Hôtel de Ville

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Lun 5 Mar - 22:57

Une quarantaine de jours sans histoire plus tard …
Enfin, sans histoire … Bon, les citoyens disparus étaient revenus de nulle part, congelés et contrôlés mentalement. Inhabituel, c’est vrai. Mais puisque le Maire avait annoncé que tous les disparus avaient été retrouvés grâce aux efforts du SGI sous sa supervision éclairée, c’était plutôt un point positif. Et tout l’embarras pour trouver une solution à la situation avait été refilé à l’Université et au SMFO. Quant à ces rumeurs de petits monstres bleus, elles ne parvenaient pas aux oreilles du Maire ; y fussent-elles parvenues qu’il aurait haussé les épaules et répondu quelque chose comme « la routine habituelle, quoi » - et il n’aurait même pas eu tort. La ville était donc en ordre, et son Maire s’affairait donc à graver dans le bois du bureau tous les nouveaux titres officiels qu’il s’inventait au fur et à mesure, quand des exclamations et des bruits de métal retentirent dans le couloir.


GM : Bon sang c’est quoi ce vacarme ? On ne s’entend plus irradier la formidablitude par tous les pores de sa barboteuse, ici.
Garde : Une tentative d’effraction, Votre Majesté Sacrée. Ce sont ces petits zombies qui ne savent dire que Chamallow et Christmasbusters. Ils sont de retour, en encore plus bizarrement visqueux, coloré et mentholé.
GM : Des êtres qui étaient jadis des lutins et qui ont sacrifié leur vie pour ressembler encore plus à des bonbons ? J’espère que vous les avez honorés comme il se doit, soldat.
Garde : Ca … dépend, Ô Elu Municipal et Divin. On peut … euh … honorer leurs restes, si ça vous fait plaisir …
GM : Vous les avez TUES ? Que quelqu’un me retienne ou je vous jure que par les pouvoirs qui me sont conférés je vous … désigne comme hérétique à Grossflack !
Garde : Mais, Monsieur le Mairissime, ces êtres créent des troubles dans les rues depuis deux semaines ! Ils sont soupçonnés de plusieurs meurtres et disparitions, et la rumeur dit même qu’ils convertiraient les plus simples d’esprit de leurs victimes à leur cause !
GM : Vous mélangez tout, là. Ca ce sont les sakoalas, c’est de l’histoire ancienne. Bon sang, je ne lis même pas les rapports qu’on me fournit et je suis mieux renseigné que vous !
Garde : Non Monsieur le Maire, les colonels Hix et Higrek sont formels ! Qu’Haimji nous protège de la répétitivité des intrigues recyclées, c’est la vérité ! De nombreux témoins les ont vus à la Taverne. Ils traquent toute référence au Père Nowel et agressent n’importe qui. Ils ont même attaqué le MACAC pendant sa collecte d’arriérés d’impôts. Ca a réveillé de tels traumatismes qu’il s’est réfugié dans son bureau pour s’y barricader, et il refuse d’en sortir.
GM : Par mon bonnet-couronne ! Voilà des faits extrêmement sérieux, et je suis choqué de n’en être informé que maintenant ! Comment ça, Klaus a un bureau à lui ? C’est quoi ce délire ?
Garde : Une simple cheminée, désaffectée depuis votre ordonnance de maintenir la température de l’étage au niveau idéal pour que les crèmes glacées ne fondent pas trop vite quand vous les dégustez.
GM : Il a peur d’être pris pour le Père Nowel et il se cache dans une cheminée ? Parfois je me demande si je ne fais pas un peu trop confiance à ce nain … Quoi qu’il en soit, vous avez eu raison de tuer ceux qui voulaient entrer ici. Ces êtres rendent les gens stressés et malheureux, les changent en créatures hâves et maigres, et nuisent à la rentrée des impôts. Ils sont en fait le contraire absolu de bonbons !!! Convoquez-moi les colonels, Klaus et un quelconque type du SGI, cette affaire me semble sérieuse !

Quelques instants plus tard, Hix, Higrek, un Klaus traîné de force et en équipement complet de geôlier de la Tour et le lieutenant Horass Yokeyn siégeaient dans le bureau municipal.

GM : Que savons-nous sur cette affaire ?
Klaus : Ils sont de retour … De retour …
Hix : Au cours de nos patrouilles de nuit pour repérer le Corbeau, nous avons pu observer que ces petites créatures proliféraient.
Higrek : Une fois de plus les sans-abri souffrent ! Ils se font tuer par ces Christmasbusters et, ironie du sort, sont trop intelligents pour les rejoindre dans leur traque ! N’est-il pas tragique que ces hommes, femmes et humanoïdes laissés au ban de la société civile de leur vivant, continuent dans la mort d’être ostracisés pour des raisons inverses ?
GM : Mon gaillard, pour la cent-trente-douzième fois, je suis un lutin … intelligent. La carte de la minorité rejetée par les siens et par les autres ne me fera pas verser de larmes.
Higrek : Ca valait le coup d’essayer.
Hix : Arrête d’oublier qu’on est colonels maintenant, on n’a plus besoin d’inspirer pitié ! Monsieur le Maire, les Christmasbusters ont lancé une véritable épidémie. Les rues commencent à être parcourues par des rats, des chiens, et même des barbares, tous contaminés et contagieux.
Klaus : Leur nombre augmente ???
GM : Du calme Klaus ! Les brillants esprits que nous sommes tous ici ne craignent rien d’eux. A part le démembrement classique, je veux dire.
Horass Yokeyn : Monsieur le Grand Maire, les services du SGI ont remarqué que leur activité était très intense dans certains points de la ville, et notamment dans ce quartier précis, autour de l’Hôtel de Ville et des bâtiments attenants. A croire que quelque chose de précis les y intéresse. Un témoin s’est présenté à mes hommes. Elle veut vous voir pour parler de ça. Je la fais entrer ?
GM : Allez-y, je me charge de la faire parler ! Avec mes pouvoirs d’Elu divin !
Klaus : Vous n’avez pas de pouvoir, et c’est un témoin volontaire …

Les portes du bureau s’ouvrirent sur deux gobelins du SGI encadrant une grande et belle femme blonde en longue robe.

HY : Repos.
Gobelin1 : Grrr.
Gobelin2 : Grrr.
GM : Voilà donc le témoin en question ! Parlez, femme. Ne vous laissez pas impressionner par mon statut quasi-divin.
Femme : Christmasbusters …
GM : Allô ? Je n’entends rien. Quand j’ai parlé de mon statut divin, j’ai oublié de préciser que mon ouïe demeurait celle d’un mortel. Je peux entendre un paquet de Haribo s’ouvrir à deux pâtés de maison de distance, mais il faut rester réaliste.
Femme : Christmas …
GM : Je ne comprends toujours rien. C’est peut-être Klaus, sa mâchoire qui repose sur mon bureau, ses yeux qui lui sortent des orbites et ses tremblements frénétiques qui vous font cet effet.
Klaus : Non …C’est elle … La prophétie … La prophétie …
GM : Silence, Klaus, tu ne fais que rendre ce moment de malaise inutilement inquiétant. Mademoiselle, dans toute ma gloire, je daigne m’approcher pour mieux vous entend-
Klaus : NOON !
GM : Klaus, tu deviens pénible. On jurerait que tu la crois danger-
Klaus : C’est la femme de ma vision ! Le Christmasbuster des Nowel futurs ! ELLE EST AVEC EUX !
LRDG : Quoi ???

La femme, dont on pouvait voir à présent que c’était une jeune elfe, émit un sifflement rauque en montrant la marque de morsure sur son bras droit à présent tout veiné de bleu. Les deux gobelins eurent eux aussi un rictus, et le premier montra une marque similaire près du cou. Le second commençait à se retourner et à déboucler son pantalon, mais les officiers municipaux décidèrent de ne pas attendre la suite.

Hix & Higrek (dégainant leur arme de service) : Attention Monsieur le Maire !
GM : Ca va, deux gobelins et une elfette, pas de quoi se stresser …
Klaus : pale Aaaah … Il y en aura probablement d’autres … Il y en a toujours d’autres … Pauvres de nous …
Hix : Essayons de nous frayer un passage !
Elfette : Christmasbuster !

Ce qui, dit avec l’accent elfe, sonnait un peu comme « Crismaz ‘bustër ». Elle accompagna son cri d’un geste du bras droit qui envoya une giclée de chewing-gum zombie coller Higrek à une tenture.

HY : On dirait que c’est la personne que nous voulions interroger qui a décidé … *met ses lunettes de soleil* de nous poser une colle. Cool
Klaus : OH VOUS LA FERME !

Higrek n’arrivant pas à se décoller, Hix détacha la tenture et entreprit de la traîner derrière lui, et avec elle son compagnon paralysé. Les deux gobelins s’avancèrent en grognant et se prirent les pieds dans le tapis, dispensant leur supérieur au sein du SGI d’avoir l’air un tant soit peu efficace. Le Maire toisa fièrement les envahisseurs, debout sur son bureau, le soleil rayonnant par la fenêtre derrière lui.

GM : Approchez si vous l’osez, fils des ténèbres ! Vous n’êtes que noirceur. Noirceur et sucre. Vous n’êtes que réglisse ! J’ai le pouvoir du soleil avec moi ! J’ai … Où est-ce que le soleil s’en va d’un coup ? C’est la mi-temps pour Derek ou quoi ?

Tournant la tête, il vit que la lumière était masquée par des Christmasbusters monstro-zombies descendant en rappel au bout de filaments de chewing-gum et lui bondissant dessus en fracassant la vitre. Il disparut sous une masse de ses ex-congénères.

Klaus : Aaaaah … Ils vont me reprendre …
HY : Tout est clair maintenant ! Bon sang mais c’est bien sûr ! Ce n’est pas cette femme la menace, elle venait au contraire nous avertir de ces attaquants ! Elle a bien dit « Christmasbusters » pour nous préven-

L’elfe lui abattit les deux gobelins sur la tête, l’assommant pour le compte.

Hix (s’efforçant de tenir en respect la meute de lutins) : Décidément, c’était bien la peine de monter en grade si c’était pour continuer à se faire tuer comme de vulgaires clochards, pas vrai Higrek ?
Higrek (dans son dos) : Attention à gauche !!!

Hix tourna la tête et vit deux lutins s’apprêtant à le paralyser d’un nouveau jet de chewing-gum monstrueux. Il eut le réflexe d’utiliser la tenture qu’il portait (et Higrek avec) comme bouclier, interceptant les jets.

