Hôtel de Ville

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Jeu 6 Fév - 21:57

Quelque temps plus tard, Klaus vint trouver le Maire. La secrétaire n’étant pas à son poste, il risqua un œil dans le bureau …

Dwal : Klaus ! Tu ne vois pas que je suis occupé ? Je travaille sur un dossier important !

Il remplit à nouveau le verre à cocktail de la décoratrice demi-elfe rosissante, tandis que Monique continuait de masser ses super-épaules.

Klaus : Euh … Pardon pour le dérangement, monsieur le Maire … J’ai ici les représentants du REVENS, pour régler le conflit judiciaire avec Mougueducques-les-Aiguilles. J’ai donc un groupe complet, et nous devrions pouvoir partir dès dem-
Dwal : Cette histoire n’est toujours pas réglée ? Je vous croyais déjà en route ! Pourquoi me harcèle-t-on sans cesse de détails fastidieux ?
Klaus : Mais, monsieur le Maire … Jawbreaker a dit que la Marque de Quête de Brûlepourpoint ne serait pas prête avant-
Dwal : Ce que tu m’ennuies ! Dis à ce sadique à la face de chlore de se secouer les puces, ou je le vire. On verra s’il arrive à vivre privé de sa prison chérie.
Klaus : affraid Vous … vous voulez vraiment que j’aille dire ça à Jawbreaker ? En face ? Sans parchemin de Résurrection ?
Dwal :En fait ce que je voudrais vraiment, c’est que tu aies débarrassé le plancher depuis déjà cinq minutes. L’atmosphère dans ce bureau est déjà assez étouffante sans toi. En fait, nous allions nous mettre plus à l’aise vestimentairement …

La demi-elfe et la secrétaire gloussèrent en réponse à son clin d’œil.

Klaus : Je vous laisse, alors … J’imagine que le briefing du groupe …
Dwal : Klaus, soit tu sors, soit tu te mets à l’aise avec tout le monde !
Klaus : … Je m’occuperai du briefing, donc. Je vous souhaite une bonne … euh … au revoir, monsieur le Maire.

Il referma la porte et se répéta plusieurs fois que travailler pour Dwalin valait infiniment mieux que travailler pour le lutin intelligent – même si, sur le moment, il ne pouvait s’empêcher de ressentir un malaise familier. « Je sers la ville et c’est ma joie », marmonna-t-il en descendant rejoindre Baldrin, Frosti et Garzok.

Baldrin : Alors ? Tout est en règle ? Pourrons-nous partir rapidement ?
Klaus : Tout à fait. Nous avons l’aval du Maire, qui suit cette affaire avec le plus vif intérêt, je vous le certifie. Il vous recevrait bien, mais il est en conférence, là.
Frosti : Alors on taille la route ?
Klaus : Nous ne pouvons partir sans le reste du groupe. Certaines choses ne seront pas prêtes avant demain matin. Prenez le temps de faire vos bagages.
Garz : Le temps est hélas un facteur limitant en cette affaire, cher ami. Les chasseurs de primes de toute la province convergent sur nous et nos camarades comme des hobbits sur un buffet garni.
Klaus : Vous saviez à quoi vous attendre en prenant la place de criminels sous le coup d’un avis de recherche. Et les autres personnes concernées font avec.
Garz : Je vous ferai respectueusement remarquer que les autres personnes concernées n’ont pas suscité les mêmes inimitiés parmi la population que nous. Tout ce qui porte oreille pointue en cette cité s’efforce de tuyauter à tout-va.

L’orque agita son monocle en direction du hall adjacent, où Tulmond Selevpurdaaneth chuchotait précipitamment à l’oreille de deux guerriers baraqués, en pointant un porte-plume vers Frosti. Se sentant repéré, il décampa, dissimulé derrière une liasse de parchemins, tandis que les guerriers s’avançaient arme au poing.

Baldrin : Ils ne vont quand même pas déclencher un combat en plein Hôtel de Ville ?
Guerrier1 : On est des chasseurs de primes certifiés, et il y a une prime officielle sur vous. On a la loi pour nous.
??? : La loi des humanoïdes, peut-être. Mais pas la loi divine !

Une paire de tartes au citron s’écrasa sur le casque d’un guerrier et sur le plastron de l’autre. Un instant déconcertés, ils les balayèrent d’un revers de gantelet.

