...

Rata : Et pour les encornages, je me débrouille aussi …

Son côté porcin n’est jamais loin, décidément … Matthias et Keira rivalisaient d’escrime avec le Corbeau, parant de justesse ses vicieuses attaques. Soudain Raven déséquilibra Keira d’un coup d’aile, et en profita pour la désarmer ; celle-ci laissa de justesse les commandes à Ariek, qui dégaina leur deuxième épée de l’autre main et bloqua in extremis un coup de taille à la jugulaire. Matthias, qui s’approchait par derrière, le fleuret entouré de runes bleues, fut assailli par une volée de corbeaux et dut reculer en fouaillant l’air. Raven darda un regard de psychopathe vers Ariek au sol, qui le lui rendit avec, en guise d’intérêts, un coup de pied enflammé vers l’entrejambe. L’homme-corbeau esquiva d’un bond vertical et englua la jeune fille aux pavés d’un jet de chewing-gum avant de revenir à l’attaque, lui ouvrant le flanc.
Soudain, ses corbeaux, entourés d’une aura bleutée, revinrent se poser sur lui et semblèrent se fondre dans la couche de chewing-gum qui le recouvrait ; celle-ci prit une teinte grise et grumeleuse et se durcit, gênant ses mouvements. Il poussa un glapissement de rage, pivota lentement vers Matthias, responsable de la manipulation de réalité, leva le bras …


ArchN : Yippee-kaï, pauvre cloche !

La grosse vache infectée que l’Archange montait (la teinte bleu-violet de la contagion la faisait ressembler à une mascotte de marque de chocolat) vint percuter Raven de plein fouet, l’envoyant s’écraser droit dans l’impasse où Rena attendait, l’air religieusement concentré.

Rena : Voici venu le temps de l’exorcisme. Que cet esprit égaré retrouve sa place dans la Roue du Samsara ! Que ses chakras soient purifiés !

Et il pressa le chaton de sa bague. Trois explosions firent jaillir la plaque d’égout aux pieds de Raven, la lui propulsant au passage droit dans les dents. Sur le mur voisin, une lanterne éclata, répandant son huile sur le sol. Une quatrième rune consuma la corde retenant une pile de tonneaux, qui roulèrent et vinrent percuter Raven dans le dos. Celui-ci perdit l’équilibre et glissa dans l’huile tandis que les lourds barils lui passaient dessus et qu’une dernière rune enflammait l’huile. Il tomba dans la bouche d’égout, dont la plaque retomba à sa place. Rena sortit l’air de rien de l’allée et rejoignit ses compagnons, frottant sa bague sur le revers de sa veste.

MA : Singulier exorcisme …
Rena : Les moines m’ont avant tout appris à me servir de ce que l’Univers mettait à ma disposition. Smile
ArchN : Oooh, les vaches ont disparu … La bonne nouvelle, c’est que ce lasso est fichu, donc il va falloir re-tondre les elfes là-haut.
Mangudaï d’élite : Pas si vite ! On s’est fait piéger !

En effet, pendant qu’ils s’occupaient du troll et de Raven, nos héros s’étaient fait déborder par les toits, où une marée de Christmasbusters qu’ils n’avaient jusqu’ici pas remarquée les guettait avant de s’élancer dans un « Chrissssstmasss ! » d’outre-tombe. Les aventuriers n’eurent que le temps d’esquisser un geste de défense avant d’être submergés ; heureusement, le geste de défense de Keira fut un jet de feu. Le lutin qu’elle frappa explosa d’un coup. Mieux encore, son voisin, pris dans les flammes, explosa à son tour, et la réaction en chaîne se propagea, aidée par les filaments de chewing-gum qui reliaient nombre d’assaillants. Les rares qui n’explosèrent pas tombèrent au sol, en flammes, et furent promptement éliminés par l’increvable Frosti.

Ariek : /Ooooh yeeaaah ! Ca c’est du lourd ma poulette ! Enfin un peu de cœur à l’ouvrage !/
Keira : Mais je … Ils ont explosé tout seuls !
Zath : Ca arrive plus souvent que vous ne croiriez ici. Inutile de se creuser trop la tête. Bon, c’était quoi ces trucs ?
Rena : Hmmm, des hordes de chiens apparemment enragés, des humains contaminés et détériorés qui errent en gémissant et attaquent tout, une ville post-apocalyptique partiellement en feu … Tout cadre avec le scénario « épidémie zombie style Resident Evil». Après tout, je suis une légende.
Frosti : C’est quoi c’t’odeur ?

Tous tournèrent la tête vers Boris, qui venait d’émerger de la maison où le troll l’avait balancé. Il faisait lentement tourner une de ses brochettes géantes de lutins au-dessus du feu venant des Christmasbusters explosés. Une odeur de chamallow grillé se répandait.

Boris : Si eux morrrts-vivants, je parrr feu devoirrr eux détrrruirrre !
Mangudaï d’élite : Vous revoilà ! Vous êtes blessé ?
Boris : Niet prrroblème ! Je juste occupé avoirrr été à fairrre signaturrres d’autogrrraphes. Je avoirrr fans !

En effet, par le mur fracassé de l’étage, on distinguait quelques adolescents faisant coucou au Russe, agitant des parchemins percés d’un trou fumant de calibre 27.5, et hurlant des « Boriiiiiis » et autres « Yo, B-Man ! Comment t’as trop la classe ! »

Boris : Je êtrrre idole des jeunes ! Eux trrrop kiffer techniques de bogoss de moi quand je conduirrre trrraîneau à donf, ouaich, grrrave. Trrrop morrrtel !
MA : Par pitié, arrêtez de parler comme ça.
Boris : Ahem. Désolé, kamarrrade. Apparrremment mode être chez jeunes à courrrses de charrrs clandestines. Eux dirrre je toutes mes chances avoirrr, si je trrrouver nouveau renne pourrr rrremplacer défunt Rrrudolf Rrrangiferrrovitch.

Boris essuya une larme de deuil et jeta un cocktail Molotov sur le cadavre en bouillie du renne, juste au cas où il se relèverait.

Boris : Mais jourrrs de gloirrre de moi comme teenage pop starrr underrrgrrround pouvoirrr attendrrre. Jeunes aussi à moi donné ce numérrro spécial de New Darrrk Times avoirrr. Eux avoirrr nombrrreux jourrrnaux là-haut, apparrremment pourrr rrrouler herrrbe à pipe dedans. Tenez.
ArchN (se précipitant) : Merci beaucoup, Boris ! C’est vraiment très … Mais ! Où est cette herbe à pipe ?
Boris : Ca êtrrre pourrr lirrre ! Rrrépondrrre à nombrrreuses questions de nous !
ArchN : Ah … Oui. Bien sûr. Je le savais.

Le groupe se serra autour du journal et lut tant bien que mal (Ratapoil se serrait un peu trop, et ne paraissait pas très concentré sur sa lecture).

Zath : Apparemment le rapatriement des koalifiés a fonctionné.
Délégué : Oui, mais nous voilà avec plus de questions que de réponses.
Frosti : Pkmaster Holymetal Industries est en faillite ???
Keira : C’est quoi, « l’incident Darkyl » ?
Boris : Qui êtrrre nouveau Mairrre et rrreligion étrrrange ?
MA : Depuis quand Eldir est-il un terroriste ???
Rata : Où est ce boom sur le marché des courtisanes ?
ArchN : Et surtout, pourquoi sommes-nous visiblement victimes de Christmasbusters totalement hors saison ?

Des … problèmes … d’ordre cosmique … Voilà … Ces Christmasbusters sont très chaotiques … Ils n’obéissent pas aux règles normales … Rien à voir avec une éventuelle grève du département « destinée et scénarios » des voix-off … Longue vie à Haimji … Tralala …

MA : Une invasion de Christmasbusters persistants, et capables de convertir des victimes variées … Le temps que nous comprenions de quoi il retourne, il pourrait bien être trop tard. La ville est peut-être déjà perdue … Qui pourra nous en dire plus ?

A cet instant un puissant sifflement (caractéristique des interventions de la fée Larsenne) les fit tous se retourner en grimaçant vers le ciel. Par-dessus les toits voisins s’élevait une projection magique de très grande taille, représentant un nain à l’air las qui semblait en avoir vu de dures.

Klaus : Citoyens de la Nouvelle Darkam-City, votre Grand Maire va maintenant s’adresser à vous en ces heures sombres.

Le groupe retint son souffle.

Rata : Hé, j’ai rien fait !

Le nain lessivé s’écarta du champ de l’image, dévoilant un lutin portant un bonnet d’où partaient des rayons en carton doré, et vêtu d’un pyjama pour bébé bordé d’hermine. Sa mine était inhabituellement sérieuse pour un lutin. Un garde municipal s’avança et se mit à plat ventre pour que le petit être puisse poser le pied sur lui d’un air conquérant ; deux autres tendirent un drapeau darkamien à l’arrière-plan. Tandis que le lutin rejetait en arrière le bavoir qui lui servait de cape et qu’on entendait, hors champ, le nain fredonner un air de blockbuster américain, il déclama, le regard perdu dans un coin du plafond et la voix nouée d’émotion :

GM : « Darkamiennes, Darkamiens, mes chers compatriotes. Vous savez qui je suis. Je porte avec grâce et mérite une flopée de titres rutilants. Mais dans les heures graves que nous traversons, cela ne veut plus rien dire. Je veux faire l’impasse sur le protocole et m’adresse donc à vous comme un simple Humanoïde de taille P. Je vous parle à vous, créatures de tous types, tailles et facteurs de puissance, car nous sommes liés par la fraternité d’appartenance à la même cité, par les moments vécus ensemble, et par l’inamovible supériorité hiérarchique qui me connecte à vous.
Oublions un instant mon droit de vie et de mort sur vous, le statut de peuple élu des lutins, les pouvoirs toujours plus absolus que le Conseil municipal me confère plusieurs fois par jour à l’unanimité de ma voix, le complexe d’infériorité que vous confère votre grande taille, les hectolitres de sirop que j’ai fait verser en secret dans l’eau potable pour vous contrôler par votre addiction au sucre …
Voix de Klaus : Psst ! Venez-en au fait, Votre Elatitude.
GM : Ahem ! Je m’adresse donc à vous comme à des frères en ces instants tragiques, peut-être les plus tragiques que notre nation ait vécus. Certes nous avons enduré la disparition de nos parents, amis et créanciers aux pattes des koalas, la menace d’un anéantissement orbital, une invasion barbare, une catastrophe magique, une alerte à la bombe, et la gueule de bois matinale de Darkam. Mais rien ne nous avait préparés à ce dernier fléau que Mankdebol a jeté sur notre cité. Les Christmasbusters ont finalement, j’ai le regret de le dire, exploité le potentiel terrible que leur donnait leur origine lutinesque. Ils sont maintenant une marée mort-vivante et calorique, mais surtout contagieuse. Initialement limitée aux victimes dotées d’une intelligence animale, cette contamination menace désormais même les plus brillants esprits, comme je l’ai personnellement découvert. Aucun de nous n’est à l’abri. J’émets ce discours depuis le Temple de Drehk, où les créatures nous assiègent depuis des jours et sont sur le point de submerger la résistance de la poignée d’héroïques Darkamiens avec qui je lutte. A la lumière de ce que nous savons, il ne fait aucun doute que d’ici quelques heures, nous serons tous morts ou aurons rejoint leurs rangs. La ville toute entière ne tardera pas à suivre, et les dieux seuls savent où ils s’arrêteront. Mais si noir que soit le chocolat, une goutte de lait peut toujours l’éclaircir. L’espoir existe encore, je veux y croire, et voici pourquoi. Euh …Hé ! Pourquoi c’est pas foutu, déjà ?
Soldat marchepied : L’héroïsme et la citoyenneté, Votre Majesté !
GM : Ah oui ! Nous avons décidé de ne pas nous laisser massacrer dans notre trou, mourant de faim, épuisés et crasseux, coincés avec nos propres excréments (surtout ceux qui ont chopé la colique en essayant de manger les méduses sacrées). Nous allons au contraire faire une ultime sortie pour emporter autant de ces saletés avec nous que nous pourrons ! Je veux croire que dans le cœur de chaque Darkamien, le sentiment d’appartenance à la même cité hors normes se conjuguera à l’héroïsme naturel de mes compatriotes et à leur ébriété vespérale pour faire naître le refus de la défaite. Prenez les armes et rejoignez-nous ! Nous ne nous effacerons pas sans bruit dans la nuit ! Aujourd’hui c’est le jour de notre impédance !
Voix d’Elecia : Euh … Vous voulez sans doute dire résistance ? Il y a un rapport, mais …
GM : De notre indépendance ! Si nous demeurons assiégés, un jour viendra peut-être où tout sera perdu, où nous ne pourrons plus aller nulle part. Pas même aux toilettes. Mais ce jour n’est pas arrivé ! Hommes de l’Est ! Je vous demande de vous retenir ! (Moi, j’ai une couche !) Aujourd’hui nous combattrons ! Car souvenez-vous qu’ils peuvent prendre nos vies, mais ils ne prendront jamais notre propreté ! GLUBI BUL GAH !
Chœur de gardes : GLUBI BUL GAH ! »

L’image disparut, la musique patriotique qui avait atteint une apothéose de cuivres s’éteignit, et le groupe d’aventuriers ébahi put apprécier à quel point l’éloquence enflammée du Grand Maire avait su réveiller la fibre héroïque et altruiste chez ses administrés qui l’aimaient tant.



*wooosh* (bruit de vent)



*chirp chirp* (bruit de grillons)

Le seul mouvement perceptible dans les rues qu’ils voyaient était celui d’une boule d’herbe sèche poussée par le vent, qui n’avait rien à faire ici. Les Darkamiens se faisaient décidément désirer. A l’étage de la maison, là où les fans de Boris se roulaient des pétards d’herbe rigolote, on entendait distinctement quelqu’un imiter le « chirp chirp » de grillons caractéristique d’un flop.
Alors que nos amis se regardaient avec indécision, le cri de la fée Larsenne résonna à nouveau, avec quelques interférences.


Voix de Klaus : « … érons que ça marchera.
Voix d’Elecia : Et quand bien même nous réussirions à sortir ? Quelle est la suite ?
Voix de Klaus : Le Grand Maire veut éradiquer le problème a la source. Le point d’origine de cette invasion de Christmasbusters a été identifié comme étant la Taverne. Son Excellection ordonnera de la brûler jusqu’à la dernière pierre, dans l’espoir d’endiguer la marée. Mais chut, il ne faudrait pas que cela se s- Le projecteur est encore actif ??? Par les poils de nez de Moradzwîîrkshzwishrrrkrtrr »

A nouveau le silence. Mais très vite, les aventuriers sentirent les pavés trembler sous leurs pieds. Un murmure devint grondement, le grondement devint clameur, et la clameur fut rattrapée par une foule hurlante venue de tous les coins de la ville et convergeant vers le parvis du Temple tout proche, brandissant des objets divers et menaçants dans la ferme intention de mettre fin au mandat du lutin intelligent avant qu’il ne donne l’ordre sacrilège.

Keira : On va se faire piétiner !!!
Frosti : Pas si on les précède !

Et le nain berserker s’élança de toute la vitesse de ses courtes jambes (vitesse que la promesse de sang rendait phénoménale) dans la direction du Temple, que la foule s’apprêtait à prendre. Avec lui cavalaient Ratapoil, et Boris sur son traîneau (il avait attaché en douce les lanières tranchées au ceinturon de Frosti), dans un joyeux concert de cris de guerre.

Rena : Que fait-on ?
Délégué : La situation nous dépasse.
MA : Soyons grands politiques. Approuvons ce que nous ne pouvons empêcher. (Au pire, un petit saut dimensionnel devrait m’éviter les plus gros désagréments.)

Et haussant les épaules, il emboîta le pas aux nains et au Russe, rapière au vent, vite suivi par le reste du groupe, des Darkamiens ivres de rage sur leurs talons.


Dernière édition par nécroX le Ven 8 Fév - 16:16, édité 6 fois

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Re: Dans les Rues

Message par FarFade le Dim 19 Aoû - 19:56

Au bout de dix jours d'intense entrainement (13 kilos de graisse gagnés, deux trois babioles en plus), FarFade était sorti de l'ancien Manoir-Tour-Crypte-Laboratoire de NX nouvellement renommé "Circus Palace" marqué au crayon rouge, notons que d'autres propositions ont été écrites et effacées telles que "FARFAZAPATA" "Mac'Clown" mais nous nous éloignons du sujet...

FarFade, donc, dans son nouveau costume errait dans les rues les plus mal famées (qui s'étaient vite remplies après les incidents)trainant une caisse en osier derrière lui.