Higrek : HEY ! Ca va pas ?
Hix : T’es déjà collé ! Il faut qu’un de nous deux puisse filer d’ici en portant l’autre non ? Comme la fois dans les égouts quand l’eau était pleine d’anguilles carnivores et qu’il ne nous restait qu’une paire de bottes parce qu’on avait dû manger l’autre, tu te rappelles ?
Higrek : Ah oui, c’était- Gaffe à l'elfe !

Faisant volte-face, Hix vit l’elfette plonger sur lui les ongles tendus. Mais au dernier moment quelque chose la heurta et l’envoya dans le mur où elle resta clouée par le gros carreau d’arbalète qui dépassait de son estomac.

Klaus : *tcha-click* Prends ça, pourriture chewing-gumiste !
Hix : Content que tu te sois ressaisi ! Il faut filer maintenant !
Higrek : Et le Maire ?
GM (émergeant d’une grosse pelote de membres zombies et mutés et de chewing-gum) : N’ayez crainte ! Celui qui me paralysera avec des friandises n’est pas encore né ! Suivez-moi, mauvaise troupe !

Et ils prirent la porte en trombe, tandis que la deuxième vague de Christmasbusters entrait par la fenêtre. L’elfette s’échina sur le carreau mais ses faibles muscles ne lui permettaient pas de se déclouer ; elle dut attendre qu’un des gobelins le ronge.

Pendant ce temps, le groupe courait dans les escaliers. Le Maire avait grimpé sur les épaules de Klaus car il se jugeait indigne de courir, et Higrek toujours traîné sur une tenture rebondissait à chaque marche.


GM : A la gaaaaarde !
Hix : 23-19 ! On a un 23-19 !
Klaus : C’est quoi un 23-19 ?
Higrek : Rien de-aïe-précis-aïe-mais ça donne-aïe-aux gardes-aïe-l’impress-aïe-l’impression-aïe-qu’on contrôle-aïe-la situation ! Aïe !
GM : Vos gardes sont bien mal formés ! Ils semblent plus occupés à repousser tous ces chiens zombies, ces rats zombies, ces lutins zombies, ces barbares zombies, ces trolls zombies, ces idiots du village zombies et ces zombies zombies qu’à bien vouloir s’occuper de la crise actuelle !
Klaus : Bon sang ! Ce sont tous des infectés ! C’est un assaut général !
Hix : Vite ! Par là !

Il conduisit le petit groupe dans une salle des gardes et fourragea dans un placard.

Hix : Vite ! Mettez ça !

Il aida le reste du groupe à s’enrouler dans des couvertures sales et à se couvrir de vieux cartons et plaça une grande pancarte « Une pièce de cuivre pour manger SVP » devant eux. Il sortit deux bouteilles de rouge d’un repli de couverture, les déboucha et glissa une dans la bouche d’Higrek toujours paralysé.

Klaus : Je ne comprends pas … Il faut qu’on se cache ! Vite !
Hix : On est cachés ! Higrek et moi avons gardé notre panoplie de clochards pour ce genre de situation. Nous sommes désormais invisibles pour les passants ! Ca marche tout le temps dans la rue.
Klaus : Les morts-vivants ne sont pas sensibles aux illusions !
Hix : Ce n’est pas une illusion ! Juste quelque chose qui pousse les gens à vouloir nous ignorer, plus ou moins consciemment. Ca marche aussi sur les morts-vivants. Je peux vous garantir que jamais un squelette ne nous a fait l’aumône.
Higrek : *schluuuuurp* Et puis cha machque auchi notre odeur pour ch’ils nous cherchaient au flair.
Hix : Tiens, vous voyez, ils nous ignorent en faveur de tous ces miliciens. Décalez-vous le long du couloir, petit à petit, vers la sortie …
GM : Mais c’est intenable ! Je suis le Maire, l’Empereur, l’Elu ! Je ne vais pas me planquer dans mon propre palais ! Le cache-cache municipal, c’est le lundi !
Klaus : Ils ont l’avantage du nombre, Votre Superélicité. Tous ces êtres sans intellect qu’ils ont convertis …
Hix : Comment on n’a pas pensé qu’ils infecteraient les trolls ? Il leur a sans doute suffi de s’enduire de sauce barbecue pour les appâter …
Higrek : La chauche barbecue marche auchi chur les jombies. *glup*
GM : Un instant ! Je subodore quelque chose …
Klaus : Le vomi séché ?
GM : Une présence que je n’ai pas sentie depuis …
Klaus : Que- Hé ! Moi aussi ! Il y a quelqu’un d’autre dans ces couvertures !

Se contorsionnant, le nain fit émerger une tête crasseuse, mal rasée, avec un fatras de cheveux tellement sales qu’ils paraissaient presque verts. Le visage était si tuméfié qu’il était difficile à reconnaître. Le Grand Maire le fixait en se frottant les yeux comme s’il n’arrivait pas à se décider sur quelque chose.

Klaus : Qui c’est encore ça ? Je ne crois pas que nous ayons besoin d’un troisième colonel sorti du ruisseau.
Hix : Non lui c’est un prisonnier ! C’est lui qui a détruit cette maison devant la Taverne. On voulait le livrer à la justice …
Higrek : Mais jil a déchidé de che faire pacher pour un vieil ami à nous, alors on a préféré … le garder quelques chemaines et l’interroger un peu … pour nous jachurer qu’il le referait pas …
Klaus : On ne peut pas le laisser là, on n’a qu’à l’emmener. A mon avis, nous devrions nous rendre au Temple de Drehk, et ordonner à la garde de se replier là-bas. Gorack nous sera précieux pour contenir ce fléau.
GM : J’ai pas besoin de Golbarg ! C’est qu’un prêtre, je suis l’Elu suprême !
Klaus : Vous pouvez renvoyer les morts-vivants ?
GM : Bien sûr ! Pas plus tard qu’avant-hier, j’ai viré Flynn, le nécrophage qui vide les poubelles du réfectoire, pour ne pas s’être lavé les mains avant de manger.
Klaus : Ce n’est pas ce que je voulais dire ! Ecoutez, je suis votre MACAC, non ? Eh bien ceci est définitivement une Affaire Critique ! Gorack est un prêtre de niveau aberrant, et même s’il est bête comme … comme …
Higrek : Comme un lutin ? *hips*
Klaus : affraid OH BON SANG IL FAUT QU’ON AILLE AU TEMPLE AVANT QU’IL SOIT TROP TARD !


Dernière édition par nécroX le Mer 19 Sep - 16:23, édité 2 fois

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Dim 12 Aoû - 4:14

L’Hôtel de Ville est au cœur d’un groupe de bâtiments que l’on appelle communément le quartier administratif. On y trouve les ambassades, les baraquements de la garde municipale, et autres bâtiments de la fonction publique. Et, dans un coin, aussi loin des autres immeubles que permis par le plan d’urbanisme, le QG du SGI.
Le bâtiment original était formé de trois blocs carrés en angle droit, à toit plat, celui du centre surplombant les deux autres car deux fois plus haut. Le tout était en pierre de taille, conçu pour durer par un architecte nain (à qui on s’était bien gardé de dire qui l’occuperait). Cette solidité de la maçonnerie expliquait comment les murs tenaient toujours debout malgré les fréquents misfires de la technologie gobeline en matière de police scientifique ou même de simple cuisine. Sa silhouette avait cependant beaucoup changé, car les gobelins, hobgobelins et autres espèces couramment recrutées par le SGI (sans parler des chevaux qui tiraient les fourgons de police, et que beaucoup considéraient comme les têtes pensantes du service) s’étaient approprié les lieux à leur manière. Les abords du bâtiment, les toits-terrasses et presque toutes les fenêtres avaient reçu des greffes à mi-chemin entre le bidonville à toit de tôle et la cabane de jungle en bambou et chaume. Des échelles bancales et des passerelles de corde se tendaient entre les trois ailes. Des cheminées biscornues jaillissaient de chaque coin et des champignons poussaient sur les surfaces les plus inattendues. Le tout était habituellement une ruche de peaux-vertes (il n’y avait pas de chiffre officiel des effectifs du SGI, et une théorie circulait comme quoi les gobelins, qui constituaient le gros des forces de base du service, vivaient par familles entières dans les recoins et sous-sols du bâtiment) ; mais les forces du Spécial Gobelin Investigation avaient été très durement entamées par les koalifications, puis par l’épidémie de Christmasbusters.

Aussi, quand Maurice avait enfin émergé du labyrinthe des égouts et forcé les portes du SGI, six jours après la prise de l’Hôtel de Ville par ses minions, il n’avait pas rencontré trop d’opposition. Il avait été attiré là par ce que la conscience collective des Christmasbusters lui soufflait être une arme décisive dans leur quête. Il avait grimpé dans les étages, tuant les gobelins qui tentaient de le capturer pour l’étudier ou pour grignoter un bout de tentacule, et avait vite eu le chemin libre. Les gobelins restants fuyaient à son approche ou l’étudiaient de loin avec des instruments étranges qui leur explosaient à la figure. Il avait atteint une porte portant un écriteau en carton « Projai sekrès goblin n°12-37bôkou », l’avait désintégrée et s’était dirigé, à travers un fouillis sans nom de pièces détachées et de vieux chiffons pleins de cambouis, vers un établi où les différentes pièces de l’Optichristmassivaporisateur étaient posées, entourées de demi-cadavres calcinés et de cratères dans les murs qui prouvaient que leur étude se poursuivait avec ardeur. Saisissant la pièce maîtresse, le canon à malefoudre, il avait escaladé la tour centrale à toute vitesse et enraciné ses tentacules dans le fouillis de planches et de poutrelles qui la surmontaient, en un point où il avait une bonne ligne de tir vers la place où le reste des Christmasbusters poursuivaient le combat. Sans qu’il sache trop comment, cela lui avait pris deux jours ; cela n’avait probablement rien à voir avec les pièges à spores dans lesquels il avait rampé et qui lui avaient donné envie de se compter les tentacules en bavant.

A présent, après un début de pilonnage du parvis, il concentrait ses tirs sur une cible prometteuse : un être volant, barbu et vêtu de rouge. L’Archange Nain, pris dans un feu nourri de malefoudre, multipliait les esquives aériennes et semait des pommes de pin. Celles-ci germaient sur les toits en-dessous, donnant naissance à des sapins que Maurice faisait sécher et pourrir à grands coups de sorts nécromantiques. Il les lançait grâce au bâton de NécroX, qui avait fusionné avec son bras droit et avec son esprit malade.