Guerrier2 : C’est toi qui as balancé ça, le lutin ? Tu ferais mieux de pas t’en mêler.
Guerrier1 : Oui, sinon c’est pas tes pâtisseries divines qui te sauveront.
Elu (s’approchant) : C’est ainsi que vous traitez un dessert qui est de toute évidence un symbole solaire ? Garde sainte du Temple de Drag, saisissez-vous de ces blasphes amateurs !!!

A ce cri, une dizaine de gardes du Temple accoururent des couloirs voisins et se jetèrent sur les deux guerriers qui disparurent sous la masse.

Elu : Et après ça on dira que je n’ai pas de pouvoirs divins ! Hin hin hin … Salut, Klaus.
Klaus : Votre Miraculeuse Mesquinitude, c’est toujours un plaisir très particulier de vous voir. Qu’est-ce qui vous amène ici ?
Elu : Je ne fais que répandre la lumière de mon dieu. Tu me connais, Klaus. Ce n’est pas mon genre de rôder dans les couloirs de la Mairie à l’affût d’une opportunité de coup d’Etat.
Baldrin : En tout cas, merci de votre aide.
Klaus : Elle fut bizarrement efficace. C’est étonnant quand on vous connaît.
Elu : Pas vraiment, j’ai juste laissé des sous-fifres faire le boulot à ma place. C’est une leçon de vie que j’ai apprise avec toi, Klaus.
Klaus : De rien ...
Frosti : Assez de politesse ! Il y a du kill steal dans l’air. Je m’échauffais déjà le sang à l’idée de désosser ces types, moi.
Elu : Désolé pour ça. Pour me faire pardonner, j’ai une solution à votre problème : je vous invite à passer la nuit dans le seul endroit de la ville où personne n’aura l’idée de venir vous chercher des cachous dans la tête ...
LRDG : Pas le …
Elu : … le Temple de Trekk !
Klaus : Oh non …
Frosti: Tu veux te faire pardonner de nous avoir privés d’une baston, en nous emmenant dans un endroit où personne ne voudra venir nous bastonner ? T’es chaussetté du cerveau ?
Garz : C’est un lutin, mon cher.
Elu : Gardes ! Amenez ces deux types à Goback, et dites-lui que ce sont des amis de … celui des deux dieux qu’il aime pas. Une fois qu’il les aura convenablement châtiés, recatéchisés et exposés sur le parvis, les autres chasseurs de primes y regarderont à deux fois avant de venir vous chercher.
Baldrin : Peut-être tout ceci n’est-il pas une si mauvaise idée. Il est certain que cela vaut mieux que de jouer au chat et à la souris à travers la ville toute la nuit …
Frosti : Mais je veux jouer au chat et à la souris, moi !
Baldrin : Frosti, mâche ta barbe et laisse les grandes personnes prendre les décisions.
Elu : En route, alors. Remarquez comme je m’occupe de vos problèmes avec plus d’attention et de soin que le Supernain, je dis ça comme ça.
Klaus : D’autant plus remarquable que vous n’êtes pas censé vous en occuper.
Elu : Allons, je suis conseiller municipal, non ? Pense à toutes ces réunions auxquelles nous allons assister désormais, ça sera comme à la grande époque !
Klaus : Le fait de manquer ces réunions est le seul aspect positif de mon départ à l’aventure avec une bande de criminels en probation.

Devisant ainsi plaisamment, le petit groupe se dirigea dans le soir tombant vers le Temple de Drehk, où l’on allumait les braseros.

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Ven 9 Jan - 23:28

Le lendemain, aux premières lueurs du jour, les colonels Hix et Higrek furent introduits dans le bureau de Dwalin. Ils croisèrent une demi-elfe assez décoiffée qui s’éclipsait, les yeux baissés, une paire de sandales à talons à la main. Dans le bureau, les rideaux tirés maintenaient une épaisse pénombre ; mais des années de chasse au rat d’égout avaient aiguisé la vue des deux anciens (?) clochards, qui purent distinguer la pièce. Le grand bureau municipal avait été rangé dans un coin, pour céder la place à un énorme fauteuil matelassé, avec repose-pieds et minibar dans l’accoudoir. Sur le sol, des verres à cocktail vides, et des bouts de papier d’emballage. Ces lambeaux menaient à une pile de paquets et de boîtes enrubannées, dans un état de déballement plus ou moins avancé. Le Supernain leur tournait le dos ; face à un miroir en pied tout neuf, il essayait un blouson de cuir noir d’allure luxueuse et bad-boyesque.