Même si FF tentait de se faire discret, à moitié agenouillé, le regard fuyant, de nombreux clochards et patron de magasin le saluait, l'appelait par son nom et se demandait où diable était-il passé depuis tout ce temps. Au bout d'un moment, il se dirigea vers un escalier qui semblait s'enfoncer dans un mur, en fait après quelques marches et dans l'obscurité, deux silhouettes se firent distinguées, gardant une porte. FarFade n'eut même pas besoin d'ouvrir la bouche que la porte s'ouvrit et il s'engouffra dans le batiment.

L'intérieur était un casino clandestin, une lumière rouge illuminait la grande salle remplie de table à roulette et de machine à sous, les murs était capitonnés de rouge, la clientèle (uniquement humaine) était à l'opposé des clochards derrière les murs, tous habillé de façon très classe, ils fumaient des cigares et discutaient en se moquant de la situation des "autres" de Darkam City.


HommeClasse1 : Ces pauvres n'ont vraiment que ça à faire... Une cérémonie pour le nouvel-ancien Maire ! Haha comme si il avait de l'influence...
HC2 : Oui oui... Mais cet incident de zombie et de koalas nous a obligé de nous cacher... Et je dois vous dire que j'en avais marre de jouer au Solitaire.. Mais_Hey ! FarFade !
FF, qui était resté sur le pas de la porte un peu surpris et se demandant ce qu'il faisait ici : Bonjour Monsieur.
HC2 : Dis donc tu payes pas de mine... Et t'as un peu grossi...
FF : Je vous prie de surveiller votre langage ! Et qu'est ce que je fais ici ?
HC2 : T'es toujours aussi barré Laughing

Au bout de quelques minutes de conversation, il s'avéra que FarFade était patron de ce casino clandestin, voilà d'ailleurs quelques années qu'il n'était pas venu récolter l'argent qui s'amassait.

FF : Donc je ne suis pas pauvre...
HC2 : Ah non...
FF : Et j'ai du pouvoir...
HC2 : Oui, enfin pas tant hein rire
FF, se frottant les mains : Très bien très bien... Je voudrais que tu me trouves une vingtaine de gars et tu leur donnes rendez vous à mon autre fief le Circus Palace demain, deux heures avant la cérémonie du Maire. Qu'ils portent ça.

Il jeta la caisse devant l'homme, qui s'ouvrit et laissa apparaitre plusieurs costumes de clowns et d'armes diverses.

FF : Bientôt toute cette vile sera mon cabaret. GNIAHAHAHAHA !!

Il sortit un marteau pouet pouet à deux mains de son dos et envoya valser l'homme classe contre un mur. Il retomba sur le côté, mort alors que le *pouet* mortel résonnait dans le casino.

FF : Bon... Bon... Je le trouvais trop copain copain...Qui a écouté cette conversation ?
HC1 : Euh... Moi Patron.
FF : A la bonne heure tu t'exprimes bien. Et bien fais tous ce que je lui ai demandé de faire. Je serais dans mon bureau pendant quelques heures.

Il ouvrit un porte, tomba dans les toilettes et arpenta le casino à la recherche de son office.

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Re: Dans les Rues

Message par FarFade le Lun 10 Sep - 19:41

Deux jours plus tard ..

: Et bien tu vois je suis bien content d'être retourner dans le système de sécurité de la ville. C'est pas que tabliers de la Taverne m’écœuraient mais ils n'allaient pas avec mes nouvelles chaussures dépareillées.

Parlant à son ami Higrek, le fraichement nommé "enquêteur" Hix montrait sa bottine en cuir gauche de son pied droit et sa sandale gauche à son pied gauche.

Enquêteur Higrek : Oui. On a bien fait de sauter sur l'occasion pour devenir enquêteurs. En plus, on retrouve le bonheur des grands imperméables beiges.
Hix : J'ai déjà rafistolé le mien pour en faire un hamac !
Higrek, soupirant : Je t'ai déjà dis cent fois qu'on a le droit à une petite pièce pour dormir située dans l'hôtel de ville, plus besoin de la débrouille pour dormir.
Hix, grimaçant : Ah oui... L'habitude...
Higrek : Bon, allons mener notre première enquête officielle. Relis la demande du Maire s'il te plait.
Hix : Un acte de vandalisme perpétré à l'encontre des locaux du SGI. Les gobelins apparemment trop occupé à nettoyer salir, le Maire envoie ses meilleurs enquêteurs. Avec une copie d'un papier laissé lors de l'acte. Prendre contact avec l'inspecteur Arrhi.
Higrek : Ses meilleurs enquêteurs. J'aurais pu être flatté mais comparé aux gobelins...
Hix : Rassure toi j'ai rajouté le mot.
Higrek : Fais voir la copie... *Marmonnant*...bon usage... reviendrons... Ninjas Rdains... Tiens, tiens...
Hix : Allez direction les locaux du SGI.

Après quelques minutes de marches et quelques péripéties (les cordes du hamac/imperméable de Hix se prenant un peu partout), les deux enquêteurs arrivèrent à destination et rencontrèrent tout de suite l'inspecteur Arrhi qui les attendait.


InspecteurArri : Cé pa tro to ! Gé dé reusherch a fer moua ossi.
Hix : Bien bien... Emmenez nous sur les lieux dégradés...
Higrek : Vous n'avez touché à rien j'espère ?
IA : Komen sa a rin ? On a repri ski nouz apartenai !R'gardez se non todis !
Hix : Par la sainte Villageoise rouge ! Mais c'est une affaire criminelle !
IA : Jiré pa juske la m'enfin cé tro propreuh.
Higrek, horrifié à ce que Hix lui montrait : Un sandwich périmé ! Jeté dans une poubelle ! A vue d'oeil... 3 jours qu'il est périmé ! Mais c'est odieux !
IA : Ah sa mé il é en trin de seché il é tro sein, tro propreuh. Bon vou zallé réglai se non fourbis oupah ?
Hix, prélevant le sandwich : Je suis désolé mais c'est une pièce à conviction. Allez Higrek, on cherche avant qu'il n'y ai plus d'empreintes...

Et après quelques minutes, et un sandwich mangé...

Higrek : Alors ? Moi j'ai trouvé une plume d'assez grande taille, quelques pétales de fleur et du terreau.
Hix : J'ai demandé à ce qu'on remonte la piste des grands bacs. Voir s'ils ont été acheté ici mais j'en doute. C'est du travail de semi professionels.
Cette histoire de pétales c'est suspect, y'a peut être quelque chose à creuser...
Higrek : Peut être un gobelin qui offre gentiment quelque chose à sa dulcinée...
Hix : Impossible. J'ai vécu trois ans avec des gobelins et_
Higrek : Des clochards gobelins ?
Hix : C'est un pléonasme. Bref, toujours est il que leur comportement amoureux est d'offrir leurs excréments. Tiens regarde là bas justement.
Higrek : Bon allons nous en vite fait. No

Il s'éloignèrent de la puanteur grandissante, pour le bonheur des gobelins, et s'assirent sur un banc en pierre dans une ruelle.

Hix : Bon en gros on a qu'une plume et des fleurs...:fleur:
Higrek : En gros...
Hix : On a besoin de quelques ragots aussi...
Higrek : Une seule solution ? Very Happy
Hix : La Taverne héhé
Higrek : On utilisera le peu d'or donné, ca fait parti des techniques de réflexion de boire un coup !
Hix : Et d'en offrir à ceux qu'on interroge !
Higrek : Suspect
Hix : Ca va je rigole. hammer

Et ils partirent en direction de la Taverne...

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Re: Dans les Rues

Message par Galdwyn Darkyl le Mar 18 Sep - 5:46

Un peu plus tard cette nuit là, dans une rue louche...

Individu Louche, avisant les deux silhouettes qui viennent de s'arrêter au niveau de son réverbère louche: Tiens donc, Art'... ça faisait un bail, mon vieux! Je commençais à croire que tu t'étais noyé dans ton verre, à la Taverne!

Spade: Individu Louche, fils de Quidam Louche et d'Anne Onyme, n'était clairement pas mon Indic' favori. Déjà, cette manie qu'il avait d'accoler son nom de famille à tout ce qu'il possédait: sa maison, sa correspondance, ses fringues... Il avait même acquis le titre de propriété de cette impasse pour la renommer "rue Louche". Un vrai barjo.

L9: Rolling Eyes

Spade: Mais bon, il avait l'avantage d'avoir un bon réseau d'yeux-qui-traînent et d'oreilles indiscrètes. Maintenant, dans le milieu, tout le monde savait où trouver "un type Louche" pour répondre à ses questions. Mais cette affaire nécessitait de s'adresser directement au patron, aussi avais-je traîné mes chausses jusqu'à ce coin enfumé de Darkham où je savais le trouver. Salut Indi', grommelais-je, j'aurais besoin de tes lumières.

Individu Louche: Je t'attendais. Le bruit court que depuis quelques jours, tu rends visite à tous les indics de la ville... Je suis un peu vexé que tu ne sois pas venu me trouver plus tôt, je dois dire.

Spade: Tu sais ce qu'on dit, Indi. Il faut garder le meilleur pour la fin. A ces mots, Individu se rengorgea et ajusta crânement les rebords de sa houppelande. Il marchait à l'égo, et pour qui savait le baratiner il pouvait être une mine d'infos pas chères. A condition de supporter ses manières, me rappelais-je soudain en le voyant poser les yeux sur ma cliente.

IL: Bonsoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir, poupée... Je dois dire, Art', ta compagnie s'est clairement améliorée depuis la dernière fois. C'est quoi votre petit nom, ma jolie?

Spade: Et de se dandiner devant elle comme un nain faisant du charme à la serveuse, une main sur l'épaule. Je serrai les poings dans mes poches, me répétant que je ne pouvais pas lui casser la margoulette AVANT d'avoir obtenu ce que je cherchais. Plus qu'à espérer que cette fille saurait se débrouiller seule.

L9: si mon identifiant vous est inconnu, je formule une objection à votre désignation comme "le meilleur".

Spade: La température de la ruelle baissa comme si un mage de passage venait de lancer un cône de froid, et je m'empêchais d'éclater de rire. Cette gamine en avait dans le servo-thorax, je dois le dire. De toute ma carrière, je n'avais jamais vu Individu mouché comme ça, et laissez moi vous dire que c'était sacrément bon à voir. Il remballa ses paluches balladeuses et retourna sous son réverbère, l'air discrètement dépité.

IL: Bon, trève de mondanités. Je sais ce que tu cherches, Art'. Mais c'est une info bien au delà de tes moyens. Si tu la veux, il te faudra te montrer convaincant... Toi ou ta charmante assistante. Twisted Evil

Spade: Aïe. La gamine avait peut-être fait trop bonne impression. Je connaissais Individu, il n'était pas du genre à marchander. En bon joueur de Poker, quand il annonçait sa mise, il fallait soit payer pour voir, soit se coucher. Je jetais un coup d'oeil rapide à ma cliente. Elle avait beau dire, sous son air glacial et son blindage métallique, je la sentais fragile et aussi apeurée que quiconque.

L9: Target acquired: yeux lubriques, mains graveleuses, sourire offensant. Headshot: Y/N? Nutshot: Y/N? Kneecapping: Y/N? Evil or Very Mad

Spade: Ouaip. Un ange voulant jouer les démons, quitte à se brûler les ailes. Comme pourront vous le dire bon nombre de dames de cette ville, je n'étais clairement pas ce qu'on pouvait appeler "un gentleman". Mais il y a des choses qu'on ne peut juste pas laisser passer.

IL: Alors, chérie. C'est quoi ta réponse?

Spade: J'avais joué au poker, dans le temps. J'avais même été assez bon joueur pour me faire menacer par les sbires du champion en titre, c'est dire. Je savais donc quoi faire quand on ne peut ni casquer, ni quitter la table: changer la donne. Je choppais Individu par le colback et l'entraînait dans un coin sombre, avant de lui coller mon poing dans l'estomac. Je le plaquais ensuite contre le mur et posais la main sur mon arbalète. Ecoute, Indi', la demoiselle est pressée et moi aussi, grondais-je entre mes dents. Tu vas nous dire ce que tu sais, et en vitesse, sinon tout ce qu'on retrouvera de toi ça sera des petits bouts louches semés dans toute la rue. Et tu sais comme moi à quel point le SGI aime faire des puzzles...

IL: Keuf, keuf... Okay, Spade, okay... Lâche moi, pas la peine de faire ton mâle alpha devant sa minette...

Spade: je luttais contre l'envie de me retourner et voir si j'avais effrayé la donzelle. Mais je pense que quelque part, j'espérais lui faire peur, lui montrer le plus tôt possible ce dans quoi elle s'engageait. Mais le bruit de ses talons métalliques claquant sur le pavé en se rapprochant me fit savoir qu'elle était toujours là. Pire, elle attrapa Individu par les cheveux et lui fourra son pétard sous le nez.

L9: Première et dernière sommation: que savez vous des Ninjas Rdains. De votre réponse dépend le pourcentage d'organes intacts dont vous disposerez à la fin de cet entretien.

IL: pale Je... je sais presque rien! On les aurait vu traîner autour de la fontaine du Campus, il y a quelque jours!

Spade: tu ne nous apprends rien, Individu. Et la demoiselle a les doigts qui fatiguent!

IL: Vous, vous comprenez pas! Quelqu'un les as VUS! J'ai pu récupérer un signalement! Mais si je vous le dit, je...

L9: Vous garderez votre épiderme étanche. Le signalement!

IL: Okay, okay... Cinq têtes, dix pieds et douze bras.

L9: CLICK. Mauvaise réponse. Evil or Very Mad

IL: Mon indic' est une gargouille, 'faut comprendre! Une attention au détail pas possible, mais pas capable de parler clairement! ça doit vouloir dire une demi-douzaine de personnes, à la Louche!

Spade: C'est vraiment TOUT ce que tu sais, Indi'?

IL: Y'avait trois silhouettes qu'elle a remarqué: une grande, une très grande et une petite! C'est tout ce que je sais, je te jure, Spade!

Spade: Et il se mit à chouiner. Je fis signe à la gamine de le lâcher et lui dit: Merci de ta collaboration, Indi. Toujours un plaisir. Le prix habituel sera versé selon les modalités habituelles, vois ça avec Elvis. Et dis lui de te servir une BAN de ma part!

L9: Question: avons-nous vraiment récupéré toutes les données disponibles?

Spade: Vous en faites pas pour ça, ma p'tite dame. Généralement, quand un type aussi superficiel qu'Individu abandonne toute prétention, c'est qu'on a fait le tour de la question. Surtout quand on le secoue comme vous l'avez fait, pensais-je. La gamine avait du cran, c'est sûr. Et un sacré talent d'interrogatrice. Mais je n'arrivais pas à me défaire de cette impression qu'elle se forçait, que ça n'était pas aussi naturel que ça pour elle. Enfin. Pas tes oignons, Art', pas tes oignons. Reste concentré sur l'affaire.

L9: M. Spade? quelle utilisation ferons nous de ce que nous avons appris?

Spade: Ah, l'analyse des infos. Mon moment préféré dans une affaire... Plonger les mains dans le cambouis en espérant en retirer l'illumination... Tout en marchant dans les rues désertes, je faisais tourner dans ma tête les infos d'Indi. Un groupe. Des silhouettes étranges. Un certain sens du spectaculaire.

L9: Et une tendance avérée par plusieurs occurences à cibler les institutions publiques.

Spade: Bon sang. cette fille lisait en moi comme dans un livre ouvert.

L9: Rolling Eyes

Spade: ... Mais oui... Le SGI, le Campus... Bon sang, elle avait mis le doigt sur quelque chose d'essentiel, j'en aurais mis ma main à couper. Et au fond de moi, mon vieux flair commençait à me crier que quelque chose allait se produire, dans pas longtemps... Je m'arrêtais net, comme frappé par une révélation, et me tournais vers ma cliente: Dites moi, ma p'tite dame, ça vous dérange si on fait un petit détour?

L9: Suspect dans quel but?

Spade: Je me sens très coupable d'avoir malmené ce pauvre Individu... je crois qu'il va falloir que j'aille me faire pardonner mes péchés! Elle eut un air interloqué et m'emboîta le pas, se fiant à mon instinct. Ouaip, ça faisait trop longtemps que je n'avais pas bossé en équipe.

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Re: Dans les Rues

Message par Dwalin le Ven 28 Sep - 9:57

Dans les différentes rues de la ville, on vit ces jours-là (#) le Maire et quelques fonctionnaires de la Municipalité, des carnets et des plumes à la main, passer en revue les dégâts éventuels, les travaux à faire, les trous dans le pavage, les ruines dangereuses, ...

# quand vous voulez pour coller avec la chronologie, c'est après la remise de la lettre à Paix Verte, et juste à temps pour repasser devant ce même endroit quand il le faudra (vous verrez plus tard)

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Lun 1 Oct - 0:47

Le lendemain de l’interrogatoire d’Individu Louche, L9 et Spade se posaient dans une rue à quelques pâtés de maison du siège de Paix Verte.

