[Magie] Régulateurs de mana

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[Magie] Régulateurs de mana

Message par nécroX le Jeu 31 Oct - 0:54

Les régulateurs de mana


Ils sont là pour empêcher les accidents magiques. En théorie.



La magie est un phénomène universel, une composante de la trame même de notre réalité. Elle forme des courants dans les veines du sol, souffle dans les vents de magie, se manifeste dans les quatre (1) éléments et par mille et un phénomènes de magie naturelle. Elle est une force qui nous entoure et nous relie, diraient certains. Le lanceur de sorts n'a qu'à étendre sa conscience autour de lui et puiser dans la magie ambiante pour manipuler les énergies et faire s'accomplir l'impossible, dans la limite de ses connaissances et capacités.

Telle est la règle générale. Cependant dans certaines circonstances, la répartition de la magie cesse d'être homogène, et cela à des conséquences de deux types. Soit une trop grande concentration de magie brute ou de sorts en un point donné déforme localement la réalité, causant des effets aléatoires et généralement non désirés (2); soit au contraire, un trop grand nombre de sorts pratiqués à proximité draine le mana ambiant plus vite qu'il ne se renouvelle naturellement. Dans le premier cas jeter un sort est dangereux ; dans le second c'est impossible (3).

Comme je sais que la confusion est classique chez les jeunes esprits dont l’âge, le niveau d’études et le QI font le concours du chiffre le plus bas, je fais ici un petit aparté pour vous rappeler la définition suivante :

Mana : n.m. 1) Energie interne mentale d’un individu doté de pouvoirs surnaturels. Le mana est dépensé quand il fait usage de ces pouvoirs, et se recharge quand il se repose. Voir aussi points de magie, chakra. «Je n’ai plus de mana, il me faut une potion !» 2) Par extension, l'énergie magique ambiante manipulée par tout lanceur de sorts pour affecter son environnement. Voir aussi magie naturelle, énergie astrale, vents de magie. « L’afflux de mana en ce lieu rend possibles toutes sortes de prodiges. J’ai un très bon pressentiment. » Marocanar à propos du Val de Tapissri

Dictionnaire Miséricordieux des Terminologies Indépêtrables et Non Standardisées du Haut Art Magique (4)

Vous aurez sans doute compris, mais je préfère quand même le préciser au cas où, que c’est le deuxième sens du mot « mana » qui va nous intéresser durant ce cours. Reprenons.

Mais avant, une deuxième digression en forme de rappel historique (5).

Pendant l’Ere sans Dieux, le taux de mana ambiant chuta suite au départ des Dieux du Chaos. Plusieurs érudits arcaniques, lassés de n’avoir accès qu’à un sort de niveau 4 par semaine, étudièrent patiemment la répartition et la circulation naturelles de la magie pour tenter de pallier cette limitation (6). Puis ce fut le Premier Âge avec le retour des Dieux, qui décupla à nouveau la quantité de magie disponible ; les disciplines magiques redevinrent populaires. Les études susmentionnées, qui avaient disséqué et théorisé les lois de la magie, loin de devenir caduques, formèrent au contraire la base de leur systématisation. Ce furent les débuts de la recherche en magie, l’élaboration de sorts d’une puissance et d’une complexité sans précédent, et la fondation des écoles de magie (7).

Ca y est, je crois avoir simultanément posé les bases de mon propos, souligné votre ignorance crasse et évité d’avoir à rédiger un article sur le mana. Parlons donc enfin de sa régulation, si vous le voulez b … qu’est-ce que je raconte, votre opinion est sans importance.

Or donc, à part dans les grands duels de sorcellerie ou les batailles impliquant des bataillons entiers de mages, les deux cas de figure que j’ai évoqués (surcharge et pénurie de mana (8)) ont longtemps été et restent encore aujourd'hui assez rares. Cependant, voici qu’avaient émergé des structures présentant une concentration permanente de sorts et une consommation de magie chronique : les écoles de magie. Là, des centaines de jeunes lanceurs de sorts pratiquaient ensemble le même enchantement, tandis que des magiciens de haut niveau mettaient au point de nouveaux et puissants sorts. Il en résulta très souvent, aux premiers jours des académies de magie, soit des accidents regrettables (métamorphose funeste, fissure dans le Plan Matériel, explosion avec nuage en champignon, nuage de champignons explosifs ...) soit des pannes sèches de mana pouvant s'étendre jusqu'à plusieurs kilomètres.