Hix : Elite de la garde au rapport, M’sieur le Maire !
Dwal : Pas si fort, messieurs. Ma secrétaire finit sa nuit.

Les colonels repérèrent la silhouette féminine de Monique, ronflant semi-vêtue sur l’écritoire de copiste (les photocopieuses n’existent pas dans cet univers).

Higrek : Ploum-ploum-ploum, décidément une nuit agitée, entre ici et l’usine ... Les oracles de Slanoush et Lafoune avaient annoncé quelque chose ?
Hix : J’ai rien vu dans l’horoscope du NDT sur lequel j’ai dormi.
Dwal : Bien-bien-bien … Ca c’est un look de Christmasbuster qui se respecte. De Superbuster, même.
Hix : Mais … C’est pas Nowel, Votre Mairitude.
Dwal : Silence, simples mortels ! Ca l’était quand j’ai piqué ce blouson !
Higrek : Vous envisagez un relooking ?
Dwal : Oui, pour refléter un fait dont j’ai récemment pris conscience : je suis très, très cool. Attendez que j’ouvre le paquet cadeau de produits pour cheveux !
Higrek : Il existe des produits pour cheveux ?
Dwal :Et donc, fort de ma nouvelle assurance, j’ai décidé qu’il était temps que mon mandat municipal reflète ma superpuissance et ma classe. Et voilà pourquoi je suis las de l’incompétence crasse dont vous persistez à faire preuve quant au Corbeau.
Hix : Hé, je crois pas que vous ayez réussi à l’attraper l’autre nuit sur les docks quand il s’est enf-

Deux trous fumants en forme d’yeux, apparaissant dans la tunique du colonel à hauteur du cœur, le dissuadèrent de finir sa phrase.

Hix : pale Ce … ce que je veux dire, monsieur le Maire, c’est que nous sommes proches du but. Nous avons failli le coincer cette nuit …
Dwal : Vraiment ? Si j’en crois les rapports, vous étiez dans un quartier louche en train de refiler des bijoux à un receleur au moment des faits.
Hix : C’était, euh, une enquête …
Higrek : Et nous sommes intervenus dès que l’alerte a été donnée !
Dwal : Toujours d’après les rapports, l’alerte était « eh les gars, y a des filles en porte-jarretelles qui sortent de chez Pkmaster Holymetal ».
Higrek : Les attentats à la pudeur font partie de notre juridiction !
Hix : Et c’est notre zèle qui nous a permis d’être sur les lieux à temps pour sauver le citoyen Ratapoil.
Dwal : Vraiment ? Voyons ça. Vous pouvez entrer, lieutenant !

Le lieutenant Horass Yokeyn, du SGI, entra dans le bureau. Ignorant le regard assassin des colonels de la milice (la rivalité entre leurs services n'avait jamais été aussi âpre; et puis, avec leurs yeux jaunis et injectés de sang, les deux clochards avaient l'air de jeter des regards assassins en permanence), il s’avança et présenta une liasse de parchemins au maire.