Spade : Je retrouvai la terre ferme avec plaisir. J’étais reconnaissant à la demoiselle de m’avoir évité de courir dans le sale état où j’étais, mais j’avais toujours préféré avoir une relation plus sérieuse avec une fille avant de m’en remettre à elle pour me sauver de la gravité.
L9 : Scanning aérien … check. Scanning au sol … check. Pas de trace de poursuite. Nous sommes probablement en sécurité pour l’instant.
Spade : Je ne partageais pas son optimisme. Nous étions peut-être tranquilles pour l’instant, mais je savais d’expérience qu’on ne peut pas espérer se sortir d’un guêpier pareil sans se faire vite rattraper par les conséquences.
L9 : Correction. Signature thermique en approche rapide à deux heures. Paré au combat.
Spade : Dit-elle en braquant son pistolet sur une ruelle. Pour ma part, je rencochai un carreau et m’abritai derrière une encoignure. J’avais fini par comprendre que mes conseils de prudence ne l’intéressaient pas, mais personnellement je n’étais pas fait de métal. Je ne fus qu’à moitié surpris de voir débouler au pas de course les deux colonels de la milice, en sueur et hors d’haleine. On dirait que les conséquences nous rattrapaient plus tôt que prévu …
Hix (après avoir repris un peu son souffle) : C’est de la triche … Les civils ont les artefacts de déplacement aérien, et la milice n’a que les poumons rongés par la tuberculose, le tabagisme et l’agressivité de notre propre odeur corporelle …
Higrek (idem) : Vous avez bien fait de vous arrêter, ou c’est nous qui vous arrêtions … pour délit de fuite …
Hix : Oui, on vous aurait arrêtés par contumace … On peut faire ça … Je crois …
L9 : Je ne vois aucune raison de tenir compte de votre avis quant à l’usage du mode Thunderhawk.
Hix : Vous croyez pouvoir vous mêler d’une enquête officielle comme ça ? L’affaire des Ninjas Rdains est sérieuse !
L9 : J’ai reçu des instructions de mon employeur pour mener ma propre investigation sur l’entité collective se faisant appeler Ninjas Rdains.
Higrek : On n’a pas besoin d’un fichu privé dans nos pattes !
Hix : Ouais ! Laissez la milice faire son travail ! Dès que nous aurons de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés !
Higrek : Ou pas !
Hix : Ouais !
Spade : Ces deux pandores ne manquaient pas de toupet. Les dieux savent ce que les Ninjas Rdains allaient leur faire, mais une chose était sûre : si on ne s’était pas pointés, la cliente et moi, les Ninjas en auraient eu à leur aise. Je ne me privai pas pour le leur faire remarquer.
Hix : Comment il fait son malin le narrateur extérieur ! Tu crois que tu as eu l’air fin dans la bagarre ? Tu tiens à peine debout !
L9 : Les Ninjas Rdains ont été identifiés, mais l’évaluation de la menace qu’ils représentent est modifiée par l’introduction d’une nouvelle variable : le fait qu’ils sachent que nous savons. Des mesures doivent être prises sans délai.
Higrek : On va s’en occuper, merci. D’ici là, on apprécierait que vous cessiez d’interférer avec l’enquête.
Hix : D’ailleurs, je pense que vous allez venir avec nous au poste. Cette histoire d’enquête privée sur les Ninjas Rdains, je trouve ça plutôt louche. Votre timing était un peu trop parfait …
Higrek : Attends tu veux dire qu’en fait il aurait pu rester notre otage ???
Spade : La situation risquait de s’ensevelir dans les rivalités d’ego et la paperasse, et je ne me sentais pas d’humeur. Pris d’une subite inspiration, je lançai : Figurez-vous que je suis inspecteur du SGI. La boîte n’a pas apprécié le grand nettoyage des Ninjas Rdains, et j’ai été mis sur l’affaire.
Hix : Quoi ?
Higrek : Impossible ! C’est une enquête conjointe entre nos services !
Hix : C’est nous qui nous en occupons ! On en a parlé avec l’inspecteur Arrhi !
Spade : Je vis qu’ils commençaient à perdre pied, et décidai de pousser mon avantage. La mention d’Arri me fournit ce dont j’avais besoin. Arrhi le Sale ? lançai-je. Ne vous laissez pas impressionner par le fait qu’un simple gobelin ait pu monter au grade d’inspecteur, les gars. Il n’est pas très brillant. Chaque fois qu’il arrête quelqu’un, il doit lui demander combien de coups il a tiré parce qu’il est incapable de faire le compte lui-même ! Si j’étais vous, je retournerais au QG m’expliquer, conclus-je en palpant mes poches à la recherche d’une cigarette.
Hix : Le SGI ne va pas nous piquer l’enquête ! Ca non !
Higrek : Sales fédéraux …
Hix : Sales quoi ?
Higrek : Je sais pas mais ça sonnait insultant …
Hix : Je vais leur dire de quel carton je me chauffe ! Ces gobelins ça ne respecte rien, ça vous pique vos enquêtes et vos brochettes de rat !
Higrek : Allez viens on va leur montrer !
Spade : Je les regardai partir l’œil moqueur, avant de me retourner vers ma cliente. Ils voulaient chercher des poux à quelqu’un, lui expliquai-je. J’ai fait en sorte que ce soit quelqu’un d’autre. Les rivalités de service sont une éternelle source de discorde. Je m’abstins d’ajouter que l’idée de refiler un incident diplomatique à ce vieil Héliote me réchauffait le cœur. Je portai la main à mon chapeau en une vague mimique pour m’enquérir de la suite du programme.
L9 : Vos problèmes relationnels avec le commissaire du SGI ne sont pas contextuellement importants. Il n’y a pas de suite du programme. J’ai fini d’analyser la séquence d’événements qui se sont déroulés au QG de Paix Verte et mes conclusions sont que notre association est désormais un handicap.
Spade : Ca me fit un choc, mais j’encaissai du mieux que je pus. Et qu’est-ce qui peut bien motiver vos conclusions, princesse ? demandai-je un peu plus agressivement que je ne l’aurais voulu.
L9 : Votre fonction était de suppléer aux lacunes de ma programmation en termes d’investigation. Mes cibles étant identifiées, je n’ai plus besoin de vous. Je vais faire mon rapport à mon employeur. Si ma mission est prolongée, il s’agira selon toute probabilité d’une interception-neutralisation. Mes qualifications sont optimales.
Spade : Elle ponctua sa phrase d’un mouvement de pistolet on ne peut plus clair. Je sentais qu’elle n’en avait pas fini ; je gardai le silence jusqu’à ce qu’elle ait vidé son sac.
L9 : De plus l’analyse de votre comportement en situation hostile donne des résultats défavorables. Patterns d’action imprévisibles et contre-productifs, performances de combat mitigées, initiatives superflues, troubles de la personnalité handicapants, et choix stratégiques pouvant mener à des dommages collatéraux inutiles.
Spade : J’imagine qu’elle faisait référence aux éraflures de sa carrosserie. Il y avait quelques traces de suie à cause de mon numéro avec la BAN, mais surtout de gros impacts de poing un peu partout sur le fuselage. Certains commençaient à se résorber avec de petites étincelles. Personnellement je ne me sentais pas mieux ; entre le troll et l’archange, j’avais l’impression d’avoir été piétiné par un brebiphant en rut. Sans parler de la bave de troll. Je n’avais jamais été aussi content de porter un imperméable.
L9 : Conclusion : poursuite de la mission en solo, partenariat terminé. Salutations, Ûmfrebog « Art ».
Spade : En clair, après n’en avoir fait qu’à sa tête toute la nuit, elle me jetait parce qu’elle me trouvait, MOI, trop tête brûlée ! L’ironie était amère. J’aurais voulu me justifier, lui dire que j’avais agi pour la protéger. J’avais envie de lui crier dessus, de la saisir par les épaulettes et de la secouer. Mais avant que j’aie pu faire un geste, elle était déjà repartie dans les airs. Je me retrouvais seul sur le pavé de Darkam-City, une fois de plus. Mes côtes me faisaient un mal de chien, et même ma flasque d’urgence n’apaisait pas la douleur. Une partie de moi se dit que c’était peut-être mieux ainsi. Autant nous quitter avant que ça tourne au vinaigre. De manière générale, je portais la poisse. Une passade avec la mort suffit amplement à la plupart des gens, et elle n’aurait pas été la première cliente à me claquer la porte au nez après un avant-goût de mes méthodes, ça non. Je suppose qu’ils ne comprennent pas cette ville comme je la comprends. Et il valait mieux qu’elle retire son épingle du jeu avant qu’elle ne nous attire à tous les deux des ennuis trop gros pour elle. Mais dans un autre coin de mon esprit, une voix que je n’avais pas envie d’entendre disait que cette fille n’était pas le genre à lâcher le morceau. Elle pourchasserait les Ninjas Rdains, mission ou pas mission ; c’était une affaire personnelle pour elle à présent. Et quoi qu’elle en dise ou pense, elle ne comprenait pas complètement la nature du monde où elle avait mis les pieds ; si elle finissait vraiment par se mettre dans une mauvaise passe … ? Je chassai cette pensée d’un haussement d’épaules. J’avais exécuté mon job. Elle ne voulait pas de mon aide, et n’en avait même sûrement pas besoin. Dans le cas contraire, elle savait où me trouver. Je pris le chemin de la Taverne en traînant la patte dans le matin grisonnant. Comme je pensais enfin à allumer la cigarette qui me pendait au coin des lèvres depuis tout à l’heure, je me rappelai que mon briquet était quelque part sous la neige à Paix Verte. Décidément il y avait des jours sans, songeai-je en poursuivant mon chemin alors que les premières gouttes de pluie venaient s’écraser sur le trottoir.


Dernière édition par nécroX le Jeu 31 Oct - 0:44, édité 3 fois

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Re: Dans les Rues

Message par L'Archange Nain le Dim 21 Oct - 19:40

Le soir du lendemain tombait sur les quais du port fluvial. Les lieux se vidaient à grande vitesse de leur activité de la journée au fur et à mesure que pêcheurs et bateliers s'engouffraient dans les bouges environnants. Ils étaient d'ailleurs moins nombreux que d'habitude à choisir les établissements les plus proches : la rumeur de la récente bagarre chez Elvis s'était répandue et pas mal de revenchards étaient partis en quête d'un second round.

Dans une ruelle discrète donnant sur le port, les sept silhouettes de plus en plus disparates des Ninjas Rdains guettaient l'obscurité complète.

Remontant le courant des assoiffés, l'équipe de nuit de la capitainerie passa devant eux sans les remarquer. Il s'agissait simplement d'une sentinelle accompagnée d'un employé chargé d'entretenir la lumière au sommet de la tour. Le but n'était pas de guider vers le port les navigateurs égarés dans l'obscurité mais plutôt de leur signaler l'endroit à éviter jusqu'au lever du jour. Les étrangers qui n'étaient pas encore au courant de cette subtilité avaient rapidement des problèmes avec le calchèvre et le lendemain leurs épaves contribuaient à la prospérité des mariniers locaux.


ArchN : On récapitule une dernière fois : tout le monde a sa bouée ?

FF : Non.

LRDG : Oui.

ArchN : Corde ?

Veilleur : Prête.

ArchN : Baril de BAN ?

Mardos : Je l'ai.

ArchN : Matelas ?

Rdo : Oké.

ArchN : Embarcation ?

FF : On s'en occupe, ça ne sera pas long.

ArchN : L'équipe de jour ?

Gris (observant la capitainerie, au bout de la jetée) : Elle vient de partir. Plus personne en vue à part la sentinelle de nuit.


La cachette des ninjas n'était pas à proximité immédiate de la tour, aussi purent-ils gagner le bord du quai à la faveur de l'obscurité sans éveiller l'attention du garde.

ArchN : Alors, où est le bateau ?

FF (saisissant les extrémités déchiquetées de deux amarres) : Merci Maurice, cha ch'est un bon crabe, cha Madame. Vos bateaux sont là, au bout de ces cordes.

Mardos : Je ne suis pas expert en navires mais ces machins ne m'inspirent pas confiance, il me semblait que ça devait être plus grand.

Link : Normal, ça c'est la planche de surf de Brahis de Nahis. Et celle-là doit être au demi-ogre Yghordosghor.

Mardos : Du surf sur un fleuve ? Normalement ça ne se pratique pas plutôt dans des escaliers sur des flaques de sang d'orques, avec un arc ? Heu... non, oublie la question, je n'ai pas tellement envie de savoir... Ville de dingues !

FF : Bin quoi, ça flotte, non ? Un peu de respect pour le boulot de Maurice et ses copains qui sont allés vous décrocher des bateaux sous le nez des gardes. Vous n'avez qu'à y aller vous mêmes si vous pensez y arriver sans vous faire voir.

ArchN : Pas grave les amis, ça fera l'affaire grâce aux bouées. Mardi, tu te mets à plat ventre sur la plus grande planche. Camé, pareil sur l'autre planche avec le matériel, et vous prenez les autres en remorque. Poulpy, à vous de jouer de votre côté.

FF (prenant de l'élan) : J'ai hâte de rencontrer CETTE créature.

ArchN : ... sans plonger ! ça s'entendrait.

FarFade descendit donc une échelle menant à l'eau du fleuve et y disparut en un clin d'oeil. Les autres suivirent pour prendre possession de leurs embarcations. Pendant ce temps le Cap'tain Prophet déroulait le long filin qu'ils avaient apporté. Quand l'attelage fut prêt, il envoya une extrémité aux apprentis mariniers et, conservant l'autre, il prit son envol. Il alla atterrir en vol plané derrière la capitainerie, hors de vue de la sentinelle, puis il se mit à hâler le filin pour faire traverser l'entrée du port à ses complices.

Une fois tout le monde à quai il s'envola de nouveau, s'éloigna au-dessus du fleuve pour prendre de l'altitude, puis il survola la capitainerie et se jeta sans perdre son élan sur le gardien du feu. Le cri du malheureux retentit brièvement tandis que lui et son agresseur basculaient dans le vide. Au pied de la tour, Rdo et Mardos avaient déployé leur matelas et les attendaient. Quant à la sentinelle, alertée par le cri, elle contourna l'édifice en courant pour tomber face à Mardos dans sa pose la plus menaçante, avec en arrière-plan Rdo en train d'administrer un Teddybear Hug à son collègue. Puis plus rien, car à cet instant Gris et Veilleur lui tombèrent dessus par derrière.

Après avoir ficelé leurs victimes, les ninjas redescendirent au bord de l'eau pour entrer dans la caverne qui s'ouvrait en dessous du bâtiment. Mais elle était fermée par une herse. Alors qu'ils examinaient la barrière, des remous suspects se produisaient derrière eux dans l'eau du fleuve. Un long tentacule émergea brièvement.


Mardos : La chaîne qui retient le calchèvre doit passer par dessous. Je pourrais peut-être plonger la chercher, si vous me remontez.

Veilleur : Pas la peine, maintenant que les gardes sont neutralisés il suffit de faire le tour par l'entrée principale.

Gris : Mais une fois l'alarme donnée on risque d'être piégés là-dedans si on n'ouvre pas cette herse. à mon avis c'est très simple, si vous êtes un ami vous donnez le mot de passe et les portes s'ouvriront.

Rdo : Akala miam-miam zoldiv.

Link : Pourquoi tu veux du melon ? C'est pas la saison.

Pendant ce débat le Cap'tain avais fouillé dans les poches de son tablier pour en sortir une petite plante. Il la lesta d'un caillou pour la laisser tomber au fond de l'eau, puis déversa au-dessus le contenu d'une flasque. Un instant plus tard, avec un grincement, la herse était soulevée hors de l'eau par la croissance rapide d'un palétuvier. La traverse basse était prise dans une fourche de l'arbre.

ArchN : Assez parlé, amis, et entrez.

Ils avancèrent leurs navires à l'intérieur et débarquèrent sur une grêve étroite. L'exploration de la grotte était vite faite : outre l'escalier qui menait vers la tour, elle ne contenait que le treuil qui servait à rétracter le calchèvre. C'était justement là l'objectif des intrus. Ils s'affairèrent quelques minutes autour, tendant la chaîne (ce qui provoqua un surcroît de remous à l'extérieur) et plaçant leur baril de BAN avec une mèche dans le mécanisme.

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Mer 2 Jan - 12:23

Non loin de là, un des déversoirs des égouts vomissait sa vase mutagène, provoquant un grand trouble dans le fleuve, comme si des millions d’algues unicellulaires criaient en silence puis s’éteignaient aussitôt. Dans une molle giclée, le large tuyau vomit un frêle esquif qui se mit à dériver sur le fleuve. Il s’agissait d’un matelas gonflable jaune poussin, sur lequel les lutins foreurs reproduisaient (sans le savoir, bien sûr) le Radeau de la Méduse. Le lutin qui avait la tête sous l’eau faisait pschitt comme un comprimé effervescent.