Tandis que l’Archange Nain remplissait à merveille et à grand risque son rôle de diversion, le petit groupe envoyé pour stopper Maurice atteignait le quartier administratif et s’engouffrait dans le hall du QG du SGI à une vitesse augmentée magiquement. Ils passèrent le comptoir des plaintes (inutilisé ; tout le monde préférait aller se plaindre à la garde), prirent le premier escalier, ignorèrent plusieurs étages qui auraient valu d’hilarantes et absurdes descriptions, prirent quelques raccourcis à travers des cloisons grâce à de grands coups d’épaule barbare, repêchèrent Adrieny quand ses barbares coups d’épaule lui faisaient percer une cloison donnant sur l’extérieur, bondirent d’échelle en tyrolienne, mirent en fuite une nichée d’araignées géantes, filèrent sous le nez d’un enclos de squigs affamés, et se retrouvèrent au sommet d’un échafaudage qui surplombait une des ailes latérales. L’endroit, encombré d’instruments avec lentilles et miroirs, ressemblait à une parodie d’observatoire, et surtout, était la cible du regard noir de Maurice ainsi que de celui du canon à malefoudre.


Ariek : M’est avis qu’on est repérés !
Boris : Nous fairrre cibles faciles comme mammouth dans crrrevasse ! Aux abrrris !

Et il sauta dans le vide avant que quiconque ait pu réagir.

ArchN : Mes compagnons ! Je dois intervenir ! Ohé, inquiétante créature irascible mais peut-être incomprise ! Je suis le Père Nowel ! Ho-ho-ho ! Goûte à mes bûches !

Et il renforça sa diversion du largage de plusieurs quintaux de rondins destinés aux fourneaux des cuisines du Paradis des Nains. Dans un « Chrissssmasss ! » de douleur, Maurice fut enseveli sous les bûches. Le groupe s’élança sur une passerelle de corde qui menait à la tour centrale. Mais soudain, un jet de chewing-gum jaillit des débris et paralysa l’Archange Nain, qui tomba comme une pierre. Les rondins furent entourés d’une aura noire de jais et tombèrent en poussière ; Maurice ressurgit et, se balançant de tourelle en échafaudage à l’aide de ses tentacules, se rua sur le groupe qui venait d’atteindre le bout de la passerelle et les braqua du canon à malefoudre quasiment à bout portant.

MA : Vite ! Lancez-lui l’elfe !
LRDG : Quoi ???

Tout le groupe tiqua, sauf Adrieny qui ne demandait que ça depuis des semaines. Il lança le malheureux Lagourdass’h droit vers l’embouchure de l’arme crépitant d’énergie. L’amulette de Mankdebol brilla puissamment, et le canon sembla soudain être en surcharge ; les éclairs verts refluèrent vers le cœur du canon, il y eut une explosion dans le fouillis de tentacules, et Maurice fut parcouru de puissantes décharges qui le laissèrent pantelant et fumant.

Simple Citoyen : Un misfire ! Voilà notre chance !
MA : C’est en fait la malchance qui est en cause …
AlB : Tous dessus ! Hé, mais je t’ai déjà tué, toi, sale tenta … euh … truc ! BASTON !

Adrieny et le Simple Citoyen commencèrent à tailler dans la masse d’appendices, Ariek ajoutant de la cautérisation, tandis que Rena utilisait ses runes pour faire exploser des supports et faire tomber des échafaudages attenants sur Maurice. Les échafaudages étant gobelins, ils avaient chacun 25% de chances de porter quelque chose de vaguement explosif ou acide. Matthias se tenait à l’écart, marmonnant et jonglant avec des runes bleues. Lagourdass’h se tenait aussi à l’écart, mais se contentait de trembler et gémir.
Maurice réussit à reculer, à la faveur d’une rafale d’énergie négative que nos héros durent éviter, et jeta de sa main libre un barrage de chewing-gum entre lui et ses assaillants. Ariek le réduisit vite en charpie avec ses deux épées enflammées, mais ils virent que Maurice avait partiellement régénéré ses tentacules, d’où émergeaient une dizaine de cocons de chewing-gum. Ceux-ci se déchirèrent, révélant des Christmasbusters zombies mutés de fraîche facture. Maurice leva son bâton et jeta un sort : les zombies devinrent plus musclés et furent renforcés de griffes et de plaques osseuses. Ils s’avancèrent en crachotant avec une rapidité surprenante.


Simple Citoyen : On ne peut pas affronter à la fois le monstre et eux. Faites écrouler le sol !

Il s’élança vers le zombie le plus proche, bloqua ses griffes avec le manche de sa double lame, et le déséquilibra en lui brisant le genou d’un coup de pied. Il le repoussa sur ses congénères, en embrochant sur son arme trois d’entre eux qui commencèrent à se chamailler pour se libérer. Adrieny chargea aussi, faisant reculer les autres en tas au même point. Rena posa une main au sol et fit, de quelques runes, sauter le plancher où ils se trouvaient ; tous les zombies sauf trois furent poussés dans le trou par le Marshall qui les suivit, et tombèrent vers des profondeurs inconnues. Malheureusement, l’un d’entre eux planta ses griffes dans le bras de Rena, menaçant de l’entraîner avec lui.

Ariek : Mais quel empoté !
Keira : /Bouge de là !/ Rena ! Non !

La jeune fille prit son élan, plongea au sol, et trancha de la pointe de sa lame enflammée le poignet de la créature qui lui tira une langue pourrie et tomba à son tour.

Keira : Ca va ?
Rena (regardant Keira dans les yeux) : Keira, je … Vous … Merc-Aaaah ! La main n’est pas morte ! La main n’est pas morte !

Tandis qu’il secouait frénétiquement son bras pour en décrocher la main griffue qui l’escaladait comme une araignée, Keira réprima un sourire … Puis remarqua la grande ombre qui la surplombait.

Lag : Mademoiselle ! Derrière vous !

Tournant la tête, elle vit Maurice, grimaçant, lever son bras-bâton au bout duquel crépitait une lame de faux d’un noir violacé. Adrieny affrontait les trois derniers Christmasbusters et des tentacules et ne pouvait intervenir ; quant à Matthias, pris dans sa manipulation, il n’avait rien remarqué. La blessure qu’elle devait à Raven ne lui permettrait pas d’esquiver. Elle leva dérisoirement le bras …

Maurice fut interrompu par le fracassage d’un télescope gobelin sur le coin de sa tête (pour des raisons inconnues de la physique conventionnelle, le télescope explosa). Keira reconnut une silhouette musclée et en caleçon bien connue (quoique d’ordinaire plus vêtue).


Boris : Je pas laisser pouvoirrr petite katiouchka pérrrirrr sans lever petit doigt pointu !
Keira : Mais … comment ?
Boris : Je auto-jeté moi ! Trrrès vite, grrrâce à sorrrt de Hâte ! Et maintenant que je là êtrrre, vous plus rrrien à-

Une paire de tentacules lui balança un canon hors service dans la face, et il disparut du champ de vision de Keira, remplacé par Adrieny qui était venu à bout des zombies. Le barbare était dur à l’ouvrage : des bouts de Maurice volaient comme derrière une débroussailleuse. Quand ses deux épées furent trop enduites de chewing-gum pour couper quoi que ce soit (on aurait dit des barbes à papa périmées), il sortit sa grande épée à deux mains ; quand le tranchant de celle-ci fut à son tour hors d’usage, il la saisit par la lame et flanqua des coups monstrueux avec le pommeau. Il rugissait, bavait, dégoulinait de fluides vitaux dont certains n’étaient pas à lui : bref, il s’amusait. Mais bien qu’il ne les sente pas, les tentacules qui s’enroulaient autour de ses jambes et les drains de niveau commençaient à l’affaiblir.
Heureusement, ce fut à cet instant que les runes bleues se stabilisèrent et que Matthias rouvrit les yeux.


MA : Tout le monde ! Je vais effectuer quelque chose de très complexe, dans une zone restreinte autour du monstre ! Tenez l’amulette et la malepierre éloignées !

Boris, coincé sous le canon à malefoudre, fit « ok » de la main, sortit un pistolet et tira dans un cordage, faisant basculer la plate-forme qui portait le canon et lui par-dessus bord. Quant à Lagourdass’h, son expression disait assez qu’il n’avait aucune intention d’approcher.

MA : Très bien. Et surtout, à mon signal, cessez d’utiliser la magie !
AlB : RAAAAAAHAHAHAHAHABLAAARGHRAAAAAH …
MA : Voilà un avertissement inutile cette fois … Les jeux sont faits !

Les runes se détachèrent de lui, suivirent les mouvements de son fleuret et vinrent tracer des rubans de magie bleue autour de Maurice et Adrieny, enlacés dans leur combat. Les rubans formèrent un cercle, puis plusieurs, puis quadrillèrent une sphère. A l’intérieur de cette sphère, des lignes de runes glissèrent, entourant Adrieny. D’autres dessinaient les contours des tentacules ; une troisième série entoura la partie humaine de Maurice, délimitant la frontière avec les tentacules, tandis qu’un ensemble distinct de runes enserrait le bâton de NécroX.

MA : Rien ne va plus !

Les runes se mirent à glisser et tournoyer de plus en plus vite, et les corps qu’elles entouraient commencèrent à briller eux aussi, d’abord faiblement puis d’une éblouissante lueur bleu ciel. Un éclair de lumière emplit la sphère, et les runes disparurent. Il ne restait plus qu’Adrieny, flageolant et couvert de plaies ; il tenait d’une main son épée et de l’autre serrait à la gorge Maurice. Les tentacules monstrueux avaient disparu, ainsi que les marques noires d’aspect maléfique, et le malheureux n’avait ni jambes ni bras droit. Le bâton de NécroX traînait sur le sol à quelques pas.

AlB (sortant de sa rage) : Rrrrh … Beuh ? S’kissépassé ?
MA (s’adossant à une échelle et se laissant glisser au sol, l’air épuisé) : Les runes ont identifié les composantes d’origines dimensionnelles différentes … et ont renvoyé celles d’origine étrangère, c’est-à-dire les tentacules, d’où elles venaient … je suppose. Je n’avais pas grand contrôle sur le processus.
Keira : Mais pourquoi sa partie humaine est-elle dans cet état ?
MA : La fusion était trop ancienne, faite à un degré trop intime. Mon processus était grossier. Plusieurs des blessures de ce barbare sont en fait des petits morceaux de lui en contact trop étroit avec les tentacules, et qui les ont suivis l’univers sait où. Peut-être dans le plan d’origine de cette horreur, quel qu’il soit … L’aide d’Eldir m’aurait été précieuse pour ce genre de chose …
AlB : C’était marrant. Y a un truc à boire, dans le coin ?