Durant le Vème siècle du Premier Âge, un mage gnome, Bendjam Balahia, originaire de ce qui allait devenir Lutingrad, poursuivait les recherches sur la circulation du mana amorcées pendant les 500 ans d’absence des Dieux du Chaos. Il avait étudié la tendance de la magie à se concentrer en certains lieux, en formant des nexus dans le sol ou en suivant les tourbillons des vents de magie (9). Grâce aux nouveaux sorts développés et au regain d’intensité des champs magiques étudiés, il était allé plus loin que tous ses prédécesseurs. Mettant à profit ses résultats et le don de son peuple pour l’artisanat, il conçut une pointe métallique capable de reproduire cet effet de concentration, captant les courants de magie ambiante et les stockant dans une gemme. Après plusieurs surcharges de l'appareil qui causèrent entre autres la combustion spontanée de ses sourcils, ce qui lui valut le nom de «Franquelinne» (10), il réussit à incorporer des runes de stabilisation et un mécanisme de décharge à la masse en cas de surplus magique. Il venait de créer le premier prototype de régulateur de mana.

Bendjam Franquelinne poursuivit sa carrière en étendant le principe de ses recherches à l'électricité, ce qui le conduisit à inventer le paratonnerre (11) (12). Abandonnant ensuite la théorie magique pure pour se consacrer uniquement à l’électricité, qui fascinait ses compatriotes ingénieurs, il participa à l’invention de la chaise électrique (13), suite à une erreur de calibration sur son prototype de fauteuil-casque de coiffure pour faire dresser les cheveux sur la tête. Il finit ses jours exécuté par sa propre invention, mais ceci est une autre histoire.

Le prototype de Bendjam fut vite combiné à un variateur, entre autres dispositifs, et transformé en une version plus massive et puissante. Chaque université de magie se dota d’un exemplaire. Le régulateur permettait la mise à la masse de tout excès d’énergie magique non régulée, évitant les accidents magiques ; à l’inverse, en cas de consommation excessive, il permettait de modifier les courants de magie des environs et de les rediriger vers l’université, évitant la pénurie.

A part les inévitables accidents liés aux rodages des premiers temps, cette formule se maintint durant des siècles. Et pour les écoles de magie situées à l’écart des centres d’habitation, comme le Scholarium Arcanum d’Octhann, c’est encore le cas. Les régulateurs ont simplement été remplacés par des modèles plus récents. Mais ailleurs, alors que le temps passait et que les cités grandissaient, installant de plus en plus souvent des services d’urbanisme magique (réseau palantir, protections défensives, voire zones d’antimagie dans les égouts …), les autorités se lassèrent que le mana de la ville soit périodiquement détourné par leurs voisins érudits, notamment à l’époque des examens. En l’espace de quelques décennies, plusieurs cités de Fangh proclamèrent des législations plus ou moins similaires : le contrôle du mana passa sous la juridiction du gouvernement local. Des régulateurs plus gros et plus puissants furent bâtis par la ville et contrôlèrent désormais l’apport du mana redirigé vers les écoles. Les régulateurs plus petits de celles-ci disparurent, ou furent réduits au rôle d’antenne de redistribution, et bientôt dotés d’un compteur EDF (Energie Distribuée Facturée). En effet, d’autres institutions faisant leur apparition et réclamant leur part du mana de la ville, il fut décidé que celui-ci serait facturé et distribué en proportion du paiement versé.

Cette réforme, faisant partie d’une tendance à la centralisation et à l’absolutisme, eut un impact durable sur les écoles de magie. En effet, celles qui dépendaient des régulateurs du pouvoir civil perdirent de facto beaucoup de leur autonomie par la suite. Aujourd’hui encore, on peut noter la différence entre Octhann, territoire auto-administré et quasi-indépendant, et le collège de magie de Dzurochberg, relocalisé dans une aile du palais et dont la moitié des administrateurs sont des non-mages (14).