Lutin1 : Sortez les sucettes ! Souquez ferme, garçons !
Lutin3 : J’ai plus de forces … J’ai l’hippo-qui-s’est-mis ! Il me faut des bonbons !
Lutin4 : Mais on n’a pas eu les bonbons d’Elvis ! A cause du grand monsieur bizarre !
Lutin1 : Sans sucreries, on va devoir se manger les uns les autres pour survivre …
Lutin2 : Si seulement on avait des bonbons … Allez, du nerf avec les rames-sucettes !
Lutin5 : C’est de la faute de cet humain et de ses explosifs ! Il est malade ! Un vrai pitromane !
Lutin3 : C’est pas vraiment un pyromane, étymologiquement. Il fait des explosions, pas des incendies.

L’effort cérébral nécessité par cette explication le tua sur le coup. Son voisin le regarda brièvement avec gourmandise.

Lutin2 : Alors c’est plutôt un … un pétomane ! Il fait péter des trucs !
Lutin6 : Pssschhhhhh … Blub …

Alors que l’eau s’éclaircissait (le fleuve diluant peu à peu les rejets des égouts), ce dernier lutin se raidit soudain et se redressa d’un bloc (de Leego). Qui sait ce qui avait bien pu traîner dans le bouillon de culture – peut-être de vieux bouts d’un certain chewing-gum, depuis longtemps dissous, mais dont l’essence était toujours active ? Toujours est-il que les lutins virent tournoyer dans les yeux de leur compagnon de paresseuses lueurs rouges et blanches, et entendirent jaillir de son larynx grêle le cri immémorial …

Lutin6 : Christmasbusters !
Lutins : CHRISTMASBUSTERS !
Lutin3 : Eh ouais, c’est la période de Nowel ! Je le sens dans l’air !
Lutin2 : Je le vois dans l’eau !
Lutin1 : Je le ressens dans ma couche !
Lutin4 : On va chasser du gros barbu rouge ! Capturer la légende !
Lutin2 : Ouais ! « Ouille ou gomme à colle ? »
Lutins : CHRISTMASBUSTERS !

A cet instant, plongeant du ciel nocturne, un corbeau perça de son bec acéré l’arrière du matelas gonflable avant de remonter en chandelle vers le toit d’une maison au bord du fleuve et de se poser sur l’épaule d’un sombre individu.

Raven observa avec une sombre satisfaction l’esquif se dégonfler violemment et zigzaguer, totalement hors de contrôle, tandis que ses passagers poussaient des piaillements à la limite de l’audible (mais pas pour quelqu’un doté de sens aviens, hélas) en chantant hystériquement « Et on pagaie, on pagaie ». Crachotant son air, le matelas finit par contourner la Capitainerie et se prit dans les racines aériennes du palétuvier. Criant plus fort que jamais, les lutins commencèrent à enfoncer. Le soulagement s’empara du Corbeau, pour qui le cri de "Christmasbusters" arrivait en bonne place dans la liste de ses traumatismes. Ce soulagement fut partagé par les voix off, et par quiconque regardait mourir dans l’œuf toute nouvelle menace christmasbustérienne susceptible de s'éterniser. Les derniers cris des petits êtres furent réduits au silence par deux tentacules verts qui s’abattirent pesamment sur eux.

Dans leur élan, les tentacules brisèrent également plusieurs racines du palétuvier, qui s’inclina dangereusement avant de céder sous le poids de la grille. La herse se referma avec fracas, piégeant les Ninjas Rdains dans la caverne au moment où, la bombe étant amorcée, ils se carapataient vers la sortie.


Gris : J’ai l’impression qu’on est coincés !
Link : Et y a la mèche qui crame !!!
Camé : On est à l’autre bout de la caverne. L’explosion ne peut pas venir jusqu’ici tout de même ?!?
Captain : Jamais faire de paris sur la BAN, mon frère ! A mon travail, c’est la raison d’une admission sur cinq. Eteignez la mèche, on n’a pas le choix !
Poulpy : Je m’en occupe. Poulpy poulpy … Poulpitor ! Attaque Pistolet à Oh !

Rejetant la tête en arrière, le petit être écarta ses tentacules buccaux et cracha avec force une boulette visqueuse qui traversa la caverne et s’écrasa sur la mèche, étouffant l’étincelle.

Veilleur : C’est un pistolet à eau, ça ?
Poulpy : Non, c’est une boule de goémon prédigéré. J’appelle ça Pistolet à O parce qu’avec l’odeur …
LRDG (pris de hauts-le-cœur alors que l’odeur les frappait de plein fouet) : Ooooooh …
Poulpy : … Voilà.
Captain : Beeeuuh … Bon, il nous faut un nouveau plan d’évacuation avant de réamorcer la bombe.

Pendant ce temps, dans une ruelle non loin, un intéressant groupe s’avançait. Conformément aux « directives inter-services » des colonels Hix et Higrek, le SGI avait repris la traque des mystérieux Ninjas Rdains. Or, le service de profiling, après une analyse poussée de leurs schémas d’action, avait identifié une liste de cibles putatives, dont la Capitainerie. (En vrai : un shaman aux narines débordant de FuniChampi avait scruté ses visions, et reçu des flashs de tentacules et d’eau. Les autres cibles sous surveillance du SGI incluaient la salle de cours d’hydromancie de l’Université et le stand de takoyaki de l’ambassade de l’Empire de Jade.)
Il y avait là dix gobelins de choc, et deux maîtres-warg avec leurs animaux, sous la-


*SCRUNCH*

… Neuf gobelins de choc, deux maîtres-warg et leurs animaux (dont un avec un lance-pierres coincé dans les canines), sous la supervision du commissaire Ghaurdonn. Hobgobelin à la moustache en brosse (d’un roux flamboyant comme pouvait l’être la pilosité de certains de ses congénères), Ghaurdonn était chef de la section des crimes majeurs. A part un incident de jeunesse impliquant un prêtre de Razorback et un accident vestimentaire qui lui avait valu le surnom de « Flash » Ghaurdonn dans le service, les états de service de cet officier étaient sans tache (sauf les traces de doigt des gobelins paperassiers, bien sûr).
Ayant repéré des signes d’activité suspecte au niveau de la tour, il avait commandé à ses boyz de se déployer pour refermer le piège. Mais il venait de voir la silhouette imprévue et inquiétante du Corbeau sur le faîte d’un toit voisin.


Ghaurdonn : Nouvelle cible prioritaire ! Feu à volonté ! Tir à flèches réelles !

Précision inutile : une volée de flèches empennées de noir, de cailloux et de capsules d’acide digestif de troll des cavernes volait déjà vers Raven, que ses réflexes surhumains propulsèrent in extremis hors de la trajectoire. Avec un cri de défi, il s’envola dans l’air nocturne.

Ghaurdonn : Il arrive ! On passe aux cimeterres !

Rangeant leurs arcs et lance-pierres, les gobelins dégainèrent de vilains cimeterres ou des massues cloutées. Les wargs s’agitèrent, tentant de repérer l’ennemi. Scrutant la nuit en attendant l’attaque imminente, un gobelin nerveux avala sa salive (et un peu de Bolet de Fou pour faire bonne mesure). Le commissaire, resserrant sa prise sur son cimeterre, ouvrit de son autre main une petite cage à sa ceinture, libérant une des chauves-souris qui s’y trouvait. Ils allaient avoir besoin de renforts, pensa-t-il en lui faisant prendre son envol vers le QG.

Gobelin : Oukilé … LEVLALEVLALEVLA !!!

En effet, Raven, volant en rase-mottes, venait de rentrer dans le champ d’(infra)vision des gobelins. Une volée de corbeaux croassants l’accompagnait ; certains tentèrent d’attaquer la chauve-souris, mais elle les esquiva et disparut dans la nuit. Sa lame raclant les pavés, le Corbeau poursuivit sa charge vers les gobelins qui se préparèrent au choc. Les wargs bondirent à sa rencontre en hurlant, traînant leurs maîtres derrière eux.

Simultanément, dans la caverne …


Camé : Chut ! Vous entendez ça ?

Les croassements, hurlements de wargs, cris et autres sons divers parvinrent aux oreilles des Ninjas …

Link : Ouais, on dirait un ogre qui chante.
Veilleur : Quel boucan ! Haha !

… parmi beaucoup d’autres bruits de la vie nocturne darkamienne (agitée, comme chacun sait) : les ivrognes, les chats, les crabes-garous cliquetant à la lune, les voleurs jetant des sacs lestés à l’eau, les gangs nains réglant un différend au tromblon … et, effectivement, un ettin braillant une sérénade (en canon) au pied d’un balcon grinçant sous le poids d’une ogresse minaudante.

Captain : On se reconcentre, messieurs. Je n’ai pas d’autre graine de palétuvier sur moi ; de toute manière, je ne compte pas continuer à jeter de l’engrais dans ce fleuve, ce serait de l’eutrophisation. L’un d’entre vous peut-il ouvrir la grille, ou devrons-nous nous risquer à monter dans la tour pour manœuvrer son mécanisme ?

Et encore simultanément, à quelques pâtés de maison de l’affrontement entre Raven et les forces de … euh … l’ordre ?, une silhouette prenait la pose sur fond de nuit. Sa cape gonflée par le vent, cet homme mystère, dont le haut du visage était masqué, fixait intensément le lieu du combat, sa mâchoire carrée crispée d’une juste fureur …

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Re: Dans les Rues

Message par FarFade le Mer 2 Jan - 18:11

Au milieu d'un pré, le plus paisible des environs, des vaches broutaient de l'herbe. Peinardes, elles mastiquaient la douce verdure sans se soucier du sort impitoyable qui les attendaient, une mort certaine, rapide pour les plus chanceuse.
Parmi les meuglements quotidiens, le sujet revennait vite sur les babines : "Comment cela se passe-t-il ? Qui est choisi ? Pourquoi ces choix sont beaucoup plus fréquents maintenant qu'avant ? Pourquoi ce pré ?".
Et soudainement cela arriva, rapide et sans douleur.

La vache lambda que nous suivons semblait maintenant virevolter dans les airs, à une vitesse croissante. Même les mouches attachées (sentimentalement) à son postérieure ne pouvaient la suivre.


-C'est donc ça meuh paradis ? meugla-t-elle.

La vitesse devint de plus en plus importante, à la limite du supportable. La bovine se demanda rapidement si elle n'avait pas atterrie à l'enfer des vaches, elle se demanda même comment un enfer des vaches pouvait exister. Puis dans un bruit sourd elle s'écrasa sur un gobelin.

-Dé vaches tombbe du sielle !! cria un gobelin

Raven, après avoir repoussé un wargs qui avait agrippé son avant bras, avait tendu son autre bras vers les cieux et des bovidés vinrent s'écraser sur le groupe de gobelins. Il profita de l'étourdissement de certains pour leur rentrer une lame rapide dans le corps et se retrouva face à un warg monté par Ghaurdonn qui claquait sa mâchoire dans l'air au grès des esquives de Raven.


Pendant ce temps, une décision avait été prise du côté de la caverne où le groupe grimpait les escaliers menant à la capitainerie.


Poulpy : Je ne sais pas si c'est la bonne décision... Mon ouïe hors du commun me dit que le capharnaüm provenait de la capitainerie.
Link : Même Rdo n'a pas réussi à soulever la grille, et l'utilisation d'autre chose est trop dangereuse depuis que la bombe à été installée...
Captain, qui ouvrait la voi(x)e : Dépêchez vous derrière !

L'escalier en colimaçon mena, après une bonne minute de marche, à une porte derrière laquelle émanait un murmure.

Veilleur, chuchotant : Comment se fait-il qu'il y ait du monde ?
Rdo : Akala kouskous...
Captain : N'aie pas peur Rdo ! Enfonce la porte d'un coup d'épaule et nous sortiront nos armes aussitôt !

Le troll tremblait, il reçut quelque tapes amicales d'un de ses compatriotes et, flanqua un grand coup dans la porte qui vola en éclat. Les ninjas pénétrèrent aussitôt pour voir l'étrange créature qui avait pris possession du haut de la tour.

Mardos : Poulpy ? Mais...
Poulpy : Ah vous voilà enfin ! Je vous attendais depuis un petit bout de temps...

Le groupe se retourna pour voir que le décapodnain n'était en effet plus derrière eux mais bien devant, avec un levier cassé dans sa pince gauche.

Mardos : Comment est-ce possible ?
Poulpy : Mais pourquoi êtes vous si étonnés ? Un simple grappin, de l'algue tressée, le tout sur mon arbalète et j'ai escaladé bien plus vite que vous. Malheureusement j'ai cassé le levier permettant de monter la herse...

Il montrait un bout de grappin qui dépassait du muret.

Veilleur : J'avais peur de vos explications; mais finalement c'est plausible.
Captain : Oui mais par où êtes vous passé sachant que cette même herse était fermée ?
Poulpy : La partie immergée de la grille était trouée. D'ailleurs j'ai simplifier les choses et j'ai rallumé la bombe avant d'escalader.
Link : Vous êtes en train de nous dire que tou_

*BOUUUUUUUUUM*

Le bruit déchira les oreilles, la puissance de l'explosion fut si importante que la capitainerie vola en éclat, projetant ses occupants dans les airs, arrachant un bout du quai, soufflant la perruque à mémé. Il n'était plus question de herse car un grand trou avait fait son apparition, la chaine fut sectionnée et jetée en l'air, une incroyable vague partit de l'endroit de la déflagration.

Rdo parvint, par un réflexe inutile, à attraper cette chaine volante d'une main et retomba par une acrobatie incroyable sur deux planches de bois. Une sous chacun de ses deux pieds.
L'Archange Nain retomba sur les épaules de Rdo, Vielleur sur les siennes, suivi de Mardos, Gris et Link.

Cependant, la chaine ne semblait pas bouger. Le nain ailé vit au loin le poulpe humain toujours en pleine chute et lui tint à peu près ce langage
:

-Poulpy !! Libérez le calchèvre !!

Le décapodnain percuta l'eau de plein fouet mais eu le temps d'entendre la phrase de son compère, il déploya ses tentacules et un son étrange sortit de sa bouche et il remonta à la surface pour voir la chaine se tendre petit à petit.

Captain : Rejoignez nous vite !

Hélas à ces mots, la vague créée par l'explosion revenait sur ses pas pour des raisons sismologicogéographiques et scénaristique. La chaine, elle, partit soudainement, tirant violemment la pyramide des ninjas, la vague forma donc un tremplin qui fit décoller le tout, Rdo réussit toute fois à conserver de nouveau l'équilibre, L'Archange Nain tourna la tête pour voir une tête poulpée au sommet de la vague.


Captain : POULPY !!
Poulpy : Fuyez pauvres poulpes !!

La vague emporta la créature et s'écrasa sur le quai, projetant une quantité invraisemblable d'eau et de tout ce qu'elle contenait sur les pavés.
Pendant ce temps, la troupe rescapée s'éloignait des quais en feux, où poussière et fumée continuaient à tomber du ciel, tirée par un calchèvre avide de liberté, l'Archange Nain malgré la présence de trois individus sur ses épaules parvint à accrocher une lettre pré-écrite à un pissenlit qui s'envola vers les quais.

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Re: Dans les Rues

Message par L'Archange Nain le Dim 6 Jan - 17:24

à l'attention des autorités portuaires.

Toutes nos excuses pour les dégâts matériels occasionnés mais nous ne pouvons pas vous laisser garder la calchèvre en captivité, ce serait un crime contre la biodiversité. Sinon voilà ce qui va se passer : vos chaînes vont lui meurtrir les tentacules, les plaies s'infecteront et la bête se laissera mourir. Et c'est mal.
Cette créature très rare doit absolument être rendue à la vie sauvage dans son habitat naturel si nous voulons lui laisser une chance de perpétuer l'espèce.

Nous quittons la ville en quête d'un calbouc, gageons qu'à notre retour nous accompagnerons la migration d'un petit troupeau de calchevreaux.

Nous espérons fermement que nos avertissements auront été entendus, faute de quoi, à notre retour en ville, nous pourrions être amenés à prendre des mesures de plus en plus radicales.

Signé : les Ninjas Rdains

Quelque part à l'autre bout de la ville, une oreille noire et pointue s'était levée. Tiré de son sommeil qu'il avait léger, Kradoc écouta attentivement les derniers échos de l'explosion. Il se félicita d'avoir introduit en douce ce baril de potion de Trini dans la cave de Paix Verte. Moins sûr que le poison à action lente mais pour se vanter de leur élimination et négocier le remboursement de ses dernières notes de frais il valait mieux du lourd, du spectaculaire, de l'épate-couillons. Il se rendormit du sommeil de l'injuste.

Pour votre santé, évitez d'être celui qui lui annoncera l'échec de son plan.

En effet, les membres de Paix Verte étaient tous encore en bonne santé... pour l'instant, car dans leur situation précaire l'espoir de les voir se noyer jusqu'au dernier était encore permis. L'attelage improbable commençait à remonter le fleuve à une vitesse surprenante pour un gros monstre à l'allure placide.