Il laissa retomber Maurice et se mit à chercher ses deux autres épées.

Maurice : Préééésssiiieeeeuuux …

Il tendit son bras gauche vers le bâton, convulsivement, et parvint à s’en saisir. Matthias sursauta.

MA : Atten-

Le bâton vibra de pouvoir. Des excroissances osseuses jaillirent sur le corps délabré de Maurice : des sortes de pattes d’araignée poussèrent de son bassin, et une énorme griffe en os de forme semblable à celle d’une mante religieuse remplaça son bras droit. Rapide comme l’éclair, le possédé terrassa Adrieny d’un terrible coup dans le dos, puis darda son bâton vers Matthias, le transperçant d’un rayon de ténèbres absolues. Il éclata d’un rire poussiéreux et se retourna vers Rena et Keira, en quête d’autres victimes. Les tatouages noirs réapparaissaient en ondulant. Il envoya une volée de fléchettes d’os vers Keira, qui ne put les parer toutes à cause de sa blessure ; Rena s’interposa et en bloqua plusieurs de ses bras désarmés. Keira établit un mur de flammes qui fit reculer le monstre ; mais très vite il utilisa son bâton pour aspirer la chaleur des flammes, vidant la jeune fille de ses pouvoirs. Le feu commença à faiblir …

Keira : Vous … Tu peux nous sortir de là ?
Rena (montrant ses bras percés) : Je ne peux plus tracer de runes … Mais pas d’inquiétude, belle demoiselle, je dispose d’autres tours.
Keira : C’est un mensonge, hein ?
Rena : … J’en ai bien peur.

Leurs regards se croisèrent.

Rena : Keira, si ce doit être la fin, je …
Keira : Ecoute … Il faut que je te dise … Je …
Ariek : /Hé ! Si tu meurs ici, je meurs aussi ! Pourquoi tu es la seule à avoir droit aux fins mélo ? Moi, je sais réussir mes sorties ! Allez zou !/

Ariek expédia la pauvre et confuse Keira dans les coulisses de leur esprit commun, saisit Rena par son revers et l’embrassa fougueusement. Le mur de feu s’éteignit. Le possédé nécromantique pointa son bâton vers les jeunes gens enlacés …

??? : GLUBI … BUL … GAAAAAH !!!

Du bord de la tour jaillit le Grand Maire, sur le dos d’un FarFade ruisselant de sueur sale ; dans son élan, le lutin crocha le bâton de Maurice avec sa canne en sucre, le détournant de sa cible juste avant le tir fatal. Puis il s’en servit pour se balancer et expédier ses deux petits pieds dans la figure de Maurice, tandis que FarFade, s’emparant de la bouteille de JackDarkham qui avait motivé sa course, en vidait la moitié en deux gorgées. Puis il tendit les mains vers Maurice, et conjura avec le reste de l’alcool une boule de feu truquée qui le frappa dans le dos. Son adversaire se retourna, furieux, et frappa de sa griffe, que FarFade dévia avec la bouteille vide. Celle-ci se brisa et FarFade passa sous la garde de Maurice (distrait par le lutin qui lui tirait les cheveux et lui mettait ses orteils dans les yeux), et lui traça un magnifique FF sanglant sur la poitrine avec le tranchant du verre brisé. Avant que Maurice ait pu se reprendre, Keira lui trancha le bras gauche et l’embrocha en plein cœur de deux mouvements souples. Toute trace de magie noire disparut, les prothèses osseuses se disloquèrent, et Maurice tomba au sol, mort pour de bon.

GM : Kill steal ! C’est honteux !
FF (contemplant ses mains) : J’ai finalement réussi le truc de la boule de feu du Vieux ... Et cette dernière action était très Chic … Peut-être pourrai-je un jour réconcilier mes identités ?

Pour tempérer le sérieux de cette introspection, il lâcha une sonore flatulence.

GM : Honteux, vous dis-je ! Mais bon, vu que mon intervention héroïque a sauvé la situation, je veux bien laisser le privilège du coup de grâce à quelqu’un d’autre. Tout roi du Gondor a son hobbit, après tout … J’ai douté, à un moment. Votre sort de Hâte vous avait donné une belle avance ! Mais je devais à mon glorieux destin de n’arriver qu’à l’instant critique, donc tout était pour le mieux. Et la capacité de FarFade à escalader par la façade extérieure a été bien pratique … Comment tu fais ça, d’ailleurs ?
FF : Disons que ça implique d’avoir des mains très sales.
GM : Je vois qu’il y a là plusieurs blessés graves. Portons-les à mon fidèle prêtre Gorteks, qui les soignera, ajoutant ainsi la bonté à la bravoure dans ma légende propagandesque qui sera aussi une propagande légendaire. Allez, ramassez les blessés, on y va. Youhou ? Je vous parle ! Vous m’écoutez religieusement comme mon statut d’Elu vous y oblige ?
FF : Oh oui.
GM : Pas toi, eux !

En effet, pour des raisons qui échappaient totalement au lutin, Rena restait planté, bouche ouverte, papillotant des yeux, sans bouger ni dire un mot depuis son entrée en scène épique. Quant à Keira, elle paraissait plongée dans un profond débat intérieur …

Keira : MAIS CA VA PAS NON ? COMMENT J’EXPLIQUE CA, MOI, MAINTENANT ?
GM : Oh, rien à expliquer, se faire sauver par moi est très normal, tenez-vous-en aux faits, avec peut-être une aura de flammes saintes parfum citron autour de moi si vous êtes d’humeur poétique.
Ariek : /Genre que tu n’en avais pas envie …
Keira : Ca Embarassed … Ca reste à voir ! Tu te rends compte dans quoi tu nous as mises ?
GM : Dans la position de m’être à jamais redevable de votre vie ? A vous entendre, on croirait que c’est une mauvaise chose !
Ariek : /Mais détends-toi un peu … Pour un moment de spontanéité, tu vas encore nous faire une scène … Franchement, c’est fini, personne ne croira le beau gosse vu qu’il ment plus qu’il ne respire, et personne ne nous a vus, alors tu veux bien lâcher l’affaire ?/

De derrière un assemblage de tuyaux émergea Lagourdass’h, que tout le monde (même moi, voix-off chevronnée) avait oublié.

Lag : Eh bien … Quelle histoire, pas vrai ? Voilà qui me fera matière à récits ! Pfouh ! Alors … Comme ça, vous et lui vous êtes … J’avoue que je n’avais pas saisi …
Ariek : /Oups alors …/
Keira : LA FERME.
Lag : Oh, ne le prenez pas comme ça, c’est juste que je vous connais peu ! En d’autres circonstances j’aurais senti le courant entre vous deux bien plus vite, je pense être un bon observateur de la nature humanoïde …
Keira : SILENCE. MAINTENANT. TOUT LE MONDE. Allons chercher les autres blessés avant qu’ils – ou QUICONQUE D’AUTRE – ne décèdent prématurément.


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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Dim 12 Aoû - 4:41

Des semaines plus tard, au lendemain des dernières dékoalifications, la population de D-City se massait devant l’Hôtel de Ville. Toute trace des problèmes de Christmasbusters avait été effacée, l’Hôtel de Ville ne portait plus aucune marque de l’attaque. Hix et Higrek, remis de leurs blessures, organisaient la garde municipale en cordons pour contenir la foule dont la curiosité et l’impatience montaient. Klaus, conformément aux instructions de Dwalin, avait fait annoncer que la crise du surplus de Maires serait résolue ; même les nombreux pickpockets de l’assistance n’avaient pas totalement la tête à l’ouvrage.

L’horloge de l’Hôtel de Ville sonna les douze coups de midi (ou plutôt, comme depuis la prise de pouvoir du lutin, les douze « pouiiic » de midi) et les regards se posèrent sur un balcon en hauteur, dont la porte venait de s’ouvrir. Un panache de fumée blanche s’éleva ; la foule poussa la clameur traditionnelle (« Habemus Darkam ! »). Le nuage de fumée se dissipa, et tous virent, au balcon, saluant la foule de la main …

… le lutin intelligent.

Le gémissement désespéré qu’émit Klaus avant de perdre connaissance fit trembler les vitres. Les lutins de l’assistance entamèrent une chorégraphie Caramelldansen que certains membres de la garde municipale, criminels graciés, parurent tentés de rejoindre.

Le lutin fit signe qu’il allait parler. On remarqua son visage tuméfié ; un de ses yeux était au beurre noir, l’autre était caché par une tranche de poisson pané. Un nez de clown cachait le déplorable état de son appendice nasal. Quand il ouvrit la bouche, on vit qu’il lui manquait la quasi-totalité des dents (de lait), temporairement remplacées par des briques LEEGO.


GM : Public adoré et amoureusement écrasé d’impôts, je te salue ! En ce jour commence une nouvelle ère pour la Nouvelle Darkam-City. Comme vous le savez, Dwalin était récemment revenu de ce qu’il prétend être une captivité aux pattes de nos ennemis les koalas – bien que j’aie des raisons de croire qu’il s’agissait d’une croisière aux îles Tropikaña, payée avec des fonds municipaux détournés, en compagnie d’un nombre non précisé de mannequins de diverses races. L’autoproclamé Supernain a voulu récupérer le poste qu’il avait déserté, et que j’avais dû prendre en main, relever et défendre contre les barbares, le terrorisme magique, la crise économique, les Christmasbusters et l’ennui des villes de province. Inutile de vous rappeler mon bilan. Si vous êtes en vie, c’est grâce à moi ; mais si je suis Maire, c’est grâce à moi. Je ne vous dois rien, aussi vous pouvez être sûrs que je ne vous flatte pas hypocritement quand je vous dis que vous méritez le meilleur des Maires.