HY : Les conclusions des premiers relevés à Pkmaster Holymetal, Monsieur le Maire.
Dwal : Je vais lire ça en détail. *feuillette la liasse en une demi-microseconde* Je vois. Messieurs, vous serez ravis d'apprendre que l'examen des preuves confirme que vous avez bien manqué le Corbeau. Et une sacrée fiesta, apparemment, héhé. Ce Ratapoil a le sens du spectacle ... Je devrais peut-être lui demander de remanier mes meetings.
Hix : C'est tout ? Merci au SGI de nous dire ce qu'on a déjà confirmé depuis longtemps.
Higrek : Ouais, tout le monde le sait, que Ratapoil n'a pas son pareil pour les messes roses.
Hix : Et pour le Corbeau, on était au courant aussi, hein. Les plumes et les vaches mortes, ça se remarque. Mais merci quand même. Et si on en venait à l'élément nouveau et vraiment intéressant ? Qui a été découvert par ... attendez voir ... Par les peaux-vertes ?
Higrek : Hé non !!! Par les peaux-mortes !
Hix : Nous, quoi.
Dwal : On m'a parlé de votre "percée". Le témoignage de Ratapoil, n'est-ce pas ?
Higrek : Oui, c'est lui qui a tenu à ce qu'on appelle ça une percée.
Hix : C'est là qu'on a décidé de le renvoyer chez lui. Ca devenait intenable, il me donnait presque envie de me laver.
Higrek : N'empêche ! Il a formellement identifié le Corbeau ! Pour la première fois, des éléments sur son identité, son origine !
Hix : Si on exploite ces informations, on peut le coincer !
Higrek : Alors sauf votre respect, Monsieur le Maire, crasse peut-être, mais pas incompétence. Restons polis.
Dwal : Moui ... un certain Raven mystérieusement croisé à l'autre bout du continent, doté de pouvoirs vagues et inexpliqués, qui se serait joint au groupe de Ratapoil sans raison particulière, avant de le quitter sans plus de logique, pour être peut-être téléporté à D-City, ce qui l'aurait allez savoir pourquoi rendu fou ... Tout s'explique, on le voit.
Hix : En effet ! Et en plus les dates coïncident, ce Raven aurait disparu de Russie la veille du meurtre de Gérard Zaide, premier de la série !
Dwal : Ne faites pas l'idiot en faisant comme si on était d'accord ! Vous ne décelez pas le super-sarcasme ? Les trous gros comme mes biceps qu'il y a dans cette histoire ?
Hix : Mais ... Ratapoil est formel ! Et si on interroge ceux qui l'accompagnaient ...
Dwal : Ha ! Boris, le permalcoolique ? L'Archange Nain, ce bioterroriste ? Et quant aux déclarations de Ratapoil, parlons-en, justement ! Lieutenant, vous voulez leur dire ?
HY : Nos analyses ont révélé d'autres traces, plus discrètes mais indiscutables. Le Corbeau n'était pas le seul insaisissable individu présent cette nuit ... Cervelad était là aussi !!!

Il fit le geste de retirer dramatiquement ses lunettes, mais se rendit compte qu'elles étaient dans la poche de sa veste. Dépité, il les enfila avec emphase en chuchotant "Yeeeeaaaah", mais il avait manqué son effet.

Higrek : Le freluquet qui persiste à se mêler du boulot de la milice ? C'est pas vrai !
Dwal : Eh si ! Vous avez donc laissé filer deux types recherchés pour le prix d'un, cette nuit, bravo les gars. Les indices nous révèlent qu'il se serait encore une fois battu avec le Corbeau. On dirait qu'il lui en veut particulièrement. Intéressant, mais ce n'est pas le meilleur. Le meilleur, voyez-vous, c'est que votre précieux témoin-clé n'a aucun souvenir de sa présence ...

Le Supermaire déposa une tape amicale sur l'épaule des colonels, ce qui les fit tomber sur les rotules.

Dwal : D'où ma propension à jeter toute sa déposition aux orties, et cette origin story fumeuse avec, puisque de toute évidence il vous mène en bateau. Comme tout le monde dans cette ville apparemment ...
Hix : Mais pourquoi nous raconter ...
Higrek : Monsieur le Maire, il nous a peut-être menti pour le crétin des bois, mais laissez-nous quand même vérifier cette histoire de Raven ! La véritable identité du Corbeau-
Dwal : -nous est connue. Indépendamment, et je dirais même en dépit, de vos pathétiques efforts.
Hix&Higrek : Quoi ???
HY : Un élément de la scène de crime a enfin validé une théorie sur laquelle le SGI planchait depuis des semaines.
Dwal : Une plume ...
HY : ... qui a réagi différemment des autres à nos tests.
Dwal : De ce que j'ai compris, au lieu de faire couiner de rire les snotlings, elle leur a électrocuté la plante des pieds.
Hix : Une plume électrique ?
Higrek : Attendez ! Vous voulez dire ...
HY : Le doute n'est plus permis.

Il vérifia rapidement la présence de ses lunettes.

HY : Le Corbeau n'est autre ... *lunettes off* ... QUE NINJIGEN !!!

*dzing*

Dans son retirage de lunettes dramatique, le hobgobelin avait renversé les verres à cocktail. Dwalin réprima un super-roulement d'yeux.