ArchN : ça va en haut ?

Veilleur : Trop lourd... tiendrai pas longtemps.

Link : Arrêtez de remuer en bas, j'ai mal au coeur.

Rdo : Yahouuuuu !!!

Mardos : Sans blague, tu avais vraiment prévu de prendre la fuite comme ça ?!

ArchN : Bin... sur le papier, une embarcation tractée par la calchèvre avec Poulpy comme pilote ça avait l'air d'un bon plan pour quitter la ville sans être poursui...

MMMMMMMMMMMEEEUUUUUUUUH * SPLAAAACH *

ceux du haut : affraid

ceux du bas : * bruit de vertèbres soumises à rude épreuve par l'embardée (faites appel à votre imagination) *

Mardos : On nous bombarde !

ArchN : Pauvre bête ! Il faut lui venir en...

Mardos : NON, il faut sauver notre peau ! Si on s'arrête ici on coule !

* snap *

Peut-être n'était-ce qu'une vache perdue mais la riposte ne se fit pas attendre : en plus des bovidés il se mit à pleuvoir des betteraves sur le quai. Ghaurdonn roula à terre, sa monture assommée. Il faillit être piétiné par une vache qui se précipitait sur les légumes, mais il avait de bons réflexes. Au contraire d'un corbeau malchanceux qui finit embroché sur une corne, entre une betterave et la lettre de revendication des ninjas qui passait par là. Raven poussa son hurlement le plus rauque et reprit son envol juste avant que ses adversaires soient ensevelis. Adieu wargs, vaches, gobelins, officier.

Link (le seul en mesure de regarder par dessus son épaule) : pale C'est l'homme-Corbeau ! Il nous poursuit !

ArchN : Rdo, essaye de nous rapprocher de la rive gauche... non, l'AUTRE gauche !

MMMMMMMMMMMEEEUUUUUUUUH * SPLAAAACH *

Le projectile vivant s'abîma juste là où ils auraient dû se trouver si Rdo avait eu la compétence Distinguer sa droite de sa gauche. Les problèmes de latéralisation des trolls ont parfois du bon, surtout pour éviter les chutes de vaches quand on fait du ski nautique tiré par un caprinopode mutant et avec cinq bonshommes sur les épaules. C'est bon à retenir.

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Lun 4 Fév - 18:46

Alors que le calme s’apprêtait à retomber sur le champ de betteraves bataille, il en fut empêché par un vacarme de cavalcade et de sirènes. La chauve-souris express avait visiblement réussi sa mission. Trois fourgons marqués SGI déboulèrent sur les quais, tirés par des chevaux à képi vert (n’oublions pas que les chevaux du SGI ont le grade de capitaine). Un fanatique gobelin bourré de Bolet de Fou était attaché à un pivot sur le toit de chaque fourgon et tournoyait sur place, son boulet à chaîne remplacé par une lanterne à verres bleus et rouges ; de ses lèvres écumantes s’élevait le « Waaaaagh » suraigu qui servait de sirène.
Dérapant sur les betteraves et le pavé détrempé, les véhicules versèrent dans un bel ensemble ; les portières s’ouvrirent sous le choc, libérant un flot de gobelins. Leur rapidité à s’extraire des véhicules renversés en se piétinant les uns les autres prouvait qu’ils n’en étaient pas à leur premier déploiement. Sous le regard dédaigneusement indifférent des chevaux, ils se répandirent sur la scène de crime, harcelés par des sergents armés de fouets.


Sergent1 : Go ! Gogogogogo ! Sékurizé-moi toussa !
Gobelin14 (recrachant une bouchée de betterave) : Pouah ! Cédé légum frè !
Sergent1 : … Habon tanpi. Laiçé tombé ! On sanfou !
Sergent2 : Maissi cé dé preuv ?
Sergent1 : Tèki toi dabor ? Depui kan tu désside skè une preuv ?
Sergent2 : Hé tè pa mon chef !

Le premier sergent lança une betterave à la face de l’autre, qui se jeta sur lui. Etroitement enlacés dans une strangulation aussi mutuelle qu’inefficace, ils roulèrent dans un coin.

Sergent3 : Ski nou fôdrait c’tun offissié sup … surpr … c’tun big boss. Oukilé ssui ki nouza aplé en renfor ?
Gobelin9 : Chef chefchef ! Sa san la viand’ frèch par là !
Sergent3 : Kel janr ? Janr mek ki nouza aplé, ou janr preuv *slurp* ?
Gobelin9 : Chaipa, maissa san aussi l’chien mouyé !
Sergent3 : Miam ! Détéré-moissa ! Fait’gaf de pa en boufé, cédé légum frè.

Quelques minutes de travail frénétique et désorganisé suffirent à dégager le commissaire Ghaurdonn, trempé et assommé, mais qui reprit vite conscience au contact de l’haleine décapante de ses subordonnés.

Sergent3 : Serjan Bûgdulz o rapor, chef !
Ghaurdonn : Ma patrouille a été attaquée par le Corbeau. Il y a eu une explosion, peut-être l’œuvre des Ninjas Rdains … Où sont-ils passés ?
Sergent3 : Pa d’inkiétud, chef ! On a arêté un suspekt !

Le sergent pointa son fouet vers une dizaine de gobelins, assis sur une créature couverte de chaînes des cornes au sabot : une des vaches de Raven.

Sergent3 : Mêm’kil a tenté de rézisté à l’arrêtestation. Piétiné trois boyz k’essayaient juste de voir kel goût sa a. Vach’ment danjreu.
Ghaurdonn : Vachement dangereux ? Très bonne blague, sergent …
Sergent3 : scratch Kel blag ?
Ghaurdonn : Et l’inconnu masqué ? Juste avant que je sois enterré sous les légumes, j’ai vu le Corbeau s’envoler vers le fleuve, et sur le toit, une silhouette avec une cape et un masque se lancer à sa poursuite …
Sergent3 : Bah justemen en vlà une autre toute pareye, kizba avek un tip ka un super déguizmen de korbô. Mè sa peupa êtr lé mêm, vu ke lé jen revienne jamè sur lé lieu de leur krim.

Tournant la tête en direction du fleuve, Ghaurdonn repéra le groupe (difficile à confondre avec quoi que ce soit d’autre) d’une tête de chèvre géante, un homme en cape debout sur une de ses cornes, poursuivis par un homme ailé ; le tout redescendait le fleuve à vive allure, et s’apprêtait donc à leur passer sous le nez.
Mais qu’avait-il bien pu se passer ? Revenons un peu en arrière, dans l’un de ces procédés narratifs qui donnent à une voix-off le sentiment de son utilité.
Pendant que le SGI investissait les quais, les Ninjas Rdains et leur poulpoïde de locomotion poursuivaient leur fuite, toujours pourchassés par Raven. Entre deux secousses méchantes pour les cervicales, l’Archange Nain remarqua à la lueur d’un éclair (pour les besoins dramatiques grandissants de cet épisode, le temps avait viré à l’orage menaçant) qu’il n’était plus le seul passager de Rdo. Surgi d’il ne savait où, un curieux individu se tenait accroupi sur l’un des larges bras tendus du troll, se cramponnant à des touffes de poils pour se maintenir en place.
Cet être, indubitablement humanoïde, portait des vêtements d’un brun sombre, et une cape claquant au vent et semblant faite de feuillage. La moitié supérieure de son visage disparaissait sous un masque d’écorce, avec un bois de cerf fixé de chaque côté de sa tête. Ses mains et ses bras étaient gantés de peau, et ses jambes étaient prises dans de curieuses bottes imitant les sabots d’un cervidé. Sur sa poitrine s’étalait un emblème représentant une tête de cerf stylisée. Un tel accoutrement trahissait le passionné de la nature, ou le fanatique de la chasse ; la nature confiante de l’Archange lui accorda le bénéfice du doute.


ArchN : Bien le bonsoir, compagnon défenseur de la nature ! Je suis l’Arch- je veux dire, le Captain Prophet. Je vous saluerais bien, mais ma position inconfortable du moment …
Mystérieux homme masqué (d’une voix grondante) : Pas d’inquiétude, citoyen. Laissez-moi vous protéger du Corbeau.
ArchN : Mais c’est avant tout cette innocente bête qui a besoin de protection. Le reste n’est qu’un malentendu et …
MHM : Pas un malentendu. La justice !
Veilleur : A qui tu parles ?
ArchN : Un confrère écologiste ! Ce génocide de bovins semble l’indigner autant que moi, et-
Camé : Ca peut attendre ! Pour l’instant, il y a plus pressant. Je suis le seul à trouver que les rives se rapprochent ?
ArchN : Nous pourrons rapidement accoster alors !
Gris : Oui mais si on remonte le fleuve ça veut dire …
Link : Hé je crois que je vois un truc devant !
ArchN : Faisons confiance à l’instinct naturel de ce noble animal !
Link : Pétunia de bouton de tulipe ! C’est le pont !!!

Il s’avéra qu’étant une Aberration créée par un accident magique hautement chaotique, le Calchèvre avait à peu près autant d’instinct naturel que de vraisemblance anatomique. Au lieu de prendre la direction du large, il avait remonté le fleuve, et fonçait à présent droit sur le Pont aux Golems, qui reliait le quartier nord-ouest de Darkam-City au reste de la ville. Pour la petite histoire, il tenait son nom du fait que sa construction avait été réalisée en envoyant deux paires de golems de pierre géants au milieu du fleuve, en un point peu profond, en les désactivant, et en les utilisant comme piles du pont. En conséquence, l’ouvrage était à la fois grave stylé, et très bas sur l’eau. Ni le Calchèvre, ni la pyramide humaine-et-plus-si-affinités n’avaient une chance de passer dessous. L’information finit par atteindre le lent cerveau herbivore du Calchèvre, qui fit brusquement demi-tour au ras du pont et repartit en sens inverse. Les Ninjas Rdains, continuant sur leur lancée, décrivirent un arc de cercle au bout de la chaîne, qui les envoya droit sur le pont.

ArchN : affraid Rdo ! Lâche tout !
Rdo : Akala plouf !
ArchN : Lâche, j’ai dit ! Sinon akala bam !

En grommelant, le troll lâcha la chaîne ; privé d’élan, il coula aussitôt sur place, et ses compagnons empilés disparurent les uns après les autres sous la surface. Quelques secondes plus tard, ils reparurent en crachotant.

Gris : *kof* Fameuse idée que ces bouées de sauvetage en roseau *kof*.
Veilleur : Aidez-moi à retourner Camé, il est remonté jambes en l’air.
Camé : *garrbll*
Link : Forcément, quatre bras, ça te déplace un centre de gravité …
ArchN : Où est le mystérieux sympathisant écologiste ?

Rdo : Grumkoll salto !

Suivant des yeux le bras levé du troll, les Ninjas virent que l’étrange individu, ayant sans doute sauté à la dernière seconde, avait évité le crash en se maintenant dans les airs, comme s’il était porté par le vent. Lequel vent le déposa sur une corne du Calchèvre qui s’éloignait. Raven choisit d’orienter sa rage meurtrière vers le monstre plutôt que vers les naufragés de Paix Verte ; sa décision fut sans doute facilitée par le fait que l’inconnu usait de mystérieux pouvoirs pour détourner dans sa direction les éclairs de l’orage maintenant tout proche.

Et voilà comment, alors qu’une pluie battante commençait à lessiver le limon mêlé de jus de betterave et les peintures de guerre des gobelins, Ghaurdonn vit repasser un Calchèvre bêlant niaisement, un individu décidément mystérieux, et un Corbeau fou de rage tentant de le charger en évitant les éclairs.

L’homme masqué se laissa glisser le long de la corne (évitant ainsi une volée de corbeaux) et atterrit près de l’oreille gauche du Calchèvre, dans le vaste pavillon velu de laquelle il prononça quelques courtes phrases. La bête cligna des yeux en réponse, saisit son passager d’un de ses tentacules et le jeta vers les quais.


Ghaurdonn : Il lui obéit ! C’est l’homme qui murmurait à l’oreille des Calchèvres …
Sergent3 : Plutô lôm ki insultait la mèr du Kalchèvr, vu l’rézulta !
Ghaurdonn : Non, je crois qu’il l’a fait exprès, sergent.

En effet, sur un geste de l’inconnu, une bourrasque ascendante s’empara de lui et lui permit d’atterrir en douceur sur le quai. Le Corbeau, pris dans des conditions de vol de plus en plus intenables, toucha le sol à quelques pas de lui, replia ses ailes et brandit sa lame. Le Calchèvre lâcha un bêlement guilleret et s’éloigna à vive allure.

Sergent3 : Keskonfê, chef ? On intairvien ?
Ghaurdonn : Ca dépend, sergent. Vous avez des explosifs ?
Sergent3 : Nan, mé boyz lézon manjé.
Ghaurdonn : Alors je ne vois pas trop ce qu’on peut faire. On ne peut pas lancer une procédure sans explosifs sans ordre explicite, je refuse de prendre cette responsabilité. Dites à vos gobelins de garder leurs distances.
Sergent3 : Kaïkaïkaï, boyz ! Plankévou !

Les forces de l’ordre refluèrent en désordre et en piaillant, libérant un large morceau de dock où les deux adversaires se firent face sous la pluie battante. Ambiance lourde, regards d’acier, vent qui souffle, harmonica oppressant … Dans le rôle de la boule d’herbe roulante, les deux autres sergents gobelins, toujours enlacés, roulé-boulèrent en grognant jusqu’aux pieds de Raven, qui les fendit longitudinalement tous les deux, d’un seul coup d’épée, sans détacher ses yeux de son ennemi.

Raven : Vous tuer … Tous vous tuer …
MHM : Ta carrière touche à sa fin, ordure. Tu ne feras plus aucune victime !

Raven ricana et remua du pied les tripes de sergent.

MHM : … Les peaux-vertes ne comptent pas.
Raven : Je veux du sang … Du sang !!!
MHM : Tu vas en avoir plein la bouche quand je t’aurai pété les dents.
Raven (chargeant) : DU SAAAAANG !

Le justicier masqué dégaina un gourdin de chêne sculpté et attendit son ennemi de pied ferme.

Ghaurdonn : Il n’a même pas d’épée ?!? Il est fou !!! Il va se faire tuer en nous protégeant !
Sergent3 : En mêm tan y vient pa d’dir ke lé pôverte ysanfou ?
MHM : L’épée est l’arme des lâches, l’arme de l’ennemi. Je refuse de l’utiliser.

En disant cela il bloqua l’épée de Raven à la garde, pivota sur lui-même et le frappa derrière le genou avec un deuxième gourdin identique jailli de sous sa cape. Le Corbeau se retint de tomber grâce à ses ailes, cracha de rage et fit pleuvoir les vaches ; mais sur un signe de l’homme masqué, la tourmente se fit momentanément mini-tornade, saisit les bovins et dévia leur chute vers le fleuve. Jeter ce sort créa une ouverture dans laquelle Raven se jeta avec un formidable coup de taille, tranchant net un des gourdins et créant une déchirure béante dans l’armure de peau de sa cible. Celle-ci recula en hâte, fourragea dans un des nombreux compartiments de sa ceinture et en sortit un petit bout de bois qu’il transforma en un nouveau gourdin, luisant d’une énergie verte. Bloquant in extremis à l’aide de ses deux armes une sauvage attaque de Raven, il riposta par un déluge de coups que l’homme-corbeau esquiva aisément, infligeant même au passage plusieurs entailles à son assaillant.

Raven : HAHAHAHA ! Qu’est-ce que tu dis de ça, hein, suppôt des traînées de Razorback ?
MHM : Enchevêtrement !

Il avait profité de leur échange de coups pour rapprocher le combat du fleuve; et à son commandement, une gerbe d’algues agrandies magiquement creva la surface de l’eau et s’enroula autour de Raven.

Raven (se débattant) : Que … non … Ligotez-le, les filles, hihihi … NON ! Je vais tous vous tuer !

Indifférent à la rage du Corbeau, son adversaire leva lentement son gourdin chargé d’énergie magique, comme hésitant à porter le coup final …

Hix : Assez ! Que personne ne bouge !

Les deux colonels venaient de débouler d’une rue voisine, suivis d’un peloton de gardes, l’arc bandé pointé vers tout ce qui oserait bouger.

Hix : Tapage nocturne sans permis, hein ?
Higrek : Qu’est-ce qui se passe ic- Par les semelles éculées de sa mère, Hix ! C’est le tueur de Zaide ! Evil or Very Mad
Hix : Gardes ! Feu à volonté !
MHM : NON !
Sergent3 :On peu tiré, nou ?
Ghaurdonn : Personne ne tire !
Hix : Oh que si !
MHM : Si nous le tuons, nous ne valons pas mieux que lui !
Sergent3 : Bah on srè vivan é palui. Sa konte inpeu kanmêm.
MHM : Ce n’est pas à vous de décider de son sort-

*FWOOSH*

Un nuage vert et puant apparut soudain au milieu de la scène, aveuglant tout le monde.