La Nouvelle Darkam-City fonctionne sur le modèle que j’ai décrit : les grands régulateurs municipaux jugulent le mana dans la ville, et en canalisent une partie vers les acheteurs ayant signé un contrat de distribution officielle, notamment l’Université de magie, Pkmaster Holymetal Industries, les Tapis Réguliers AéroMobiles (TRAMs), et la Tour d’Isolation. Les régulateurs n’affectent pas la vie des gens en général, car il y a suffisamment de magie non régulée pour satisfaire à leur demande ponctuelle ; ce n'est que quand on a un bâtiment ou une machine carburant à la magie en permanence que le mana municipal est nécessaire (16).

Il existe plusieurs modèles et fabricants de régulateurs, et ils peuvent être de structures assez diverses. Ceux de notre ville sont des Nexarchios 888, assemblés à Dauliprann par l’entreprise Nexarchios, premier producteur de Terre de Fangh. Chaque régulateur est composé d’un monolithe de forme variable, cerclé d’orichalque et de thaumite, gravé de runes et de pentagrammes stabilisant le flux magique. Au-dessus du monolithe se trouve un bloc de malepierre (raffinée pour la purifier de sa composante maléfique), pris dans deux cercles gyroscopiques en alliage magiconducteur. Au sommet se dresse une longue pointe du même métal. L’élévation de la pointe, son angle, et la vitesse de rotation des cercles dirigent la canalisation du mana.

Un régulateur de mana doit être périodiquement recalibré pour suivre les fluctuations du mana ambiant, et doit être constamment entretenu (la thaumite et les pentagrammes, notamment, doivent être régulièrement remplacés). En général, des pratiquants de magie spécialisés sont affectés à cette tâche : à Darkam-City, ce sont des employés municipaux dépendant du SMFO. Dans d’autres villes, ils sont une guilde à part, ou des employés de l’école de magie.

Où trouve-t-on des régulateurs de mana, à part dans la plupart des écoles de magie et dans les grandes villes à forte activité magique ? Quelques-uns ont été installés en pleine nature, pour servir de soupape, ou d’écluse, à un nexus un peu agité, ou à un point central de passage des vents de magie. Ce genre d’initiative est assez rare, et pas toujours récompensé : la tentative de faire régresser les Abysses Entartrées en détournant les vents de magie qui les alimentent était une idée louable sur le parchemin, mais elle fut abandonnée après que le premier régulateur prévu eut été entièrement recouvert de cristaux de malepierre en formation, moins de 72h après sa mise en service (17).

Notez bien que les régulateurs de mana ne sont pas une technologie universelle. Bien des villes n’ont pas une pratique de la magie suffisamment intense pour en avoir besoin : les cités naines, par exemple, s’en passent fort bien. Les nains jettent peu de sorts, et s’en méfient même plutôt : chez eux, la magie est surtout utilisée pour renforcer des parois, des objets, ou des constructions. Cette magie est canalisée par les runes naines, qui ont un effet stabilisateur bien suffisant (18). Par ailleurs, du fait de leur complexité, les régulateurs ne sont fabriqués qu’en peu d’endroits : pour beaucoup de cités, la méfiance politique les dissuade d’acheter des dispositifs aussi cruciaux à l’étranger. Ainsi, l’Académie des Arts Néfastes, à part quelques régulateurs primitifs à base de malepierre non purifiée qu’elle fabrique elle-même, gère ses flux de magie à l’aide de rituels et de stèles vouées aux démons. Enfin, plusieurs cultures refusent d’utiliser les régulateurs à cause de leur emploi de la malepierre (même si elle est purifiée) : les elfes sylvains, s’ils en éprouvent le besoin, canalisent la magie par des chants, ou via des arbres spéciaux. Il a été prouvé que les cromlechs de plusieurs cultes druidiques (très antérieurs aux régulateurs) servaient à stabiliser des nexus de magie tellurique. Les hauts elfes d’Istwardelar ont un système de gemmes et de résonance harmonique dont ils sont très fiers et dont une infime fraction d’entre eux est capable d’expliquer le fonctionnement.

Puisqu’on parle des hauts elfes, veuillez noter que les régulateurs de mana, du fait de leur cœur de malepierre raffinée, sont conçus pour affecter uniquement la magie de nature chaotique. A savoir, celle portée par les vents de magie, attisée par l’influence des Dieux du Chaos. Soit 99,99999% au bas mot de la magie pratiquée aujourd’hui, la distinction est donc anecdotique. Et pour la magie loyale, tellement peu de gens savent et peuvent encore l’utiliser qu’il n’y a pas besoin de réguler quoi que ce soit (19).