Hix : Mais ... Attendez ! Une plume de Ninjigen dans son usine, ça n'est pas-
HY : La plume était fraîche, intacte. Soyeuse et croustillante. Pas plus de deux ou trois jours. Sygmato est absent depuis des mois.
Dwal : Porté disparu depuis l'Incident Darkyl ... qui, tiens donc, a eu lieu deux jours avant le premier meurtre du Corbeau. Que dites-vous de ça, dans la catégorie "dates qui coïncident"?

Abasourdis par la tournure que prenaient les choses, les clodolonels ne trouvaient plus leurs mots, se grattant mutuellement la tête avec ahurissement.

HY : Inutile de vous rappeler les effets de l'Incident. Pris en plein milieu, Ninjigen Sygmato a probablement absorbé des mégathaums de magie chaotique, faisant de ce tueur psychopathe ... *lunettes re-on* ... UN TUEUR PSYCHOPATHE. Cool
Dwal : Je viens de lire les mois de recherche du SGI, tout y est. Le profil, le style de combat aérien basé sur la vitesse ...
HY : Un solide profiling psychologique démontrant que les épéistes ailés sont plus susceptibles que la moyenne de devenir des fous homicides ... Je ne vous ferai pas l'affront de remonter jusqu'à l'affaire Joseph Irotte ...
Dwal : Même la haine de Cervelad s'explique, s'il est elfique comme on le pense fortement, et si le Corbeau n'est autre que l'ancien champion du REVENS.
Higrek : Mais ... je sais pas, moi ... les vaches ??? Depuis quand Sygmato fait pleuvoir des vaches ?
HY : J'ai un mémo spéculant sur les effets possibles de la baguette chirurin, et son association avec le suspect. Tout concorde, je vous dis. Cette plume est la touche finale. Grâce à elle, nous sommes enfin en mesure de progresser pour finir par l'arrêter. Cette plume ... sera plus forte que son ép-
Dwal : Oui, bon, ça suffit avec les lunettes.
HY : Yeeeeeaaaah ! ... Je veux dire oui, Monsieur le Maire.
Dwal : Vous pouvez disposer. Je veux une nouvelle prime sur Sygmato, pour ses crimes en tant que Corbeau. Ajoutez-la à celle qu'il a déjà pour l'Incident.
HY : Tout de suite.
Dwal : Vous êtes en charge de cette enquête, lieutenant. Dites au commissaire Nénesse que je suis content de vous. Maintenant sortez sans toucher à vos lunettes. Ou plutôt ... Donnez-les moi.
HY : pale Mais ... Monsieur le Maire !
Dwal : Ordre du SuperMaire ! Je peux aussi vous projeter par la fenêtre d'un seul souffle, et les saisir au vol avant que la gravité les rattrape. A vous de voir.

Lentement, l'officier remit ses précieuses lunettes à Dwalin et sortit, l'air aussi triste qu'un hobgobelin pouvait l'être. Aussitôt Dwalin poussa un soupir de satisfaction, se versa un verre et se carra dans son nouveau fauteuil. Essayant les lunettes pour voir si elles rendaient bien avec son blouson, il sourit et se tourna vers les colonels anéantis.

Dwal : Je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de me rendre compte qu'un gros changement de style et de management s'imposait. En même pas 24 heures, j'ai évacué des problèmes, déplacé des montagnes ! Littéralement ! Et en plus, ce que je m'éclate, vous n'avez pas idée.
Hix : Monsieur le Maire ... Si vous me permettez ... Higrek et moi, on trouve que cette théorie sur Sygmato, c'est peut-être un peu ...
Dwal : Quoi ? Vous préférez croire qu'il y a comme par hasard un deuxième épéiste ailé assoiffé de sang dans cette ville, qui surgit juste au moment où le premier disparaît de la surface ? Vous n'avez jamais entendu parler de la règle de la djellaba pour trois personnes ?
Hix : Euh ... Non.
Dwal : *soupir* C'est de la logique élémentaire, mes pauvres. Le fameux principe du Rasoir Darkam.

Du pouce, il indiqua le mur derrière lui. Parmi les ornements et trésors de la ville, une grossière épée à deux mains de 6 mètres de long en silex était suspendue. La lame était gravée de glyphes d'aspect grossier.