Ghaurdonn : *kof* Des crottes *kof* de Greedoua !
Hix : Il va encore *kof* s’échapper !

Tout aussi soudainement qu’il était apparu, le nuage se dissipa dans un violent courant d’air, rendant la vue à tout le monde. Flottant à quelques mètres au-dessus de la scène, le Supernain finissait de tourner sur lui-même (et de générer ainsi le courant d’air). L’amas d’algues, tailladé, ne retenait plus personne ; et le sol était jonché de ce qui semblait être de petits poulets rôtis.

Dwal : Il s’est libéré et a invoqué une volée de corbeaux. Je les ai stoppés, mais il en a profité pour filer vers le fleuve et le déversoir des égouts.
Hix : Damned !!! On ne peut pas le suivre sans voler ! Poursuivez-le, vous !
Dwal : No Dans les égouts … Oui … C’est-à-dire que, récemment … Enfin, je vais voir ce que je peux faire.

Le Maire vola vers le déversoir.

Higrek : RAAAAAAH ! Il nous file encore entre les doigts comme un chandail de vingt-cinq ans d’âge !

Dans sa rage, le clodolonel manqua donner un coup de pied dans une vieille boîte de conserve au sol, avant de se raviser et de la ramasser.

Hix : On aurait dû le truffer de flèches quand on le pouvait ! C’est de la faute de cet éco-hippie. Toi, là, tu vas nous suivre ! Présomption de complicité !
Higrek : Oui, on a des tisons- euh, des tessons- des questions, je veux dire, pour toi !

Le justicier masqué, sans répondre, partit en courant dans l’autre direction. Lançant une liane qui s’accrocha à une cheminée, il s’en servit pour bondir et passer au-dessus de la rangée de gobelins, et disparut dans les rues.

Higrek : Poursuivez-le !

Les miliciens et les gobelins du SGI se ruèrent à sa suite, se déployant dans les rues adjacentes. Une véritable battue s’engagea, l’homme masqué ne parvenant pas à semer ses poursuivants, ni ceux-ci à le coincer. Enfin …

Sergent3 :Y peupa nouz échapé ! Lé boyz se relaye é manj seu ki meur ed’épuizman. Y s’fatigra avan nou.
Ghaurdonn : De toute façon il est coincé ! Il vient de tourner à gauche, c’est une impasse !
Hix : Depuis quand ?
Ghaurdonn : La semaine dernière et l’infestation de rats mutants que le SGI a réprimée au trébuchet !
Higrek : C’est à cause de vous que je ne mange pas de viande depuis une semaine ?
Hix : Assez ! J’ai des archers qui couvrent les toits. Seul, blessé et à pied, il ne peut plus nous échapper.

A cet instant, une forte lumière et un puissant grondement jaillirent de l’impasse.

Ghaurdonn : Qu’est-ce que-

Un bolide grondant et aveuglant sortit comme une flèche de l’impasse, bondit par-dessus leurs têtes et descendit la rue. Juste avant de tourner au coin, il fit une pause ; tous virent alors que l’inconnu masqué était monté sur un grand cerf qu’il dirigeait en utilisant ses bois comme des poignées. L’animal avait sur le front un symbole lunaire qui émettait l’éblouissant éclairage, et le fracas était celui de ses sabots sur le pavé. Le cavalier les salua de la main et disparut, une volée de flèches le manquant de peu.

Hix : Sale fils de riche ! Il se moque de nous ! Tous à ses trousses !

Les miliciens et gobelins se remirent en chasse, bien futilement puisque le nouveau moyen de locomotion de leur cible était beaucoup trop rapide pour eux. Seul Ghaurdonn resta sur place, sous le déluge, la moustache en bataille, comme frappé d'une vision ...

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Dim 31 Mar - 1:45

Le lendemain matin, selon les instructions de son nouvel employeur, Lada remonta la large avenue des Piétinés et entra dans une cour intérieure abritant plusieurs boutiques de bonne réputation. Elle poussa la porte de « Cousu d’orc », l’atelier de Garzok, un des meilleurs tailleurs de la ville.
A l’intérieur, le regard de Lada fit le tour des stocks d’étoffes, des habits plus ou moins finis, et des mannequins de tous gabarits, du halfelin à l’ogresse (au bout de la rangée, une volumineuse caisse marquée « Gretas » et « DANGER » semblait défier l’imagination). Une clochette avait tinté quand elle avait poussé la porte ; en réponse, le vieil orque surgit de derrière un rideau, en manches de chemise retroussées, une pelote d’épingles fixée au coude et un mètre ruban autour du cou. Rajustant son monocle, il s’approcha avec empressement.


Garz : Bonjour Mademoiselle, que puis-je faire pour vous ?
Lada : Mon … patron (grrr) veut que je me fasse confectionner trois uniformes de femme de chambre sur mesure, première qualité.
Garz : Mais bien entendu. Laissez-moi vous proposer quelques mod-
Voix horriblement familière (provenant de derrière le rideau) : Mais … mais oui ! Mon nez comme mes oreilles ne me trompent pas, c’est le beau brin de princesse des étoiles !

Le rideau s’écarta violemment, tiré par la main velue de nul autre que Ratapoil, vous l’aviez deviné. Le prêtre nain était debout sur un tabouret, en train d’essayer une bure ecclésiastique d’un beau violet, à revers brodés. Garzok leva les yeux au ciel, manquant de faire choir son monocle. Lada devint livide et chercha son pistolet à photons.

Rata : Alors ma mignonne, on vient se faire confectionner de la lingerie, hein ? Coquine va …
Garz : Si Monsieur veut bien patienter quelques instants pendant que je montre à Mademoiselle les modèles les plus courants d’uniformes de femme de chambre …
Rata : Ouais c’est bien ce que je dis ! Lingerie, uniforme de soubrette, c’est kif-kif. Il a du goût, le Matthias. Mais si vous voulez mon avis, sortez des modèles courants, il préfère sûrement les modèles exotiques … Wink

Le clin d’œil du nain donna la chair de poule à Lada. Garzok dut lui saisir le bras pour l’empêcher d’ouvrir le feu.

Garz : Pas de violence dans mon commerce, je vous prie. Veuillez garder cela pour vos loisirs.
Lada : Mais mille krygonites, qu’est-ce qu’il fabrique ici ???
Rata : Je me fais faire un tout nouveau set complet de bures ecclésiastiques ! La violette pour le Grand Cochon, la brune pour le Sanglier, et la rose à capuchon et manche rouges, réservée à la Réincarnation de Razorback. Je dois soigner la présentation, pour mener à la bra baguette mon nouveau cortège de fidèles !
Lada : Quel cortège ? Il y en a d’autres comme vous ???
Rata : Oh, pas comme moi (pas de fausse modestie) Very Happy Mais bon nombre de Darkamiens me suivent, à la queue leu leu. En Russie, j’ai fait pénétrer la bonne parole de Razorback dans leurs âmes, lors d’un prêche passionné, ardent et torride. Bien sûr, la dékoalification leur a fait tout oublier, mais j’ai pu remarquer qu’ils en avaient gardé des marques. La bonne parole a laissé des traces, a élargi leur esprit, a effacé leur virginité spirituelle si je puis dire. Je dois désormais approfondir la conversion de ces nouveaux fidèles (contrairement à ce que beaucoup de monde pense, Razorback encourage la fidélité). Et pour cela, je dois soigner les apparences. Ces nouvelles robes en imposent ; et en plus, j’ai convaincu Garzok de mettre des scratchs aux endroits stratégiques pour qu’elles puissent s’enlever sensuellement en un tournemain.

A ce stade et malgré ses plus vaillants efforts pour ignorer le discours du nain lubrique, Lada fut saisie de frissons qui déchirèrent le catalogue de modèles qu’elle consultait.

Garz : Si Mademoiselle veut bien patienter, je pense que je vais en finir avec les retouches de Maître Ratapoil pour pouvoir m’occuper de vous convenablement ensuite.
Rata : Hé attends Garzok, pas la peine de tirer le rideau ! Je veux voir ses essayages ! Et peut-être qu’elle veut voir les miens aussi, hmmm ? Cette bure met mon fessier en valeur, je trouve. Tu veux vérifier, poupée ? N’aie pas peur, voyons, je porte des sous-vêtements …
Garz : Suite à mon catégorique refus de m’occuper de vous tant que ce ne serait pas le cas.
Rata : J’ai fini par céder pour satisfaire ses fantasmes. Tu aimes mes dessous en satin, Garzok ? WAÏE ! Fais gaffe avec tes épingles !
Garz : Toutes mes excuses, Monsieur.
Rata : Sois prudent en plantant ces trucs ; certains de mes organes font des cibles faciles, vu leur taille …
Garz : Voilà qui devrait suffire. Vos robes seront prêtes d’ici la fin de la semaine. Je vais vous laisser remettre vos braies en – ATTENDEZ que je sois repassé de l’autre côté du rideau, merci.

Le tailleur orque s’épongea le front avec un visible soupir de lassitude, se lava plusieurs fois les mains et descendit un verre d’alcool fort. Ratapoil, dans ses braies habituelles, repassa le rideau à son tour.

Rata : Bon, à tantôt, Garzok. C’est un plaisir de faire affaire avec toi !
Garz : Je regrette de tout mon être de ne pas vous avoir embroché quand nous nous sommes battus, Monsieur.
Rata : On remet ça quand tu veux ! Un prêtre de Razorback remet toujours le couvert, héhé …
Garz : Partez maintenant. S’il vous plaît.
Rata : Okay, je sens bien que je gêne. Fais gaffe poupée, surveille tes abattis ! Garzok n’est plus tout jeune, mais il est encore vert, hahaha !

Le monocle de Garzok se brisa sous l’effort de modération que s’imposait l’honorable commerçant. Une fois Ratapoil sorti, l’orque respira un grand coup, prit un monocle neuf dans un tiroir, et s’occupa à nouveau de Lada.

Garz : Mademoiselle a-t-elle fait son choix ?
Lada : J’aime assez ce modèle-là. Avec cette jupe courte, il gênera moins mes mouvements ; et je vois qu’il a des holsters prévus au niveau des cuisses.
Garz : Ce ne sont pas des holsters, Mademoiselle, mais des … euh … des jarretières. Et j’aurais juré que mon catalogue ne proposait pas ce genre d’uniforme. Qu’a bien pu trafiquer ce prêtre ?
Rata (revenant en trombe et saisissant l’illustration) : Pardon, j’allais partir mais je me suis rendu compte que j’avais oublié ça. Cool Y a pas à dire, tu as du goût, fillette. Je te le laisse si tu veux …
Lada : Mais de quoi il parle ? Je n’aime pas DU TOUT la façon dont il me regarde …
Garz : Je crois que certaines spécificités culturelles de notre monde, liées à la perception de l’uniforme de soubrette, vous échappent encore. Je vous suggère un modèle plus classique. Laissez-moi prendre vos mesures, et vous pourrez repasser dans trois jours pour les premiers essayages.
Rata : Oublie ton mètre, Garzok ! Je peux te les filer, moi, ses mensurations.

Le nain déclama alors une série de trois nombres parfaitement exacts, que l’instinct de survie nous conseille de taire.

Lada : Mais … Mais COMMENT ?
Rata : Le coup d’œil, jeune fille ! Des années de pratique ! Je peux arrondir à la décimale si on me laisse tâter …

Le nain hilare fit une sortie précipitée sous une pluie de tirs photoniques, au grand désespoir de Garzok qui rajouta mentalement un zéro à la facture de Ratapoil.

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Mar 8 Oct - 17:21

Cinq jours plus tard …

Dwalin volait paresseusement en larges cercles au-dessus de sa cité, allongé sur le dos, jambes croisées et mains derrière la tête. Il avait le sentiment de tout voir d’un œil neuf, de percevoir une multitude de nouvelles possibilités – le sentiment aussi d’avoir, jusqu’à ce jour, laissé son sérieux lui gâcher l’existence.
Il n’était que temps de changer ça.
Après avoir quitté la Taverne, il s’était senti las de la routine darkamienne (même si cette bagarre était un peu moins routinière que les habituelles) et surtout, las de son rôle de gardien de l’ordre et du sérieux. Il s’était senti plein de fureur de vivre, et il avait filé en tous sens à la recherche de ces choses excitantes qu’il n’aurait jamais imaginé faire jusqu’à présent. S’incruster à l’entraînement des BCBF, et marquer un touchdown contre l’intégralité des joueurs (qui n’étaient plus intégraux à présent, ni physiquement ni sur le plan moral, au grand dam des Nightwitch); piquer les stocks d’herbe à pipe cachés au siège de Paix Verte, se rouler un pétard taille TG et tout fumer d’une traite ; aller déraciner une colline et masquer le soleil avec juste pour faire paniquer Gorack ; survoler les plaines alentour en écrivant « SUPERNAIN EN A UNE PLUS GRANDE » (cape) en lettres géantes dans le sol avec sa vision thermique ; atterrir en piqué au milieu des campements barbares, hurler « Crôm est une fiotte ! », coller un pain au chef et repartir ; filer jusqu’à l’orgueilleuse cité rivale de Milesia avec un tombereau géant de fumier de troll à larguer …

Et qu’on ne vienne pas l’embêter avec ses responsabilités. Il était plus efficace que jamais. En trois coups de super-vitesse et de super-force, il venait de faire gagner deux semaines au chantier de restauration de la Capitainerie. Il avait ramené le Calchèvre, toujours attaché en aval de la ville, à son point d’ancrage habituel. A bout de bras. En jonglant avec. Que demande le peuple ? Décidément, pendant tout ce temps il s’y était pris comme un manche. Qui aurait cru qu’il pouvait être si fun d’être Super-Maire ? Là aussi, les choses allaient changer. Il s’accorda quelques loopings supersoniques et redescendit vers l’Hôtel de Ville.


Dernière édition par nécroX le Ven 20 Nov - 15:42, édité 1 fois

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Ven 21 Mar - 15:02

Le lendemain, près de la sortie ouest de la ville, d’où partait la route qui virait ensuite vers Mougueducques-les-Aiguilles …

Boris : Qui nous rrretrrrouver, exactement ?
Klaus : Ah, ils sont là. Par ici !

Sur un signe du nain, le groupe fut rejoint par deux nouveaux arrivants : Eldir et Lada, tous deux en tenue de voyage. L’ex-princesse portait une armure de cuir, avec holster à la ceinture pour son pistolet à photons. Le bâton à la main, ses lunettes gobelines en position repos, le jeune mage blanc paraissait plus serein qu’il ne l’avait été depuis quelque temps.

Eldir : Vous voilà ! Je dois dire que j’ai hâte de prendre la route.
Lada : Et moi, je suis ravie d’être temporairement débarrassée de mon uniforme de servante.
Garz (le monocle scrutateur et professionnel) : Je remarque que ces vêtements civils ne viennent pas de chez moi … La qualité semble néanmoins acceptable, et la coupe propice à l’aventure et à l’exercice physique.
Lada : Si vous le dites … Moi ça me fait bizarre. Là d’où je viens, la tenue standard pour ce genre d’opérations paramilitaires, c’est la combinaison moulante en microfibres de latex à mémoire. J’imagine qu’ici je vais devoir me contenter de ces modestes nippes et de pièces d’armure de cuir ...
Klaus : Je suis sûr que vous pourriez trouver une combinaison moulante ici, en demandant aux bonnes personnes. Ratapoil, par exemple.
Lada : affraid
Klaus : C’est bien ce que je pensais. Ah, voici le dernier membre de notre équipée.
AlB : Enfin un départ à l’aventure ! Baston !!!
Klaus : Certains d’entre vous connaissent déjà Adrieny le Barbare. Pour les autres : il s’appelle Adrieny, c’est un barbare. Honnêtement, c’est tout ce qu’il y a à savoir.
Lada (fronçant le nez) : Un barbare ? Un paysan, plutôt …
Klaus : D’ailleurs, en parlant d’identité … Je crois que le moment est venu de faire la check-list.

Il sortit une plume, et une copie de la MAP de Mougueducques.

Klaus : Alors … En expiation de divers délits, doivent participer à cette mission, ou se faire remplacer, les individus suivants : Matthias Alvensen …
Eldir : Pour l’occasion, c’est moi. Mais vous pouvez m’appeler Eldir.
Frosti : Le mage blanc zinzin suspect dans l’Incident Darkyl ?
Garz : Mais récemment blanchi de toutes charges et accusations, Frosti, voyons.
Baldrin : Ha ! Blanchi, pour un mage blanc … Joli, Garzok.

Eldir avala une pilule et demeura de marbre. Klaus biffa le nom de Matthias sur sa liste.