Autre exception, nettement moins marginale : la magie divine non plus n’est pas concernée. En effet, les prêtres et autres pistonnés délèguent en fait tout le travail d’altération de la réalité à leur dieu tutélaire. Ils n’ont besoin que d’un minimum de mana ambiant pour créer le contact avec leur patron (ce qui explique qu’une zone d’antimagie les affecte), mais ne brassent pas l’énergie astrale comme les lanceurs de sorts profanes.

Enfin, un dernier point que je me dois d’aborder parce que, bon, hein, on est en Terre de Fangh : la guerre. Certains d’entre vous pourraient, en m’écoutant d’une oreille distraite, avoir l’impression que les régulateurs de mana sont la clé de la guerre magique, des artefacts amplificateurs à longue portée capables de vous donner la suprématie arcanique sur un champ de bataille. Si c’est ce que vous pensez, tout d’abord je salue votre ambition intellectuelle, mais je vous détrompe très vite. Vous imaginez bien que d’autres y ont pensé avant vous ces derniers millénaires, mais ça ne marche pas (20). Les régulateurs de mana ne sont pas transportables, ils prennent du temps à installer, et leur emplacement doit répondre à certains critères occultes qui empêchent de les positionner à votre guise. Et surtout, ils sont compliqués à piloter et relativement lents à agir : dans une bataille, les durées et les distances impliquées sont généralement trop faibles pour faire la moindre différence entre votre magie et celle de l’armée ennemie. A la rigueur, il est possible, dans le cas de sièges prolongés, de construire vos propres régulateurs pour drainer le mana de la ville assiégée ; et leurs propres régulateurs sont traditionnellement des cibles stratégiques pour vos engins de siège. Cela perturbe les sorts de haut niveau des défenseurs, mais inutile de rêver, vous n’obtiendrez pas une zone d’antimagie géante.

Voilà, ce sera tout pour ce petit cours de technologie magique qui vous aura permis, j’espère, de mieux comprendre les lois basiques de la magie ; et comme toute connaissance du passé éclaire notre vision du présent, ce qui est un des buts de l’éducation, notre noble mission dans cette Université (21), je pense que cette leçon vous aura apporté une nouvelle perception de l’actualité récente de notre ville, je ne vise personne, suivez mon regard mortel.



Yrkkel Dawarsen, complètement dérégulé depuis quelques siècles




(1) Chiffre contesté, mais devinez qui n’est pas là pour me contredire en crépitant ?

(2) Je ne vais pas vous faire un dessin ; juste marmonner « incident Darkyl » et cligner de l’œil en ricanant grassement.

(3) C’est d’ailleurs le principe d’une zone d’antimagie : chasser tout mana d’un périmètre fixé, empêchant ainsi la magie de s’y accomplir ou maintenir.

(4) La première chose que fait un mage après avoir fait une découverte, c’est la noter en code dans une langue morte au fond d’un grimoire secret et piégé. Les progrès de la science magique sont publiés quand leur auteur a soif de gloire, a besoin de l’or que lui procurerait le brevet, ou meurt en laissant ses archives à des déchiffreurs avides. Dans ces conditions, pas étonnant que la nomenclature ne soit pas homogène.

(5) Les Dieux seuls savent ce que vous avez pu oublier en mon absence, sans la salutaire aide mnémotechnique de mes maléfices de Torture Morbide.

(6) Notamment Selbazar Syprentard, qui trouva une solution … originale au problème. J’y reviendrai bientôt.

(7) Ce fut aussi la période où fut rédigée, toujours dans un souci de codification et de normes, la première édition du Dictionnaire cité plus haut, qui était déjà et est resté le meilleur ami de l’étudiant en magie.

(8) La concentration de mana peut se mesurer en millithaums dans le système pratchettien, ou sur l’échelle semi-logarithmique de Majax-Mordenkainen, ou … Oh la barbe. Relisez ce que je dis plus haut sur le bazar absolu qu’est l’étude de la magie. Si je vous montre les tables de conversion, à votre niveau d’études, vous allez tous me rater un jet de Volonté contre la Confusion.