Clameurs diverses. « Hourra ! » « Sale microbe ! » « Que deviennent les taxes sur l’alcool ? »

GM : Hier soir, j’ai convié Dwalin à une rencontre en tête à tête, sur le toit de cet Hôtel de ville, pour trancher la question. Je savais que ce ne serait pas une négociation facile. Le Supernain était déterminé et tenace, il refusait d’entendre raison, et ma baliste vorpale camouflée s’est soudain enrayée. C’est là que s’est produit l’événement qui m’amène devant vous aujourd’hui. Alors que Dwalin paraissait bien énervé et que je commençais à dire « Un deux trois maison », Draak m’a parlé, à moi son Elu. Dwalin a disparu, et j’ai entendu une voix de tonnerre prononcer des mots que je ne comprenais pas, mais qui sonnaient un peu comme « DWALIN FLUNCH ! », à moins que ce ne soit « BALLERINE PUNCH ! ». J’ai été aveuglé comme par un flash, et des étoiles ont dansé devant mes yeux ; je me suis senti m’élever dans les airs, traverser les nuages et filer toujours plus haut dans le ciel, puis ralentir, retomber, et être comme englouti dans une masse liquide, tiède et bouillonnante avant de sombrer dans l’inconscience. Quand j’ai rouvert les yeux, j’avais le visage en bouillie et Dwalin était en train de me repêcher du jacuzzi que j’ai fait installer sur le toit, sans que je sache comment j’étais arrivé là. J’ai compris que le dieu Grehk m’avait frappé d’une révélation ! Dwalin m’a transporté en volant jusqu’à Crobarck, qui m’a soigné et m’a aidé à en interpréter le sens (vu qu’en ce qui me concerne, la théologie de Berhk, ça rentre par une oreille et ça ressort par les trous de nez). Voici le sens. En tant qu’Elu, je me dois de commander à ses fidèles, de mener ses combats, et de prendre des baffes dans les matches contre Stroke. Je suis un joueur dans le grand match de balle qui oppose ces deux grands idiots de dieux. Dwalin, lui, a un autre rôle à jouer : il s’occupe du transport, des soins, vient en aide aux joueurs blessés. C’est un membre du staff, un coach assistant, un ramasseur de balles. Son rôle est de gérer l’intendance et les aspects matériels, et d’assister les combattants de Drehd dans leurs tâches depuis le banc de touche. C’est pourquoi les corvées de gestionnaire doivent lui revenir, pour que j’en sois débarrassé et que je me consacre à un destin plus glorieux encore. Comme je vous le disais, fidèles sujets, vous méritez le meilleur des maires ... Mais Deck veut que vous vous contentiez de Dwalin.

Au milieu d'un fracas dantesque de cris de stupeur et d'acclamations, Dwalin sortit à son tour sur le balcon.


Dernière édition par nécroX le Jeu 23 Aoû - 11:18, édité 1 fois

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Re: Hôtel de Ville

Message par L'Archange Nain le Mar 14 Aoû - 17:14

Quand le tumulte de la foule commença à s'apaiser, les plus attentifs et ceux dotés d'une super-ouïe perçurent distinctement le sifflement du bolide aérien qui approchait d'eux.

* CLONK *

Le machin non identifié venait de rebondir dans la grand rue, sprotchant quelques retardataires qui descendaient l'avenue pour assister à la passation de pouvoir. Sa trajectoire accomplit une courbe par-dessus les bâtiments et tous purent le voir : c'était une sorte de maison volante en ferraille chauffée à blanc. Mais peu y prêtèrent attention : ce qu'ils virent surtout, c'est que la chose s'apprêtait à passer en trombe devant l'hôtel de ville en rebondissant pile devant les portes. à l'intérieur du cordon de gardes. Là où se trouvait Gorack Cogndru. Et même plus le temps pour un petit mouvement de panique générale.

Gorack : Drehk approuve les paroles de Son Élu, Il nous faire une passe !

Le prêtre du Dieu du Stade eut juste le temps d'armer son marteau pour exécuter son swing le plus énergique en direction des cieux, toutefois au lieu de réexpédier la balle à l'envoyeur comme il l'espérait, l'arme éventra le projectile et le divisa en deux morceaux. L'un rebondit à droite de Gorack, fila au ras des têtes de l'assistance et finit encastré dans la façade de l'ambassade de l'Empire de Jade. L'autre passa à sa gauche, donna à la foule une leçon de sélection naturelle darkamienne en décapitant les badauds les moins prompts à se baisser, et alla finir sa course plus mollement dans le prolongement de l'avenue.

* ... *
* Les personnels du service des onomatopées viennent à l'instant même d'exercer leur droit de retrait pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser. *

C'est l'instant qu'avait choisi un Arguyle Jawbreaker TRÈS mal embouché pour s'extraire des égouts en agrandissant un soupirail à coups de poing. Il aurait pu lancer un sort mais préférait momentanément employer la force brute pour passer sa rage sur quelque chose. Il faut dire qu'il avait erré une heure et demie sous la ville à la recherche d'un quelconque monstre d'eau trouble, tortue ninja mutante ou d'un élémental de boue pour se défouler. Sans succès. Jamais là quand on en a besoin, ces sales bêtes. Si ça ce n'est pas de la Loose...

Pour résumer, c'est aux pieds d'un Jawbreaker malodorant et plus que mécontent qu'échoua le machin en bout de course. Et même sur ses pieds. Et c'était brûlant. Il eut le réflexe de lancer un sort de Cric Meucrok pour se dégager et leva un regard lourd de menace sur la silhouette chancelante et partiellement cramée qui s'extirpait de l'épave. Inconscient du danger, le nouvel arrivant tituba jusqu'à portée de mandale et lui adressa la parole. Malheureusement il ne prononça pas un discours à base de "grand pas pour l'Humanité" ni de "menez-moi à votre chef" mais plus banalement...
Regarde bien, Kevin, je te montre comment on fait pour se débarrasser d'un vieux PNJ périmé.


Assistant Xavier : Ko...a...laaaaa !

Et voilà, pour parachever cette journée de tulipe Jawbreaker se trouvait en présence du dernier koalifié de la galaxie. Le résultat fut une sorte de rencontre matière-antimatière : trait de feu dans sa face, immédiatement suivi d'une Sbâffe de Gigaouatte (sort de la classe Dégâts élémentaires, sous-ordre des Améliorations des capacités physiques de combat) à la puissance décuplée par la rage. La tête en flammes du malheureux survola le parvis en sens inverse, droit vers le ciel, et se perdit dans un nuage.

Gorack : Et Drehk vit que cela était bien lancé.

Également soulevé par l'uppercut de taille D (comme Darkam), le reste du cadavre exécuta un vol plané plus modeste et finit sa course en plein sur Dwalin. La moitié de l'assistance s'attendait à ce qu'il esquive au dernier moment, l'autre moitié à ce qu'il encaisse sans broncher, tous se trompèrent : le SuperNain accusa tellement le coup qu'il tomba à la renverse et s'assomma contre la rambarde. Dans un silence ébahi, la blouse déchirée du scientifique laissa tomber du balcon une petite boîte étiquetée "échantillon kryptonite".

* ... *
* Inutile d'insister, vous n'aurez pas non plus le bruit du grillon, le service onomatopées est désormais en grève illimitée, toutes nos excuses pour le dérangement. *

Richard, le reporter du New Dark Times : ça y est, j'ai trouvé comment je vais titrer ça : l'incident d'Arguyle !


Dernière édition par Le Marin Shadok le Mer 29 Aoû - 20:36, édité 1 fois (Raison : Plus besoin du commentaire HRP)

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Re: Hôtel de Ville

Message par FarFade le Dim 26 Aoû - 13:56

Devant la foule toujours ébahie par la perte de connaissance de Dwalin, des maracas et tambours se firent entendre. Les oreilles perçurent d'où venait le capharnaüm et petit à petit les têtes se tournèrent dans la même direction.

Des confettis volaient par millier et une grosse silhouette portée par quatre personne avançait en se balançant aux grès des porteurs.

FarFade, d'allure triomphante, les bras levés au ciel, avait un sourire malicieux sur son visage. A côté de lui, des hommes déguisés en clown dansaient tout en jetant les confettis alors que d'autre jouaient trompettes et les fameux tambours, et que quatre d'entre eux le portaient difficilement et devant, un singe mécanique... Le tout chantait...

...


"[clowns]

Faites place au Sieur FarFade !
Quelle Grâce, Le Sieur FarFade!

[Singe]
Bande de veinards,
dégagez l'bazar !
Vous allez voir
C'que vous allez voir !
Venez applaudir,
acclamer la Superstar !
Fêtez ce grand jour !
Maracas et tambours,
venez adorer l'idole !

Sieur FarFade, sa déconnade
FF le double gras!
à genoux, prosternez-vous,
soyez ravis !
Pas de panique on se calme !
Criez vive FarFade la marmelade!
Venez voir le plus beau spectacle de Darkamie !

Sieur FarFade, plus fou que lui
je n'en connais pas
Il vous porte un grain de riz
A bout de bras.
Il a vaincu une armée
tout seul avec son haleine.
La terreur des ennemis
C'est Sieur FarFade !

[clowns]

Il a cent trois kilos de graisse
[Génie] ne sont-ils pas mignons Simone ?
Des caravanes d'idioties, dix par van
[Génie] Tout a fait Thierry, j'adore son pull !
Des poils qui lui poussent sous les aisselles
Ce clown est un souk
Corne de bouc,
C'est une super ménagerie

[Singe]

Sieur FarFade, oui c'est bien lui,
FF le double gras !
Quel physique, c'est magnifique !
Il est charmant
il y a du monde au balcon.
Et du poil au menton !
Et tout le monde s'évanouit à-cause-de-l-odeur de Sieur FarFade !

[clowns]

Venez voir ses deux cents boutons percés
c'est payant et pourtant c'est gratuit !
serviteurs et esclaves travaillent pour lui.

Fiers de le servir, c'est le plus grand,
On lui obéit et chacun donnerait presque sa vie
pour FarFade, vive Sieur FarFade !
Oui c'est bien lui, FF le double gras !

[Singe]

Est ici pour votre ville si jolie !
Voilà pourquoi en cortège,
ce gros tas de graisse vous assiège.

[clowns]

Avec trente éléphants en contre poids
La balance ne connait toujours pas son poids
Ses quarante personnalités,
sa bedonne de chef
Et ces poils de nez qui crient :

FAITE PLACE AU SIEUR FARFADE !"

Sur cette magnifique chanson, le singe mécanique fit une pirouette pour atterrir sur le ventre de FarFade et s'éteignit.
La foule était toujours sous le choc, tous avaient été subjugués par la grosseur de FarFade et n'avaient même pas écouté les paroles très recherchées et écrites en quelques temps par le singe lui même.
FarFade tenta de se mettre debout mais perdu son équilibre et finit dans la même position, affalé sur les épaules des quatre porteurs qui suaient et grimaçaient.


FF : Peuple de Darkam ! Voyez les maires faibles qui se sont suivis pour diriger cette magnifique ville ! Aujourd'hui est un jour encore nouveau ! Car LE PLUS GRAND MéCHANT DE TOUTE L'HISTOIRE DE DARKAM VA PRENDRE LE POUVOIR ! HAHAHAHA !