Klaus : Ensuite, L9 … En son absence, la Mairie a recruté les services de Lada pour la remplacer.
Lada : Princesse Lada, je préférerais. Je viens d’un monde lointain, et j’ai été confinée sur cette planète à la suite de circonstances dramatiques
Boris : Elle rrramassée parrr Rrratapoil !
Baldrin : Pauvre petite.
Lada : Oui accessoirement mon père est mort et j’ai perdu tout contact avec la vraie civilisation …
Garzok : Et vous avez subi tout ça dans les bras de Ratapoil ! Ma pauvre enfant …
AlB : Ca parle déjà trop. Je croyais qu’on partait à la baston ?!?
Klaus : Ensuite, nous avons justement Adrieny le Barbare, lui aussi engagé par la Mairie, pour remplacer Luke.
Frosti : Est-ce qu’on gagne au change ?
AlB : J’ai bien fait de dire non à la mission du petit homme maigre qui parle comme un sale livre ! Celle-là est bien plus cool ! Vivement qu'on arrive à ce donjon rempli de nains pour pouvoir poutrer sévère !
Baldrin : Il parle de notre mission diplomatique à Mougueducques ?
Klaus : Oui. J’ai renoncé à lui expliquer. Il verra bien sur place.
Baldrin : Ca répond à ta question, Frosti ?
Frosti : Nom d’un troll, même moi j’ai pigé qu’on n’y allait pas pour génocider …
Garzok : Tu le vis d’ailleurs étonnamment bien.
Frosti : Je garde l’espoir que la mission que nous donneront les Mougueduciens impliquera un génocide. Au pire, il y a toujours la bière et les bagarres de taverne naines.
Eldir : Un génocide de neurones est donc de toute façon au programme … Wink
Klaus : Ensuite nous avons Boris …
Boris : Prrrésent !
Klaus : Avec Beggar Brûlepourpoint en pièce jointe, pour une quête annexe ultérieure.
Boris : Je fairrre enrrregistrrrer supplément de bagage !
Klaus : Frosti de Kellog …
Frosti : Paré !
Klaus : L’Homme Mystère du REVENS …
Garz (saluant) : C’est moi, Garzok, qui aurai l’insigne honneur d’être son substitut en cette occurrence.
Klaus : Et enfin Zathkas …
Baldrin : C’est moi qui le remplace. Baldrin Fordubras, prêtre de Granodiorith. Loués soient les filons.
Klaus : Je remarque que parmi les condamnés initiaux, Boris et Frosti sont les seuls à prendre leurs responsabilités …
Frosti : Normal, on n’a jamais eu le moindre problème pour assumer nos crimes, hin hin hin …
Boris : C’êtrrre drrrôle carrr vrrrai êtrrre !
Klaus : Et pour compléter ce tour des présentations, il y a moi. Le Ministre Auxiliaire Chargé des Affaires Critiques, dûment mandaté par le Maire pour s’assurer que cette mission ne parte pas en vrille. Je n’ai aucune illusion sur mon succès futur. Eldir, si certains de vos médocs de Paix Verte commencent à disparaître, ne cherchez pas plus loin.
Eldir : Klaus, mon cher, je vous le dis en toute amitié : tu touches à mes Potions de Réalité Supportable, je te blaste.
Klaus : Oui, à propos, j’aimerais profiter de l’occasion pour éclaircir un point : tout le monde m’appelle Klaus, pourquoi pas, mais tant qu’à faire, ça serait gentil d’employer mon vrai n-
Frosti : Gentil ???? RAAAAAH TUEER !
AlB: BASTON ? BASTON !
Frosti : AYAAAA-*KLONK*
Garz : Baldrin, je vois que vous avez le coup de main pour gérer Frosti.
Baldrin : Zathkas m’a briefé.
AlB : BASTON ?
Baldrin : Je n’ai aucun mode d’emploi pour celui-là, par contre. Klaus ?
Klaus : Je ne sais même pas pourquoi j’ai essayé … Bon, on frôle déjà le désastre, autant y aller sans plus tarder. La Municipalité nous fournit chevaux et poneys pour le trajet, par ici, s’il vous plaît.
AlB : Pas baston ?
Lada : Euh … Ca se monte à peu près comme une hoverbike, c’est ça ?
Boris : Ca se monter comme rrrenne. Sauf que pas de bois pourrr tenirrr soi. Comme d’habitude, Rrrussie fairrre tout mieux que rrreste monde.
AlB : Dans ma tribu, on mange les chevaux.
Klaus : Est-ce qu’on peut au moins attendre d’avoir quitté la ville avant de commencer à buter sur des obstacles triviaux ? S’il vous plaît ?

Enfin, tant bien que mal, le groupe nouvellement formé, plus ou moins ferme en selle, prit la route qui montait vers le massif des Trois Aiguilles …

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Re: Dans les Rues

Message par Ongaku Heal le Mer 18 Juin - 11:04

Soudainement, les aventuriers aperçurent au loin une silhouette, grande, elfique.
Accompagnée d'une belle musique détendue et apaisante

Klaus : Hey vous entendez ?
AlB : Baston !
Boris : Mais non pas baston ! Ecoute donc cette grrrande et belle musique ..
AlB : Oh ...
Baldrin : Regardez devant !
AlB : Baston cette fois ?
Klaus : Euh .. On sait jamais, sort ton arme !
AlB : Ouais baston !!

Quand soudain la silhouette disparut, le groupe vit alors devant eux, un elfe blond vêtu de vert.

Ongaku : Bonjour aventuriers !

AlB sautant sur l'elfe épée vers le prête à le trancher : BASTON !!!!
Klaus : Non mais t'es malade attend !!

Quand tout à coup, passionné par la musique AlB tomba en plein dans son saut, endormis par le chant mélodieu de la guitare de l'elfe

Ongaku : D'accord ...
Klaus : Non mais je rêve il a tué le barbare !!
Boris : Mais non il dorrrt juste ..
Ongaku : Enfin bon .. Bonjour je me présente, Ongaku Elfe Barde Supérieur.
Klaus : enchanté . ..
Ongaku : Voilà c'est bien vous le groupe qui allait vers Mougueducques-les-Aiguilles ?
Boris : Oui c'est bien nous, comment tu sais sa toi ??
Klaus : Espion !
AlB : Zzzzzzzzzz
Baldrin : Bon... Oui c'est bien nous qu'est ce que tu nous veux ?
Ongaku : Et bien tous bêtement, je voudrais venir avec vous, je pourrais me rendre utile autant en attaquant qu'en soigneur.
Klaus : Bon bon bon bon c'est d'accord, mais réveille le barbare !

Alors Ongaku, fit un geste de sa main à la guitare, ripant toutes les cordes il fit un son mélodieux.


AlB se réveillant : Hein ? Baston ? Je suis Mort ?!
Klaus : Mais non tu as été endormi par notre nouveau compagnon ..
Ongaku faisant coucou d'une manière sarcastique : Salut  héhé
AlB : ah ... Bon ... Alors on y va ?!

Alors le groupe se remis en chemin pour Mougueducques-les-Aiguilles avec un nouveau compagnon avec eux.


Dernière édition par Ongaku Heal le Ven 22 Aoû - 16:47, édité 1 fois

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Re: Dans les Rues

Message par L'Archange Nain le Ven 20 Juin - 5:58

Au bout de quelques minutes trois membres du groupe s'étaient laissés distancer pour tenir un conciliabule sans être entendus des autres. Garzok et Baldrin étaient entièrement en alerte, prêts à maîtriser leur camarade au cas où il cèderait à la tentation de dégainer sa hache.

Frosti : Nan mais dites-moi que c'est un cauchemar, les gars ! Ils ont vraiment accepté ça dans l'équipe !?

Baldrin : Hélas... La moindre des choses aurait été de demander l'avis de tout le monde.

Garzok : Mes amis nous sommes d'accord sur le fond, la situation est grave. L'honneur du REVENS était suffisamment mis à mal par l'exécution d'une tâche d'intérêt général sans que l'on y rajoutât l'obligation d'accomplir cette mission aux côtés de ce que nous abhorrons le plus au monde. Toutefois gardons à l'esprit de ne pas dégrader davantage la tolérance de la municipalité à notre égard : occire ce nuisible au vu et au su du MACAC alors qu'il vient de l'accepter comme compagnon pourrait tout au moins... le contrarier.

Baldrin : Ceci dit c'est une question de principe, hors de question de laisser la vie sauve à cet elfe. Je suggère d'utiliser la Ruse.

Frosti : La Quoi ? Je n'en ai pas dans mon sac de toute façon.

Garzok : La Ruse c'est un moyen de parvenir à nos fins sans que le reste de la compagnie s'en aperçût.

Baldrin : Patience et sournoiserie : on guette une occasion de démolir le musicien discrètement. Si la mission confiée par Mougueducques est suffisamment dangereuse ça ne devrait pas être trop compliqué. Et on lui laisse ses oreilles, sinon ce serait signé.

Frosti : Bon, d'accord, j'ai compris le plan. Vous pouvez me lâcher maintenant.

Baldrin : Parfait, rattrapons les autres.

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Re: Dans les Rues

Message par L'Archange Nain le Sam 21 Juin - 17:04

Simultanément, Boris se penchait vers l'oreille de Klaus.

Boris : Tu comme moi imagine quoi complotent nos trrrois kamarrades derrrièrre ?

Klaus
: * soupir * Hélas oui, on avait bien besoin de ça... et je ne vous conseille pas de vous faire leur complice, sinon je propose aux autorités de Mougueducques de vous coller tous au trou jusqu'à la prochaine glaciation !

Boris : Je pas crraindrre glaciation ! Vodka et toison de grrand lapin des toundrras de moi êtrre mes meilleurres arrmes.

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Re: Dans les Rues

Message par Ongaku Heal le Ven 22 Aoû - 16:41

Tendis que les aventuriers sur un chemin de campagne tranquillement en train de marcher suite aux messes basses, ayant été toutes entendu par Ongaku situé entre les deux groupes séparés.

Ongaku faisant semblant de ne pas avoir entendu et de ne se mefier de rien : Oh j'ai entendu un bruit là bat ! Je vais voir mes amis

Garzok Baldrin et Frosti en coeur : On vient avec toi !
Garzok : Sa risque d'être risqué !
Baldrin : Il a raison il vaudrait mieu que tu sois accompagné !
Ongaku : Ah bein si sa vous fait plaisir .. Je passe devant !

Ongaku passa comme prévu devant, pour ainsi se retrouver dans une impasse de forêt, on pouvait remarquer que sa guitare avait changé, elle était noire avec un style futuriste (guitare électrique yep) pendant ce temps sur le chemin de campagne.

Boris : Je pense qu'il est fini !
Klaus : On ne bouge pas...
Boris : Tu as rrrraison ...!

Klaus et Boris regardai ainsi avec inquiétude le chemin vers l'impasse par où était partis les autres membres du groupe

Pendant ce temps les trois hommes avait sortis leurs armes de baston rapide en regardant Ongaku

Baldrin : Vous voyez les gars la ruse paye toujours !
Frosti : Et t'as tous gardé pour toi ?!
Baldrin : Mais non laisse tombé....
Garzok : Bref on va se faire un elfe !

Ongaku : Je vois ... bon et bien puisque c'est ainsi... vous allez voir la puissance d'un barde supérieur qui aime pas qu'on se paye de sa tête... Hé hé hé...

Baldrin : Oh j'ai peur... un elfe avec une guitare !

Ils explosèrent alors de rire

Ongaku : Voici, mon solo... mon solo d'enfer !!

Les deux compagnons restés sur la route virent sortirent de l'impasse une énorme colonne de feu avec des notes rouge, noir et jaune (♪) tournant autour d'elle, alors on vit les trois "compagnons" s'encastrer sur le sol griller comme des côtelette, encore vivants s'encastrer de part et d'autre de la route vers l'impasse.

Klaus et Boris criant étonnés les yeux exorbités : C'est quoi se topinambour !?!
Ongaku arrivant avec a nouveau une guitare acoustique bardique très calme : vous pouvez les prendre pour moi ? je crains qu'ils ne puissent plus bouger avec un peu de temps....

Ongaku continua alors sa route, laissant les compagnons se débrouiller avec les corps fumés des trois compagnons

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Ven 5 Sep - 15:30

Klaus : Euh … D’accord … Eldir, je vais avoir besoin de vous ici. Boris, si vous voulez bien prendre notre nouveau compagnon en croupe et continuer à avancer …
Boris : Je volontiers charrrger moi de nouveau compagnon ! Je même prrrendrrre elfe avec !

Saisissant le tonnelet offert par Elvis, il le hissa sur sa selle (entraînant dans le même mouvement Ongaku, qui avait le fût sanglé dans le dos).

Ongaku : Le tavernier m’avait bien dit que ce tonneau m’attirerait des bonnes volontés … et je n’ai même pas eu à l’offrir !
Boris : Pas besoin. Je flairrrer alcool à 27,5 verrrstes à la rrronde !

Et piquant des deux, il s’enfuit au petit trot pour ne pas avoir à partager le nectar. Adrieny, croyant qu’il chargeait vers un combat, le suivit ; Lada resta avec Eldir, seul membre du groupe auquel elle faisait un tant soit peu confiance, qui examinait les brûlures des trois membres du REVENS, à travers un jeu de lentilles de ses lunettes.

Eldir : Voilà un début des plus prometteurs. Nous avons à peine quitté les faubourgs de la ville, et déjà des aléas …
Klaus : Ne m’en parlez pas. Quand je pense que je dois tous vous convoyer jusqu’à Mougueducques, et m’assurer que vous y accomplissiez la mission … je me cramponne de toutes mes forces à ma Santé Mentale.
Eldir : Votre Santé Mentale ?
Klaus : C’est le nom de mon arbalète lourde.
Lada : Mais aussi, pourquoi avoir accepté le nouveau dans le groupe ? Il ne remplace aucun des condamnés désignés, lui ! Il ne pouvait qu’attirer des ennuis !
Klaus : Je … Je rêvais d’un compagnon ne se reposant pas sur la force brute, pour changer.
Lada&Eldir : … Oui, je vous comprends.
Klaus : Une erreur, de toute évidence … C’est visiblement un barde puissant, je me suis laissé embrouiller par son discours charismatique, comme vous d’ailleurs … Dans mon cas, l’arôme d’hypocras pur malt quarante ans d’âge qui l’accompagnait a peut-être également joué. C’est sans doute aussi grâce à cette capacité de manipulation qu’il aura poussé nos trois victimes à le sous-estimer à ce point.
Eldir : Et néanmoins, maintenant que notre lucidité est revenue, vous persistez à vouloir le garder dans le groupe ?
Klaus : Ma mission est de présenter sept personnes devant les dignitaires mougueduciens. Le trajet risquant d’être favorable aux pertes (on vient d’en avoir un avant-goût), je préfère avoir un remplaçant sous la main, pour être sûr de remplir le quota à l’arrivée. En parlant de pertes, Eldir, votre magie blanche peut-elle les remettre sur pied ?
Baldrin (se redressant en toussant dans sa barbe fumante) : Inutile, merci. Je m’occupe de soigner mes compagnons. Par Granodiorith ! Santé de Fer !

Le sort de soins du prêtre nain fit disparaître l’essentiel de ses blessures et de celles de ses compagnons, qui se relevèrent à leur tour.

Garz (ramassant un monocle éclaté par la chaleur) : Par la malemort, nous fûmes joués comme de la bleusaille ! Peste, j’enrage !
Klaus : Vous êtes en état de bouger ? Il vous faut plus de soins ?
Baldrin : J’ai usé d’un puissant sort divin, ils sont sur pied.
Klaus : Frosti a l’air d’avoir encore de vilaines brûlures au visage.
Baldrin : Non, il est rouge de colère, et de la fumée lui sort des oreilles. Il vit aussi mal que nous cet épisode, et d’ici quelques secondes, quand il retrouvera ses mots, il va hurler et passer en rage homicide, selon sa méthode habituelle. Passez-moi ma pioche, je vous prie … Merci …

*KLONK*

Lada : C’était bien la peine de le soigner.
Baldrin : C’est le meilleur moyen de le calmer, quand il s’apprête à entrer en rage.
Garz : De surcroît, les flammes de ce freluquet ont ruiné un pourpoint de voyage du meilleur cuir ! Je me sens comme une envie de manifester mes … émotions …
Eldir : Si ce n’est que ça … Pas de quoi en faire un drame.

Le jeune mage blanc toucha du bout de son bâton les habits de l’orque, qui brillèrent d’un halo doré et retrouvèrent leur état d’origine.