(9) L’un des meilleurs exemples étant, comme l’ont montré les découvertes archéologiques des dernières décennies, le Val de Tapissri – alias les célèbres Abysses Entartrées.

(10) Quand ses sourcils repoussèrent, non seulement ils étaient verts, mais ils entouraient sa tête, ne formant qu'une seule ligne autour de son crâne chauve. Son nom de famille fut par avis général changé en « Franche-ligne », qui devint avec le temps Franquelinne.

(11)  Cet aspect de la carrière de Franquelinne est plus controversé. Ses défenseurs admirent l’élégance de la démarche consistant à appliquer les principes généraux du contrôle de la magie pure à une énergie élémentaire. A l’opposé, de nombreux détracteurs laissent entendre en termes peu courtois que Bendjam passa quinze ans dans son labo à redécouvrir ce que les Nains des montagnes savaient depuis des générations : « on ne sort pas en armure pendant un orage » (c’est même un bizutage classique dans certaines cités naines).

(12) Aucun rapport avec le sort de Paratonnerre mis au point quatre cents ans plus tard par Bruno Düraszhell, l’électromancien renommé. Ce sort, que certains n’hésitent pas à cataloguer (à tort) parmi les malédictions, refocalise automatiquement toutes les attaques électriques dans la zone d'effet sur une cible désignée. La formule connut une popularité incroyable dans les duels de magie, peu de magiciens résistant au plaisir de pouvoir faire pleuvoir leurs éclairs en riant sans se fatiguer à viser (tandis que ceux de leur adversaire lui revenaient en boomerang dans la face). Face à cet usage généralisé du Paratonnerre, le contresort finit par devenir une précaution universelle, et la tactique tomba un peu dans l’oubli. De nos jours, le sort n’est plus connu que des spécialistes de la magie de foudre, et des gens qui affrontent quotidiennement des spécialistes de la magie de foudre (ou des lézards voltaïques). Pardon pour cette digression qui n’a d’autre but que de vous encourager à approfondir vos études d’Histoire de la Magie, et pas du tout de faire la nique à Darkyl en dévoilant ses petits secrets.

(13) On raconte que c’est en hommage aux sourcils de Bendjam que le bâtiment abritant la première chaise électrique fut un temps surnommé « la ligne verte ».

(14) Après, on peut objecter que la tentative de régicide des mages du collège et leur insurrection réprimée dans le sang (au IXème siècle du Second Âge) n’ont rien fait pour que le gouvernement leur laisse les coudées franches depuis, non plus. Tout comme l’Incident Darkyl semble avoir resserré les liens entre l’Université et la Mairie de Darkam-City (15).

(15) Non, je ne me lasse pas de faire référence au sort funeste de l’ex-Conservateur. Mmmh … EX-conservateur … C’est si bon à dire …

(16) La rumeur selon laquelle mon Manoir-Tour-Crypte-Laboratoire (TM) dispose d’un petit régulateur clandestin est fausse. Parole de scout.

(17) La Tour de l’Effort Futile, comme fut rebaptisée la colonne de concrétions, est encore là-bas. Elle se visite, et son sommet est un endroit apprécié pour entamer un rituel apocalyptique. Il faut juste faire gaffe aux nids de chauve-souris mutantes.

(18) Et puis, mine de rien, un régulateur de mana, c’est cher.

(19) Rappel : la magie de tous les jours est profondément chaotique, comme il sied à un art qui crache au visage des lois de la physique. La magie de l’Ordre et de la Loi, quasiment perdue depuis la corruption des Meuldor et des Banyar, est ennuyeuse, solennelle, et s’accompagne souvent d’un bruit de gong genre jugement dernier, d’une colonne de lumière descendant des cieux, ou même d’un écho de bottes ferrées …

(20) C’est même en partie pour avoir expliqué ça à une dictature militaire incrédule que Bendjam finit sur la chaise électrique.

(21) Arrêtez de vous marrer ! J’ai déjà du mal à garder mon sérieux !

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Re: [Magie] Régulateurs de mana

Message par L'Archange Nain le Ven 1 Nov - 19:36

N'empêche que l'énergie athaumique c'est tellement meilleur pour la biodiversité du cancer du sida de la couche d'ozone !


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