Dwal : C'est du vieux troll. Ca dit en gros : « Quand fe préfente devant toy un choix entre deux folutionf, cefle-là mefme qui eftoit la pluf fimple eft la bonne. Et la plus fimple folution eft d’attaquer le problefme au Rafoyr. » Grande sagesse de notre Maire originel, et dont je n'ai jamais perçu le sens plus clairement qu'aujourd'hui.
Higrek : Je suis pas sûr de saisir ...
Dwal : Ca dit qu'il est bien plus logique de croire en l'hypothèse qui n'invente pas de deuxième escrimeur zinzin, et qu'il est encore plus logique de tout mettre en oeuvre pour poutrer le problème. Et en tant que Maire, j'aime ces propos. Une nouvelle journée commence, que je vais attaquer avec ma nouvelle vision de la vie. Plus de traînasseries ou de bêtes scrupules ! Du fun, de l'efficacité ! A propos, vous êtes virés. Vous êtes incompétents, casse-pieds, vous avez dérobé 1d4 objets dans ce bureau depuis votre arrivée, et vous agressez mon super-odorat. Je vous réclamerais bien vos badges, mais je sais qu'ils sont au clou, comme vos armes de service. Maintenant, si vous avez quelque chose à dire, les plantes vertes du couloir seront ravies de l'entendre.

Avec une vitesse trop surhumaine pour que les malheureux ex-colonels puissent commencer à penser à une réaction, Dwalin fit tourner son fauteuil, déclenchant une mini-tornade qui propulsa Hix et Higrek hors du bureau, les quatre fers en l'air, refermant la porte derrière eux.


Dernière édition par nécroX le Jeu 24 Déc - 16:56, édité 1 fois

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Re: Hôtel de Ville

Message par Dwalin le Dim 18 Jan - 19:32

Dwal : Faut tout faire soi-même en fait dans cette ville. Ça tombe bien, je suis Super Balèse.



Bon, par où on commence. Ce Corbeau, où est-ce qu'on l'a vu la dernière fois ?

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Dim 30 Aoû - 20:20

S'extirpant des ficus décoratifs de l'antichambre, Hix et Higrek firent mine d'épousseter leur uniforme avant de se rappeler qu'ils étaient redevenus de simples clochards civils. Ils échangèrent des regards furieux (et des babioles récupérées dans le bureau).

Higrek : Nous retirer l'enquête comme ça ! Et maintenant, en plus !
Hix : C'est vrai que ça n'a pas de sens. Ça fait des mois qu'on est chargés de l'affaire sans aucun progrès.
Higrek : On n'était peut-être pas arrivés à grand-chose, mais au moins on n'avait pas aggravé le problème ! Dans cette ville, c'est déjà impressionnant.
Hix : Et pile au moment où on découvre enfin un élément important, le Maire nous flanque dehors !?! C'est anti-pédagogique, voilà ce que c'est.
Higrek : A vous dégoûter d'avoir une influence positive sur les choses !
Hix : Au moins, nous voilà redevenus des clochards. On n'aura plus jamais besoin d'avoir la moindre influence positive sur quoi que ce soit !
Higrek : A part notre taux d'alcool dans le sang.

Avec un rire phtisique, les deux miséreux commencèrent à partir, quand un gnome en robes trottina hors de l'escalier, les bouscula et ouvrit les portes du bureau de Dwalin.

Hix : Euh, il est pas d'humeur-

Mais les portes béantes montrèrent, à eux comme à Vilbert de Tornesac, que le grand bureau était vide (à part Monique, la secrétaire toujours dans les choux). Une fenêtre ouverte indiquait que le Supernain était sorti par la voie des airs.