LaFoule : ....
Michel, à voix basse : Il parle de qui ?
Paul : Le plus grand méchant ?
Ginette : Le pouvoir ?
Cozette : Et si c'était..... Fen X !
Guy : Phaine Hix ? De retour :peur:
Higrek : Flemme Hix ?
Hix, ouvrant les yeux : Mmh ?
Rotangon : Fène Isse !! Fène Isse est de retour !

FF : De... De quoi ? Mais non je...

Ratus : A terre FarFade ! Fen X est de retour !

FF : Mais non JE suis le plus gran_

Priscillia : Fen X est derrière FarFade ? HEY GROS TAS CASSE TOI JE VEUX VOIR CE FEN X !

FF : Mais.. Arrêtez de m'insulter c'est moi qu_

Grock : On va tous crever ! On a jamais de répits dans cette ville ! AAAAAH !!

FF : C'EST MOI LE PLUS GRAND MéCHANT DE DARKAM !!

Il y eut un silence, puis un homme de bonne composition pointa FF du doigt et commença à rire, ce rire se propagea rapidement dans toute la foule et même le singe mécanique ria en faisant tourner ses bras immobiles.

FF : Pourquoi riez vous ! Je suis abominable, irresponsable et sanguinaire ! Dangereux !
LaFoule : HAHAHAHAHA !
FF : Je... J'ai... J'ai volé la maison de NX !
Estevas : Attends qu'il revienne...
FF : Mais... J'ai... Un casino clandestin !
Higrek : JE note, je note...
FF : Non non ! Mais je vais diriger cette ville d'une poigne de fer !
Trohor : Bon tu as fini ?

La foule détourna petit à petit ses yeux de FarFade et ses intermittents du spectacle et attendit que Dwalin se réveille.
Les hommes engagés par FF enlevèrent leur costumes et firent de même, laissant le Sieur assis par terre, les larmes aux yeux, tenant son singe mécanique et la lueur de ses yeux tourna petit à petit au rouge...

FF, à son singe mécanique : Ils vont regretter tout ça... Snif.

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Jeu 30 Aoû - 2:14

FarFade étant parti en trombe en sanglotant hystériquement comme une femme à qui son mari vient de dire qu’à force de l’entendre râler on dirait sa mère …

Wah c’est vachement spécifique comme comparaison ça Boss !

Ne te marie jamais, Kevin. Donc, FarFade ayant détalé, ses hommes se regardèrent, indécis. Certains choisirent de rester pour voir ce qui allait se passer ; les autres lâchèrent leur matériel et se dispersèrent donc sans tambours ni trompettes (hoho) en fredonnant distraitement.


Clowns :
Sieur FarFade,
N’est plus si crade,
Depuis qu’il est clown …

Il grossit
Et s’abrutit
D’vant Ca Cartoon …


Pendant ce temps, au balcon, le désormais ex-Grand Maire, mais toujours Elu de Drehk et plus que jamais lutin et intelligent, après un regard de commisération au spectacle de son ex-roi se couvrant de ridicule (et de maquillage), tentait de tirer le meilleur parti des récents événements en se disant que finalement, Truhk avait peut-être bien changé d’avis.

GM Euh … mettons Elu : … et il est clair que Dwalin vient d’échouer au premier test d’endurance auquel le soumettait le grand Khred ! C’est pas de bol, mais l’important c’est de participer. En tout cas, il va falloir que quelqu’un d’approuvé par le Dieu se dévoue pour continuer à accomplir la tâche ingrate de soumettre des milliers de gens à son moindre désir. Et si quelqu’un n’est pas d’accord, qu’il parle maintenant et que Gorack le fasse taire à jamais … Bon sang c’est pas un peu fini en bas ?

Plusieurs choses se passaient en bas. Peu de gens avaient remarqué la chute du balcon de la mystérieuse petite boîte ; pendant le show musical de FarFade, seuls s’y étaient intéressés Hix et Higrek, toujours poussés par leur instinct de récupe, et quelques inspecteurs du SGI, dont un petit hobgobelin borgne en imperméable crasseux qui mâchait un cigare au champignon. Gorack les surplombait en agitant ses gros poings d’un air menaçant pour leur rappeler la religieuse attention due à l’Elu.

Hix : Tu crois que ça a de la valeur ?
Higrek : Bah ça se mange pas, ça se boit pas, et on peut pas dormir dessus …
Hix : Non je voulais dire monétaire.
Inspecteur K’lômbo : Jamais vu un truc pareil. Je sais pas du tout ce que c’est. Ma femme aurait p’t-être une idée …
Gorack : HE ! VOUS ECOUTER ELU QUAND ELU PARLER.
Hix : C’est tombé du balcon quand le corps du type a assommé Dwalin.
K’lômbo : … Enfin, si j’avais une femme …
Higrek : Tu crois qu’il l’avait sur lui ?
Gorack : MOI AVOIR DIT SILENCE DANS RANGS !
Hix : Probablement. J’ai jamais vu un matériau pareil.
K’lômbo : Y a quand même un détail qui me tracasse … J’ai une femme au final ou pas ?
Hix : Peut-être un puissant artefact, qui agirait même sur Dwalin ?
Higrek : Ca lui a pas beaucoup servi contre Jawbreaker à ce type …
Gorack : SI VOUS CONTINUER PARLER JE ETRE OBLIGE DE SEPARER VOUS ! … DE VOS TÊTES !
K’lômbo : Femme ou pas femme … Bon sang c’est quoi ce binz que je fume ?

L’Elu, lassé du bruit de fond en-dessous de son perchoir (bruit de fond qui aurait été parfaitement indistinct du brouhaha de la foule, sans la voix tonnante de Gorack) finit par se pencher pour vitupérer.

Elu : Ho ! C’est possible un peu de silence quand je lave les cervWAAAAAAH …

Guu avait profité de ce qu’il se penchait pour lui donner un léger coup de pied aux fesses qui le fit passer par-dessus la rambarde. (Oui, Guu, vous avez bien lu, pas la peine de me regarder comme ça, je ne sais pas ce qu'elle fiche ici non plus.) Il se raccrocha de justesse à la hampe du drapeau flottant au-dessus de l’entrée, d’où il surplombait encore largement le petit groupe sur les marches. La foule cependant paraissait plus intéressée par le balcon où Guu …
Ah non Guu était en bas, elle offrait du feu à l’inspecteur K’lômbo.

Elle a l’air fatigante à narrer cette Guu hein Boss ?

A ton avis ? Va chercher du café, je sens que la suite ne va pas être triste … Bon donc la foule était distraite de la scène par le balcon où un …


Boris : Parrr barrrbe de Saint Basile ! Là-haut ! C’êtrrre … un KOALMATIEN !!!
ArchN : Allons Boris, du calme. C’est un simple panda.

… Mais naturellement, un panda DJ que Guu avait recraché avant de descendre … peut-être … va savoir comment …
Bref le panda DJ enflammait la foule, qui trouvait ça normal ... Je hais cette fillette …


*BOOM BOOM BOOM* *tchica-tchica-zwiip* *BOOM BOOM BOOM*

Et on dirait que les gars des bruitages ont repris du service, en plus.

*BOM BOBOBOM* *re-re-re-remiiix !* *DUM DUM DUDUDUM* *waoh waoh*

Oui, bon, inutile de faire du zèle, aux bruitages.

*On a été augmentés !* *Ouaaaais !*

*Taratataaaaa !* *Ding !* *SPROTCH* *coin coin* *woooosh* *miaou* *Oh pétunia, tu fais super bien le chat.*

Grmblll … Profitant de cette opportune et inexplicable distraction, le lutin suspendu criait sur ses subordonnés.

Elu : Je peux savoir ce que c’est que ce bégonia ? Que le feu du ciel jaillisse des profondeurs de la terre pour tous vous engloutir …
Gorack : MAIEUH … C’ÊTRE PAS MOI ! JE AVOIR DIT EUX D’ÊTRE SAGES …
Hix : C’est à propos de cette boîte tombée du corps du mystérieux homme venu du ciel, Votre Elucidation.
Guu : Ils étaient en train de parvenir laborieusement à l’embryon d’un début d’hypothèse qui les aurait menés à l’idée de se poser la question de si ce n’était pas cette boîte qui avait un effet affaiblissant sur Dwalin.
GM : Vraiment ??? Mais c’est mirifibuleux !
Guu : Yeah, brother.
GM : Colonels ! Mettez cette boîte en sûreté sur le champ ! … Et faites-moi descendre de là, tant qu’à faire.
Hix : Que faire, Higrek ? Difficile de dire qui peut nous donner des ordres pour l’instant …
Higrek : C’est un cas de conscience.
Hix : Le lutin nous a donné nos postes, nous a tirés de la rue et nous a permis de traquer l’assassin de ce vieux Gérard Zaide.
Higrek : C’est cornélien.
Hix : Mais Dwalin est probablement le Maire le plus légitime, sans parler de sa compétence et de son ancienneté … Et de ses pouvoirs de maravage de face.
Higrek : C’est cartésien.
Hix : En même temps, sur les deux l’un est dans les choux et l’autre paraît prêt à payer gros pour avoir cette petite boîte …
Higrek : C’est pas crétin. Very Happy
Hix&Higrek : On est à vos ordres, Votre Chefitude !
Elu : Sage décision. Je vous ferai couvrir de pièces d’or en chocolat. Maintenant mettez vite cette boîte en sûreté, je crois bien que c’est elle qui a fait cet effet à Dwalin. Cette grande courge de dieu Blake nous envoie un sacré atout ! Allez, go ! Et surtout, de la discrétion !
Guu : Pssst ! Gorack ! Je crois qu’il dit que cette boîte est un cadeau de Drehk. Une relique ! Peut-être même une balle de match. A ton avis, que faut-il en faire ?
Gorack : ELU ! SI PETITE BOÎTE VRAIMENT ÊTRE CADEAU RELIQUE DE DREHK AVEC POUVOIR DE FAIRE MAL MÊME A SUPERNAIN, NOUS DEVOIR RANGER ELLE DANS TEMPLE !

Silence de mort alors que toute la population assimile ce que Gorack vient de brailler et que le lutin se facepalme épiquement, au risque de lâcher prise. Même le panda a arrêté de crier « Essketoulmondèchôôôôô ??? » dans son micro. Vraiment le gros silence, quoi.

*On peut vous faire les grillons si vous voulez ?*

Ca ira.