Eldir : Autant que ma magie serve à quelque chose.
Baldrin : Merci, maître Eldir. Cela m’aurait ennuyé de l’assommer aussi.
Lada : L’assommer ? Pour des vêtements ?
Baldrin : Il allait entrer en rage. C’est un barbare, vous savez.  
LRDG : Non. Shocked
Garz (très serein, rajustant sa cravate en mousseline) : Si fait. Mes sincères remerciements, maître Eldir.
Lada : Ooookaaaay … Est-ce qu’on peut repartir, si les vapeurs de ces messieurs sont jugulées ?
Baldrin : Hélas, l’attaque de l’elfe a tué nos montures.
Garz : Nous sommes coriaces, mais on ne saurait en dire autant de simples équidés à 2 dés de vie.
Klaus : Il ne manquait plus que ça … Ca va nous obliger à faire deux groupes. De toute façon, il vaut peut-être mieux que le trajet soit fait séparément désormais.
Eldir : En voilà un bel euphémisme.
Klaus : Eldir, Lada, rattrapez les autres et continuez avec eux vers Mougueducques. Pendant ce temps, je surveillerai les membres du REVENS (ceux qui ont de toute façon le plus besoin d’être gardés à l’œil) et tâcherai de leur trouver de nouvelles montures. Cela devrait nous prendre une demi-journée, sauf incident …
Lada : Donc 48 heures, facile …
Klaus : Mougueducques est à une semaine de cheval, nous tâcherons de vous rattraper sur le chemin ; si vous arrivez avant, posez-vous à une auberge et attendez-nous.
Eldir : Entendu.

Et les deux groupes se séparèrent ; Eldir et Lada suivirent la route qui quittait les faubourgs de D-City et s’enfonçait dans la plaine, tandis que Klaus, Baldrin, et Garzok faisant rouler Frosti inconscient rebroussaient chemin et regagnaient la cité.

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Ven 20 Nov - 15:18

A peu près au même moment, sur la grande avenue des Piétinés (ainsi baptisée car l'ancien maire Darkam y faisait parfois un petit jogging défoulatoire), la vie battait son plein en cette belle journée: les commerçants hélaient les passants depuis leur étal, les mendiants faisaient de même depuis le trottoir. Quelques pochetrons de la veille, que le vacarme et le soleil n'avaient pas encore tirés de leur torpeur, servaient parfois de coussin aux mendiants, qui leur chapardaient sans vergogne le peu que les voleurs leur avaient laissé. Des compagnies d'aventuriers examinaient les devantures, les filles de joie, ou, pour les plus bizarres, les barils et les caisses qui traînaient (croyant sans doute y trouver des munitions ou de l'argent, allez savoir pourquoi). Les elfes passaient avec l'air de toiser dédaigneusement tout le monde, les nains se comportaient comme si tout le monde les toisait dédaigneusement. Des barbares de passage s'en frayaient un (de passage) à coups d'épaule, dans le meilleur des cas. Un tapis volant chargé de gens aisés et pressés décoiffait parfois la foule, sous la conduite d'un mage du SMFO. Des lutins couraient entre les jambes de tout le monde, causant jurons et trébuchements.

Et voilà que, tenant le milieu de la chaussée, s'avançait un nain en lunettes noires et blouson de cuir. Si son look rappelait celui d'un nain des gangs, son comportement aurait valu à n'importe quel nain des gangs de finir dans le fleuve avec une enclume attachée à la barbe. En effet, ce nain ponctuait sa démarche assurée de claquements de doigts, saluait d'un air frimeur les badauds ébahis, répondait par des haussements de lunettes et des clins d'oeil aux interpellations des filles à leur balcon, et s'arrêtait même ponctuellement pour effectuer un pas de danse.

Muets de stupeur quand ils reconnaissaient le maire Dwalin, les Darkamiens s'écartaient devant lui, laissant le champ libre à ses oscillations pelviennes. Même les lutins, motte de boue à la main prête à être lancée, s'interrompaient, leur éternel ricanement figé sur les lèvres.

Ayant avisé un vendeur ambulant de produits capillaires (pour les urgences elfiques), il ui lança quelques pièces d'une chiquenaude blasée en échange d'un flacon de gel, et commença à se faire des mèches canaille. Il fut brusquement interrompu par un gnome venu le percuter en plein déhanchement.


Dwal (baissant les yeux) : Hé, tu as pourri mon groo- Vilbert ?
Vilbert : Oui, pardon, ma magie me dit que le Maire n'est plus très loin, je dois y aller ...
Dwal : Vilbert? C'est moi.
Vilbert : Ah ! Monsieur le Maire ! Je vous trouve enfin ! *avisant les mèches* J'espère qu'il n'est pas trop tard ... Je dois vous parler !
Dwal : Une minute, Vil. Je suis occupé à kiffer la vie, là. Je vais à la rencontre de mes administrés, je vérifie que ma ville tourne plus ou moins rond, je leur offre au passage l'opportunité d'admirer mon considérable charisme ... Mon nouveau de style de gestion n'a que des bénéfices pour tout le monde.
Vilbert : J'ai bien peur que ce ne soit pas si simple ! Ce brusque changement de personnalité ... Mes sorts de divination me donnent à croire qu'un cristal rouge que vous avez pris à la Bibliothèque en est responsable.
Dwal (sortant la pierre de sa poche) : Hein ? C'est vrai que c'est à partir de ce moment ... C'est sans doute un porte-bonheur, je ne me suis jamais senti aussi bien. Je suis au top de ma forme et de mon swag ! En parlant de swag, si c'est à ce cristal que je dois ma nouvelle attitude, je pense que je vais le faire monter en médaillon. Avec une grosse chaîne que je porterai sur mon torse dénudé.
Vilbert : Vous ... vous êtes sûr ?
Dwal : Je n'ai que des bonnes idées en ce moment ! Tout me réussit ! Si ma peau n'était pas indestructible, je me serais déjà fait faire un tatouage ! ... Probablement un coeur avec mon nom dedans !
Vilbert : Misère ... L'influence du cristal vous monte à la tête ! J'ignore pourquoi, mais il réagit avec votre physiologie ... Il faut vous en séparer !
Dwal : Ca va pas ??? Vous venez de dire que c'était à ce caillou que je devais le Dwalin 2.0, plus performant, plus élégant ! L'iDwalin, quoi !
Vilbert : Monsieur le Maire, si vous persistez dans cette voie les conséquences seront terribles ! J'ai passé la nuit à scruter l'avenir, les choses ne feront qu'empirer !
Dwal : Mon pauvre vieux, vous déraillez. Vous vous fourrez le doigt dans le troisième oeil, avec une force ...
Vilbert : Je vous assure que ces choix, euh ... discutables ...
Dwal : Discutables ? N'importe quoi. Pourquoi je tombe sans cesse sur des boulets qui ne comprennent rien ? C'est à croire qu'ils se relaient ...
Dame Bri-Jeet Bardow : MONSIEUR LE MAIRE ! Enfin je vous trouve !

En s'entendant héler par la voix de la noble virago elfe, Dwalin se crispa tellement que le flacon de gel expulsa son contenu à travers la rue, droit dans les yeux d'un mage pilote de tapis qui alla s'écraser avec ses passagers dans la devanture d'une forge.

Dwal : Ne pique pas les yeux, tu parles ... Que puis-je pour vous, dame Bardow ?

Celle-ci s'avançait vers eux, montée en amazone sur une robuste haquenée à la crinière pleine de bigoudis. Deux domestiques portant sa livrée la précédaient, écartant la plèbe et brandissant de volumineux brûle-parfums pour couvrir l'odeur de tous ces mal lavés.

BJB : Je vois que vous avez le temps de flâner parmi les moins recommandables de vos administrés. Ce faisant, vous traitez par le mépris des affaires pressantes ! Le Calchèvre, monsieur le Maire, le Calchèvre ! Ignorant nos avis éclairés et nos plaidoyers, vous l'avez ramené à ses conditions de détention préexistantes. Ce n'est pas acceptable ! Les Ninjas Rdains avaient peut-être des méthodes extrêmes et des oreilles disgracieusement rondes, mais leurs préoccupations écologiques n'en étaient pas moins légitimes ! Je vous le répète, pris dans ces chaînes-
Dwal : LA BARBE !

Et sur cette exclamation qui a, dans la bouche d'un nain, une force particulière, Dwalin décolla dans un bond supersonique, qui rejeta Vilbert au sol, fit exploser plusieurs vitres et les brûle-parfums, et ruina le brushing de dame Bri-Jeet et de sa monture.

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Re: Dans les Rues

Message par nécroX le Jeu 24 Déc - 16:47

Plus ou moins au même moment, dans des rues moins fréquentables (mais plutôt fréquentées), les colonels mis à pied Hix et Higrek, ayant retrouvé leur motivation principale, cherchaient comment relancer leur enquête officieuse.

Higrek : Bon, comment on relance notre enquête officieuse, maintenant qu'on a retrouvé notre motivation principale ? On ne devrait pas aller à la Taverne ?
Hix : Chacun ses méthodes. Si on était des aventuriers avec de l'or, on irait écouter les rumeurs à la Taverne. Mais on est des PNJ fauchés, et des clochards professionnels, donc c'est  ici, dans les quartiers mal famés, qu'on a le plus de chance d'entendre quelque chose. Et puis c'est sans doute à la Taverne que Dwalin aura commencé son enquête personnelle, et je dirais qu'on a intérêt à ne pas être dans ses pattes.
Higrek : Juste. Mais à mon avis y a peu de risque qu'on se croise : il avait l'air décidé à traquer Ninjigen Sygmato, et on sait qu'il n'a rien à voir avec tout ça. En plus, Dwalin peut toujours chercher : il pourrait être mort, ou n'importe où sur le continent !
Groupe de voleurs pressant nerveusement le pas vers la sécurité de leur QG : ... sommes les seuls à savoir que Ninjigen n'a jamais quitté la ville, et qu'il est visiblement à nouveau actif ! Tout ça est trop dangereux, faisons profil bas !
Hix&Higrek : Suspect
Hix : ... Tu as entendu ça ?
Higrek : Oui ... Ca devient bizarre. Cette courge d'Yokeyn a bien trouvé des traces récentes du passage de Sygmato sur la scène du crime de cette nuit ... Tu crois qu'il est mêlé à tout ça, en fin de compte ?
Hix : Entre ça et Cervelad qui était aussi de passage, d'après le SGI ... Je crois que notre témoin cachottier mérite un petit interrogatoire supplémentaire.
Higrek : pale Le prêtre nain pervers ? On est vraiment obligés d'en arriver là ?
Hix : C'est ça le travail de police, parfois il faut se salir les mains ... Mais malgré notre temps dans la police, sans parler de nos années de caniveau, je dois dire que je n'ai jamais autant redouté de me salir.

Après avoir posé quelques questions pour retrouver Ratapoil  (et obtenu pas mal de regards désapprobateurs de la part d'indics pourtant douteux moralement), Hix et Higrek firent leur entrée dans un établissement très réputé localement : "A la Lanterne Ecarlate, Salon de Thé". La mention "salon de thé" était quelque peu démentie par l'enseigne aguicheuse et les jeunes femelles en tenue affriolante qui prenaient le frais en terrasse.

Serveuse : Vous avez fait votre choix ?
Client : Oui, je vais prendre le ... "mélange exotique". Wink
Serveuse : Excellent choix monsieur. Prenez un siège, on viendra bientôt vous chercher. Bonjour messieurs, puis-je vous aider ? Désirez-vous un ... "menu particulier" ? Wink
Hix : On cherche un de vos clients.
Serveuse : Notre maison accorde beaucoup de valeur à la tranquillité de ses usagers ...
Higrek : C'est Ratapoil.
Serveuse : Ah, alors ça va. Il a dit que tous ceux qui voulaient se joindre à lui étaient les bienvenus.
Hix : Euh ... okay ?
Serveuse : Il a réservé l'un de nos ... "salons privés" Wink pour l'après-midi. Suivez-moi à l'étage, je vous prie.
Un elfe venant d'entrer : Bonjour, je voudrais bénéficier des services d'une  ... "prostituée" Wink s'il vous plaît.
Serveuse : Une de mes collègues va vous prendre en charge dans un instant. Par ici, messieurs.

Franchissant une porte masquée par des rideaux de velours, les colonels suivirent la serveuse dans un escalier tapissé de rouge et sentant les fleurs.

Hix : Ce dernier client ne maîtrise pas complètement les conventions des sous-entendus, pas vrai ?
Serveuse : C'est plus compliqué que cela. Le salon de thé sert  bien de façade pour une maison close, mais cette maison close sert de façade pour dissimuler un salon de coiffure clandestin. Certains elfes préfèrent laisser croire qu'ils fréquentent des filles de joie, plutôt que l'on apprenne qu'ils ont des implants capillaires. Nous y voici ... *entrebâillant une porte capitonnée* Maître Ratapoil, encore des visiteurs pour vous !
Rata : Merci, Suzie ! Entrez, entrez donc ...

Avec hésitation, Hix et Higrek franchirent le seuil, les paupières prêtes à se refermer ... Mais la pièce ne contenait, outre un divan et des piles de coussins de soie, rien de plus terrible que Ratapoil drapé dans un peignoir mauve (certes largement ouvert sur son torse velu). Au centre, entourée de lumignons, de fleurs et d'offrandes de charcuterie, une idole de cinquante centimètres de haut, représentant un humain à tête porcine, jetait un regard mi-farouche mi-salace aux perplexes clochards.

Rata : Messieurs de la garde ! Quel plaisir de vous revoir si vite, mettez-vous à votre aise ... Mes vestales sont sorties reprendre des forces, mais elles reviendront dans un instant. Laissez-moi vous expliquer ce que nous faisons ici ...
Higrek : Je crois pas qu'on ait le moindre doute, merci ...
Rata : Ah, vous avez déjà vu un service funèbre du culte de Razorback ?
Hix : Un service funèbre ???
Rata : Pour tous mes partenaires de culte qui ont connu une fin prématurée la nuit dernière. Je leur rends un dernier hommage, toute participation est la bienvenue.
Hix : Ici ?
Rata : La scène de crime est toujours bouclée par le SGI. Et les familles des victimes ne se sont pas montrées enthousiastes quand j'ai offert de participer aux funérailles. J'ai donc trouvé un lieu plus accueillant pour y expurger notre chagrin et célébrer la vie qui continue. Vous voulez vous recueillir avec moi ?
Higrek : Pas le temps pour ça. On s'est fait jeter de l'enquête pour arrêter le Corbeau, et vous n'y êtes pas pour rien ! Evil or Very Mad
Hix : Vous n'auriez pas oublié de nous mentionner un certain justicier forestier, hmm ? :batte:
Rata : Je ... je ne vois pas de quoi vous parlez ... Moi, tromper quelqu'un ? :whistle:
Hix : Pas de ça ! Le Corbeau a tué notre compagnon de toujours ! Vous pouvez comprendre ça ???
Rata : ... Oui. Raven m'a aussi fait perdre plusieurs ... compagnes. Je veux venger leur mémoire, et je suis désolé d'avoir causé votre expulsion précoce.
Higrek : En plus maintenant le Maire et les autres se sont fourrés dans la tête l'idée absurde que le tueur est Ninjigen Sygmato, mystérieusement de retour !
Rata : ... Euh ... Ninjigen est bien de retour.
Hix&Higrek : QUOI ?
Rata : Je n'aime pas trahir la confiance d'une dame, mais je vous dois la vérité en mémoire de nos partenaires tombés. Je l'ai soigné moi-même il y a deux nuits, de blessures critiques, dans sa propre usine.
Hix : Entre ça et ce que racontaient les voleurs ... Donc Ninjigen serait bien le Corbeau en fin de compte ?
Rata : Quoi ? Non ! C'est Raven, je l'ai reconnu ! Je vous ai dit la vérité sur ce point !
Hix : Oui, mais si Ninjigen est Raven ?
Higrek : *gasp!* Tu crois qu'il aurait changé d'apparence ?
Hix : Qui sait ce que l'Incident Darkyl a pu lui faire ... Ou alors il aura été mordu par FarFade, qui lui aura refilé sa transformite aiguë.
Rata : Personne n'a jamais vu Ninjigen et Raven ensemble ... Se pourrait-il que ... ?
Hix : A ce stade, je ne sais plus ce qu'il se pourrait-il bien que ...
Higrek : Mais si Ninjigen était l'auteur d'une série de crimes, il s'en vanterait ...
Hix : Peut-être que Ninjigen est Cervelad ???
Higrek : *double gasp !*
Rata : STOP ! Ca devient n'importe quoi, là, on part en sucette. Ecoutez, il y a un test simple à faire. Si l'impression que j'ai eue en affrontant ce sale vicieux la nuit dernière est correcte, je sais exactement comment l'attirer. Alors nous pourrons non seulement l'identifier, mais lui faire payer la mort de nos amis respectifs.
Hix&Higrek : On est partants !
Higrek : Mieux vaut attendre la nuit, c'est là qu'il se manifeste. Et on aura moins de monde dans les pattes.
Rata : Excellent ! Ca tombe bien, j'ai un hommage funèbre à finir. Vous pouvez rester si vous le désirez, il y a du gingembre pour tout le monde, et j'ai des robes de deuil en rab ...

Les robes de deuil ressemblant beaucoup à des peignoirs en soie, Hix et Higrek déclinèrent l'offre et sortirent promptement, ayant convenu avec Ratapoil de se retrouver à la nuit tombée.

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