Hix : Vous venez de le manquer. Estimez-vous heureux.
Vilbert : Quoi ? Non, je dois lui parler d'urgence ! Un insidieux péril le menace, ainsi que toute la ville ! Avait-il une pierre rouge avec lui ?
Higrek : Hmm ... Il avait bien un truc dans la poche de ce nouveau blouson en cuir de dragon noir. Ces coupes ajustées, ça révèle tout.
Hix : Ah, j'ai juste cru qu'il avait un nouveau muscle. Ce caillou dont vous causez ... il a de la valeur ?
Vilbert : Hein ? Euh ... Pas particulièrement, que je sache.
Hix : Oh. Simple curiosité, hein, même nous on n'est pas assez désespérés pour faire les poches de Supernain.
Vilbert : Oh non ... Il faut que je lui parle, je devrais pouvoir le trouver avec un simple sort de détection ... J'y pense, avez-vous également vu une pierre verte, quelque part ?
Higrek : Une pierre verte ? Moussue, vous voulez dire ?
Hix : C'est pour une sieste ?
Vilbert : Non, un cristal vert brillant, gros comme un poing de taille M ... Mes divinations indiquent que cette pierre a un rapport avec tout ça.
Hix : Euh, là ... Dans un univers fantasy, des cristaux verts ayant une importance mystérieuse, y en a partout, mon pote. Désolé.
Higrek (fouillant dans sa poche) : J'en ai un là, tiens. Je crois qu'il complète un médaillon menant à un héritage perdu. Ou alors il repousse les hommes-céleris, je sais plus.
Vilbert : Non, le mien est dans une petite boîte cylindrique faite d'un matériau mystérieux, avec une étiquette.
Hix : Ha, ça ! C'est la boîte pour laquelle tout le monde s'est battu devant la mairie, l'autre fois !
Higrek : Ouais, on l'a eue entre les mains. Elle avait l'air d'avoir un effet bizarre sur Dwalin. L'affaiblir, ou le rendre normal, je sais plus.
Vilbert : Vraiment ???
Hix : Toute la ville était là. Comment vous pouvez pas être au courant ?
Vilbert : Je suis parfois un peu distrait. Cette boîte, où est-elle ?
Higrek : Perdue à jamais !
Vilbert : Désintégration astrale ? Volcan ? Portail ? Trou noir ?
Hix : Guu.
Vilbert : Pardon ?
Hix : Guu l'a mangée.
Vilbert : Qui cela ?
Hix : Guu ! La fille aux cheveux rose qui bouffe tout, que rien n'arrête et qui entulipe le monde ! Tout le monde sait qui c'est !
Higrek : Un peu distrait, hein ?
Vilbert : Seulement en ce qui concerne le passé, le présent et certains futurs. Je vois, cette pierre est donc hors d'atteinte ... Je vais devoir rentrer à l'Université et réinterpréter les signes ... Bonne journée, messieurs.
Higrek : Euh, vous deviez pas parler d'urgence à Dwalin ? Une histoire de pierre rouge et de danger ?
Vilbert : Mille furets ! Vous avez raison !

Et le gnome repartit comme il était venu, sous l’œil mi-amusé, mi-blasé des deux clochards.

Hix : Bon, ben ... Retour à la vie civile ! Tu veux qu'on aille allumer un feu de poubelle (hobbite, c'est celles qui brûlent le mieux) ? Comme au bon vieux temps ?
Higrek : Non, on a déjà fait ça avant-hier. J'ai l'impression qu'on oublie un truc ...
Hix : Ouais, moi aussi, mais je crois qu'on a tout le contenu du minibar de Dwalin.
Higrek : Non, pas ça ... Attends ... GERARD !
Hix : Lequel ? On en connaît plein, un clochard sur deux s'appelle Gér- ZAIDE ! Gérard Zaide ! Notre frère de cloche !
Higrek : Tué par le Corbeau ! Qu'on a juré de venger !
Hix : Zaide, hein, pas le Corbeau ?
Higrek : C'est ça. Comment on a pu l'oublier ?
Hix : Bah ... Une nuit courte et mouvementée ? On a atteint la cinquième étape du deuil ? Un sort d'Amnésie du Corbeau ? Il faut vraiment qu'on arrête de boire au tout-à-l'égout en plomb du bâtiment des TP de potions ?
Higrek : ... Je penche pour le deuil. Mais on a toujours un devoir envers notre ami !
Hix : Tu as raison ! Au boulot, on va continuer tout seuls ! Et pour commencer ... Je remarque que Dwalin a laissé tous les rapports et dossiers de l'affaire Corbeau sur son bureau en partant ...
Higrek : Tu penses à ce que je pense ?

Une subtilisation éclair plus tard ...

Higrek : Ces réserves de papier toilette nous seront bien utiles. Et maintenant, à nous trois, Corbeau !

Remplis de sainte fureur et désormais libres de toute contrainte officielle (à esquiver), les deux clochards descendirent les escaliers et sortirent de la mairie.