Gorack : MERCI POUR SILENCE. JE TOUJOURS PEUR ELU PAS ENTENDRE MOI, AVEC TOUTES PETITES OREILLES DE LUI. JE DIRE QUE BOÎTE QUI DONNE POUVOIR DE BLESSER DWALIN, LA, DEVANT LES MARCHES …
Elu : Mais vas-y, répète-le, y a peut-être des types pris dans une Zone de Silence à Waldorg qui ne sont pas encore au courant …

Hix, qui tenait la boîte, sentit les centaines de regards avides ou effrayés se poser sur lui. Pas fou, il lança la boîte à Higrek, qui la lança à Hix, qui la lança à Gorack, qui fit un homerun avec par réflexe. La foule s’élança.
Flynn, nécrophage récemment renvoyé de son poste de videur de poubelles à la cafét’ de l’Hôtel de Ville, sentit l’heure venue de prouver au monde qu’il était digne de son rêve : être intercepteur vedette des BCBF. Escaladant un troll qui tendait la main vers la kryptonite volante, il bondit et saisit la boîte entre ses griffes avec un glapissement triomphal.


Quelqu’un : C’est le nécrophage qui a la boîte !
Foule : WAAAAGH !

Flynn comprit trop tard pourquoi il n’avait jamais dépassé les sélections quand il disparut sous un monceau d’adversaires. Le panda lança une nouvelle piste.

Panda : Let’s get ready to ruuuuumble !
Garzok : Je dis, avec ceci en main, nous pourrons dicter la politique d’immigration de la cité, gentlemen !
Chevalier blanc : REVENS ! Formation Môle pénétrant !

Dans un fracas de ferraille, une phalange du REVENS se lança dans la mêlée, en quinconce derrière Goliath. Ils heurtèrent un mouvement contraire de Gorack et des gardes du Temple, obéissant aux injonctions postillonnantes de l’Elu. Dans la mêlée la kryptonite s’échappa et roula au sol avant qu’un trou s’ouvre sous elle, d’où jaillit Baldrin, la barbe pleine de terre et la pioche brillant d’énergie divine.

Qqun : C’est Baldrin qui a la boîte !
Foule : WAAAAGH !

Une marée d’opportunistes chargea le REVENS, mais avant le choc, de rapides et furtives silhouettes passèrent comme des ombres avant d’escalader une maison voisine. Ils s’arrêtèrent sur le toit et tout le monde put voir …

Tt le monde : Des ninjas de l’Empire de Jade !
Ninja (exhibant la boîte piquée à Baldrin) : Pickpocket no Jutsu !

En effet, ces ninjas avaient surgi de la façade fracassée de leur ambassade et venaient de s’emparer de la kryptonite. Un personnage à longue moustache et tresse, en robe de soie verte, s’avança au milieu d’eux. C’était l’ambassadeur lui-même.

Ambassadeur : Vous avez passé les limites de l’outrage, chiens de Darkamiens. Comment osez-vous déshonorer ainsi un animal symbolique de notre contrée, verger de délices, berceau des dieux, calice du riz long grain ? Comment osez-vous outrager le panda ?
Panda : R-R-R-R-Respeeeeect !!!!
Ambassadeur : Avec cette arme dans nos mains, votre boueuse cité est à la merci du glorieux Empire de Jade. Votre Maire ne vous protégera plus. Nous pouvons très humblement vous réduire en esclavage comme les pourceaux que vous êtes !



Qqun : C’est le chinetoque qui a la boîte !
Foule : WAAAAAG-Hein ?

En effet une nuée de projectiles tranchants venait de transpercer l’ambassadeur et ses sbires, les tuant net. La kryptonite roula sur le bord du toit avant d’être récupérée par un petit oiseau qui alla la déposer dans les mains de Takamatsu Toshitsugu, assis en tailleur sur un toit voisin.

Taka : Pauvres insensés. Vous n’aviez pas plus de sagesse que des enfants. Je sais de quoi je parle, je suis plus vieux que je n’en ai l’air. Darkam-City ne succombe pas si facilement.



Qqun : C’est Takamatsu qui a la boîte !
Foule : WAAAAAGH !

Un tir de calibre 27,5 fit sauter la boîte des mains de Takamatsu. Boris s’auto-jeta vers le point de chute mais fut stoppé en pleine trajectoire par le marteau lancé par Gorack. Sa course (et sa mâchoire) déviées, le Russe alla s’écraser plus loin, tandis que le prêtre ramassait la boîte entre deux doigts. La foule préféra garder ses distances.

Elu (toujours suspendu au drapeau) : OUI ! A moi la Mairie !
Klaus : NON ! Pas ça, par pitié ! Laissez Dwalin redevenir Maire, je n’en peux plus …
Elu : Aha ! Trop tard, le destin est sellé comme un cheval à bascule ! Essaie de reprendre la boîte à Angorack pour voir !
Klaus : Gorack, donne-moi la boîte, je vais la remettre à Sa Municipalificence.
Gorack : D’ACCORD. TIENS, PETIT CHEVAL DE L’ELU.
Elu : :dimoiksepavrai: Mais … mais non !!! Mais quel grand bouquet de camélias !!!
Qqun : C’est Klaus qui a la boîte !
Foule : WAAAAAGH !

Une fois encore, tout le monde se jeta en désordre sur le porteur de kryptonite. Alors qu’un hobbit essayait de l’arracher des mains du type qui s’en était emparé en collant son coude dans l’œil de Gordulla l’ogre qui l’avait lui-même récupérée en assommant Klaus, la graisse de frites sur les doigts du semi-homme fit glisser la boîte qui partit dans les airs et retomba … dans l’ample corsage des Gretas.

Qqun : C’est les Gretas qui ont la boîte !
Foule : Euh … Ouais …

Il y eut un temps de flottement, tandis que les Gretas fusillaient tout le monde du regard en faisant craquer leurs phalanges. Puis un étudiant de magie perdu dans la foule jeta Manipulation à Distance sur la boîte qui s’éleva dans les airs et se perdit à nouveau dans la mêlée, dans un soupir de soulagement général.

Greta la Blonde : ELVIS ! Va me récupérer cette chose tout de suite ! Tu n’as donc aucune ambition ? Avec ça tu pourrais être Maire !
Elvis : Mais mon Murlock en sucre … Ca me plaît bien, d’être Tavernier … J’aurais presque plus de pouv-
Greta la Blonde : TOUT DE SUITE !!!
Elvis (soupirant) : Oui mon petit phacochère …

Et le Tavernier se lança lourdement et efficacement dans le tas, écrasant un trio de pickpockets de la Guilde des Voleurs qui avaient trop cru à leur bonne étoile. La boîte vola de leurs phalanges broyées et fut attrapée par l’Archange Nain qui, croyant à un jeu, fit la passe à Hix et Higrek. Ceux-ci avaient pris soin de se tenir à l’écart de la bagarre, ce qui fit croire à l’Archange qu’ils étaient démarqués.

Qqun : C’est le colonel Higrek qui a la boîte !
Foule : WAAAAAGH !
Hix : Keskonfait ?
Higrek : On court !!! Tiens-moi ça !
Hix : Tiens-le toi-même !

Ils virent soudain leur course stoppée par un Eldir visiblement dans une phase creuse de sa rémission progressive.

Eldir : VOUS !
Hix&Higrek : Lui !
Eldir : SUPPÔTS DE L’ESTABLISHMENT ! CETTE VILLE SOMBRERA ! PRENEZ CA DANS VOS GUEEEEEUUUUULES …

Et il expédia un cône d’énergie dorée qui figea sur place les deux gardiens de la paix.

Qqun : C’est Eldir qui a la boîte !
Foule : WAAAAAGH !

Pendant qu’Eldir, en pleine crise, faisait pleuvoir les sorts sur la populace qui le chargeait, à l’écart du tumulte, Matthias Alvensen s’éloignait tranquillement, la boîte à la main, à l’abri de son petit sort « Ignorez-moi » préféré.

MA : Avoir Eldir comme colocataire pendant sa convalescence est à bien des égards une ordalie, mais il peut parfois s’avérer utile. Une bonne chose de faite !
??? : AHEM.

Sortant de ses pensées, Matthias repéra trop tard la massive silhouette de Jawbreaker dans l’ombre de la demi-navette écrasée. Trop tard, parce que le sort de « Poing américain de Bigby » lui arrivait déjà dans la face. Matthias repartit à grande vitesse et à l’horizontale, droit dans la mêlée.

MA : La peste soit des mages irascibles qui réussissent leur jet de Volonté … civière
Qqun : C’est Alvensen qui a la boîte !
Foule : WAAAAAGH !
AJ : Grmmbl … Bande de hippies et d’anarchistes … Suis pas d’humeur … Convocation d’Arme Magique : Matraque et Bouclier Anti-Emeutes !

Le bouclier en question était un pavois couvert de pointes ; quant à la matraque, elle ressemblait davantage à une belle morgenstern et était parcourue de petits arcs électriques quand le pouce du demi-orque pressait la rune sur le manche. Avec un rictus mauvais, Jawbreaker fonça dans le tas.

Alj (à l’écart avec le personnel de l’Université) : Il est curieux de voir comme tout un chacun suppose implicitement que la transmission de la dignité municipale se fait selon un des plus vieux modes connus, mutatis mutandis, hérité de nos ancêtres barbares (du moins ceux au fonctionnement semi-clanique, donc principalement Kikreuzpa), à savoir par la possession de la capacité à surpasser le détenteur précédent du titre, accompagnée de la capacité à prouver cette possession. Or du fait de l’indigence des textes législatifs darkamiens sur les statuts de la fonction publique, on peut légitimement se poser la question de …
Fonkin : Aljashus ! Aidez-moi à rattraper la Conservatrice avant que le vent ne l’emporte ! Nom d’une taupe, mais qui inclut une Lévitation incontrôlée dans un charme de protection …

Pendant ce temps, l’Elu avait enfin réussi à rejoindre le pavé. Dans la tourmente générale, il s’était souvenu de la supériorité de sa race et avait appelé ses fidèles lutins à l’aide. Ceux qui n’étaient pas dans la mêlée à tirer des moustaches et nouer des lacets étaient assis à se curer le nez d’un air absent, mais ils finirent par répondre au vibrant appel du lutin intelligent, et surtout à l’appel du sachet de caramels qu’il brandissait. Une fois qu’il eut leur attention, rien de plus facile que de les convaincre d’approcher une échelle, de leur expliquer que non un petit camion de pompiers ne ferait pas l'affaire, de les injurier copieusement et de finalement décider de se laisser tomber sur eux pour amortir l’atterrissage.
Sain et sauf sur la terre ferme, l’Elu décida que tout ceci avait assez duré. Ramassant un yo-yo sur le corps d’un des lutins amortisseurs, il guetta l’instant propice. Au moment où la kryptonite refit un passage en surface de la mêlée, coincée dans l’œil d’Elvis qui boxait le Chevalier blanc à l’aveuglette, il lança le yo-yo d’une main sûre. La ficelle s’enroula autour de la boîte et il n’eut plus qu’à tirer pour la ramener vers lui …


*BAFU*

Elu&Tous les autres : :dimoiksepavrai:
Guu : *sluuuuurp* *aspire le reste de la ficelle du yo-yo comme un spaghetti*
Elu : Mais … Mais NON ! Espèce de … de vilaine !!! Qu’as-tu à dire pour ta défense ?
Guu : *burp*
Elu : Qu’on lui coupe la tête !!! Qu’on la brûle !!! Elle, pas sa tête ! Enfin sa tête aussi, quoi ! Obéissez à votre Grand Maire !
Dwal : Aux dernières nouvelles, c’était à nouveau moi le Maire. Par commandement divin, qui plus est.