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Dim 27 Déc - 17:16

Ce même jour, au coucher du soleil, le commissaire Ghaurdonn errait dans les rues du quartier administratif, caressant avec perplexité sa moustache en brosse. Le lieutenant Horass Yokeyn était arrivé le matin même au QG du SGI avec les nouvelles instructions de la Mairie : déployer tous les efforts nécessaires pour débarrasser la ville du Corbeau, alias Ninjigen Sygmato. Yokeyn avait ajouté qu'exceptionnellement, le Maire semblait attendre des résultats probants, et paraissait assez remonté pour punir l'échec aussi vigoureusement que son troll de prédécesseur. Puis il avait tristement marmonné quelque chose sur la perte de ses lunettes fétiches et était parti s'aliter.
Sous les vigoureuses gueulantes du commissaire Héliote Nénesse, tout le bâtiment était entré dans une activité de fourmilière. Les enquêteurs avaient visionné en boucle des enregistrements du Tournoi de Catch en mangeant du pop-corn moisi, pour identifier des points faibles de l'ange bourrin. Les ingénieurs gobelins avaient commencé à bricoler avec excitation de nouveaux lance-filets plus résistants et aux misfires plus spectaculaires. Même l'inspecteur Dérikk et le lieutenant K'lombô, les hobgobelins les plus vieux et poussifs du service (qui refusaient obstinément de partir à la retraite parce qu'ils savaient bien que c'est la veille de la retraite qu'un flic se fait descendre) avaient été vus fourbir des armes de service (dont tout le monde aurait été prêt à jurer qu'ils étaient dépourvus).

Ghaurdonn n'était cependant pas satisfait; il était une des rares personnes à avoir affronté le Corbeau et survécu, et en déambulant il repensait à cette nuit fatale au bord du fleuve. Il n'était pas certain d'avoir eu affaire à Ninjigen, qui lui semblait être un autre genre de tueur psychopathe. Mais surtout, que le Corbeau soit ou non l'ange déchu, cette mobilisation lui paraissait futile. L'épéiste  avait massacré sa patrouille sans effort, puis s'était échappé sans que les considérables renforts puissent rien y faire. L'envoi d'un plus grand nombre de peaux-vertes ferait-il une différence (à part causer enfin le décès de Dérikk et K'lombô) ? Le commissaire Ghaurdonn en doutait.

Pour sa part, il ne retenait qu'une chose de cette nuit : un être, un seul, avait tenu le monstre en échec. Ce héros masqué que la presse appelait Cervelad, et que le SGI et la garde municipale considéraient comme un criminel (seul point sur lequel ils étaient d'accord, ces derniers jours). Ghaurdonn n'était pas de cet avis, et pensait que seule la collaboration de cet être mystérieux pourrait mener à la fin du Corbeau.
Le commissaire envisageait l'insubordination pure et simple. Cette idée le fit hésiter une demi-seconde, puis il se souvint qu'il était un hobgobelin, membre du Spécial Gobelin Investigation, un organisme tellement bordélique que même ses membres n'en comprenaient pas toujours la hiérarchie.

Mais comment contacter l'insaisissable justicier nocturne ?


??? : Bonsoir, mon fils. Tu sembles avoir besoin de conseils et d'aide spirituelle.

Ghaurdonn se retourna et aperçut devant son nez un croisement entre un bonnet de lutin et une très haute mitre. Au-dessous, à hauteur de son genou, le lutin intelligent levait vers lui un regard narquois.

Ghaurdonn : Euh ... Quoi ?
Elu : Tu peux me parler, fidèle officier, je suis un élu municipal. Enfin, je siège au conseil municipal, et je suis l'Elu (d'une puissance supérieure dont le nom m'échappe là tout de suite). C'est mon devoir de traîner autour de la Mairie en offrant mon secours spirituel à ceux qui le désirent. S'ils en viennent à conclure que l'administration actuelle n'est pas apte à les aider comme je le fais, c'est un heureux et imprévu effet secondaire.
Ghaurdonn : Eh bien, ça ne me coûte rien de demander ... Je cherche un moyen de contacter Cervelad, le justicier masqué. Le culte de Drehk a une solution ?
Elu : Drehk ! C'est ça ! Je l'avais sur le bout de la langue. Et ne crois pas que ma nature lutine me rende incapable de percevoir le scepticisme dans ta voix. Sache que justement, je sais comment contacter celui que tu cherches. Suis-moi, et apprends à ne pas douter de la toute-puissance de ... de ...
Ghaurdonn : Drehk ?
Elu : Voilà ! ... Et par extension, de moi.

Dubitatif mais dépourvu de meilleure piste, le commissaire hobgobelin emboîta le pas à l'Elu, en direction du Temple de Drehk.

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