Le lutin se retourna et se retrouva face à Dwalin, qui paraissait en pleine forme quoiqu’un rien énervé et doté d’une belle bosse. Un instant il crut que son statut d’Elu l’avait grandi pour qu’il puisse terrasser le nain, mais il se rendit vite compte que s’il pouvait regarder Dwalin dans les yeux c’était parce qu’il le soulevait par le col.

Elu : Ah euh … Ouiouioui ! C’est-à-dire oui mais non ! Y a eu comme un contrordre, là, non, j’veux dire, la boule de feu qui tombe du ciel que ça t’assomme raide, ça prouve bien …
Dwal : … Que Strike est prêt à tout pour m’empêcher d’aider Drehk à gagner. Il triche, il joue même quand ce n’est pas son tour. Et s’il connaît mon point faible, alors il sait aussi que je tire mes pouvoirs du soleil jaune de la Terre de Fangh, ce qui fait de moi un ami de Drehk bon teint. N’est-ce pas ?
Elu : Hé bin je …
Dwal : Hmmm ?
Elu : Hé bien oui, sûrement ! Houlà, ce que le message de Drexx paraît plus clair d’un coup. Je crois que le dieu vient de m’attribuer le don de voyance dans les phalanges de mon interlocuteur, tellement c’est clair. Pas vrai Koulack ?
Gorack : CA PARAÎTRE CORRECT. DREHK VOULOIR SUPERNAIN POUR MAIRE.
Elu : Hé oui ... *snif*
Dwal : Parfait, c’est le principal. Ecoutez-moi, vous tous ! Qu’on se le dise, je suis de nouveau le Maire. J’avais d’autres déclarations à faire, mais je vous sens un peu déconcentrés, là. Nettoyez-moi ce désordre et rentrez chez vous, je remets mon discours à l’inauguration du monument aux morts causées par les koalas.
Richard : Heu … Monsieur le Maire … Peut-être qu’une petite interview … ?
Dwal : Je ne suis pas sûr que ce soit nécessaire, la Mairie fera un communiqué à la presse et …
Elu : Moi je veux bien lui parler !!!
Dwal : Ah … Alors oui là il vaut peut-être mieux que ce soit moi.

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Re: Hôtel de Ville

Message par FarFade le Jeu 30 Aoû - 22:06

QQun : La boite est à mes pieds !
La Foule : WAAAA_ what ?

Ce quelqu'un tout de blanc vêtu faisait référence à un tonneau à ses pieds.

Klaus : Mais non c'est une barrique de BAN.
Gretas : Un vol ?
QQun : Non mais elle est spéciale cette boite, enfin ce tonneau. Il parle !
UnAutreQqun : Il a du se prendre un coup pendant la baston...
QQun : Mais je vous jure ! Regardez quand je le secoue !

Il prit le tonneau à deux mains et le secoua dans tous les sens.

VdT : Hey !! Ca_Ca_Ca va pas ! J'ai le mal de mer !
LaFoule : Ooooooh...
MA : Mais enfin c'est le tonneau sacré. Pas de quoi s'inquiéter...
Hix : Sacré ? Sa place est dans le temple !
Higrek : Ou dans l'hotel de ville en fonction de son appartenance à une divinité autre.
Hix : Dans les deux cas, on nous l'échangera peut être contre un tonneau rempli.

Higrek, juste à côté du tonneau, se baissa et ses deux bras entourèrent le tonneau.

*PAF*

Qqun, venant de mettre un marron à Higrek : C'est mon tonneau ! Je l'ai trouvé !
Panda : WOOP WOOP ASSASSIN DE LA POLICE ! WOOP WOOP !
VdT : Mais ça va pas la tête ! Laissez moi vivre tranquille le peu de temps qu'il me reste !

Le tonneau fit un demi tour et roula alors que la foule s'écartait devant lui.

LaFoule : Ouaaah. Un tonneau qui parle et qui avance tout seul...
Inconnu : Faites nous une prophétie !
LaFoule : UNE PROPHÉTIE ! UNE PROPHÉTIE !
Dwa : OOH ! Il est pas fini ce boucan ! Rangez moi cette jachère fleurie et rentrez chez vous !
LaFoule : Oui monsieur le maire.
Panda : WIKITE WIKITE ! OUANOUANOUANCe fût super les gars ! Allez Roger démonte moi le matos. Ca fait plaisir de mixer un peu dans l'underground ! Envoie le jus de bambou aussi j'ai un_
Dwa, fixant le panda : Evil or Very Mad
Panda : Laughing Ok ok... J'm'en vais aussi...

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Re: Hôtel de Ville

Message par Dwalin le Mer 19 Sep - 12:19

La foule dispersée tant bien que mal, ou en tout cas retournée à ses occupations habituelles, Le Maire reçut brièvement Richard dans son bureau.

Dwalin (marchant sur une peluche qui fait pouic) : ne faites pas attention au bazar laissé par mon ...hum ... prédécesseur. Prenez place, je vous prie.
Richard : PRRRRRRRRRRT (bruit de coussin péteur)
Dwalin : Les lutins ont de l'humour, on peut leur accorder ça.
Richard : Euh, voilà, donc, M. le Maire, qu'allez-vous mettre en œuvre pour ramener la situation à la normale ?

(-> interview déjà réalisée ici)

Dwalin : J'aimerais ajouter que j'offre une récompense à qui me ramènera cette boîte étrange avec laquelle tout le monde a pu jouer lors des évènements ayant eu lieu devant ce bâtiment, elle semble de nature à troubler l'ordre public, qui même s'il est toujours ici relatif, ne doit pas pour autant être malmené au delà de certaines limites. A ce sujet, adressez-vous à la mairie, une entrevue sera arrangée.

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Re: Hôtel de Ville

Message par FarFade le Sam 22 Sep - 15:26

Il était le petit matin et les colonels Hix et Higrek étaient allongés sur les pavés.

Hix : Ah la vache !! J'ai mal partout !
Higrek, se mettant sur les coudes en grimaçant : Qu'est ce qu'on fout devant l’hôtel de ville ?! On était bien calés l'autre nuit pourtant.
Hix : Tu sais j'ai déjà ouï dire d'une téléportation telle, un jour, un village entier de 27,5 personnes avait bougé de 36 lieues en l'espace d'une seule nuit !
Higrek : C'était des nomades Hix. Enfin bon... Toujours est-il que notre enquête n'a pas trop avancé...
Hix : Bof ça doit pas être très utile, on a qu'a lever le pied...

A ces mots, Hix se fit suspendre par le talon droit dans les airs. Dwalin en personne, flottant en l'air, tenait le colonel entre l'index et le pouce.

Hix: OUHHAAOOOO !
Dwa : Pardon ?
Higrek : pale Bonjour monsieur le Maire.
Hix : B'jour m'sieur !

Un bruit sourd marqua les retrouvailles de Hix avec le sol.

Dwa, bras croisé, cheveux, barbe et cape au vent : Où en est votre enquête ?
Higrek : Ça avance à grands pas m'sieur !
Hix : On a des indices capitaux m'sieur !

Le colonel sortit de ses poches des plumes et des fleurs et les montra au Maire. Un sourire apparu sur les lèvres de ce dernier.

Dwa : Bien... Continuez votre travail et que je ne vous vois pas trainer chez Elvis !
Higrek : Oui m'sieur.
Hix : Bien m'sieur.
Higrek : Les fauteurs de troubles seront punis m'sieur.
Dwa : Qui a parlé de punition ? Et si vous avez du nouveau sur cette fameuse boite faites le moi parvenir.

Sur ce le SuperNain partit à la vitesse de l'éclair.

Hix : Pas de punition ? C'est pas que je me sente gobelin mais un peu de topinambour et de saleté ça nous a souvent sauvé la vie à nous et donc à d'autres.
Higrek : Ba il doit être habitué au Super Propre de là où il vient... Reprenons nos réflexions avant qu'on se fasse Super Virer.
Hix : Des fleurs... Des fleurs... Des plumes...
Higrek : Direction le poulailler ?
Hix : A vrai dire trouver une plume vers des gobelins ça veut pas dire grand chose... Mais les fleurs sont plus surprenantes rappelle toi...
Higrek : Direction... Shocked La Paix Verte ?
Hix : Sapristi, aurait-il quelque chose à se reprocher ?
Higrek : Mais oui ! Ils ont tenté de neutraliser les deux plus grands enquêteurs de tous les temps !
Hix : Je crois que nous devons trouver cet Archange Nain.

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Mer 17 Oct - 18:30

Scène orageuse au SGI quelques heures plus tard. Assis derrière son bureau, le commissaire Héliote Nénesse faisait face aux colonels de la milice.

Hix (donnant un grand coup de poing sur le bureau) : C’est inacceptable !
CHN : Mais enfin, de quoi vous-
Higrek (idem) : Intolérable !
CHN : Arrêtez un peu de-
Hix (idem) : Impondérable !
Higrek (idem) : Indépêtrable !
Hix : Joli ! Euh ... *frappant le bureau* Indiscernable !
CHN : Assez, vous allez finir par-
Higrek (idem) : Impardonn-

*FWOOM*

Le commissaire et les deux clochards, le visage couvert de suie, fixèrent une tasse fumante sur le bureau.

CHN : … Le café de la machine à café gobeline réagit mal aux secousses.

Hix et Higrek échangèrent un regard, vidèrent leurs poches et reposèrent prudemment les quatorze gobelets qu’ils s’étaient servis sans demander.

CHN : C’est bon, vous êtes calmés ?
Hix : Oh que non ! C’est vous qui allez vous calmer !
Higrek : Qui vous a permis d’interférer dans notre enquête ?
Hix : Les Ninjas Rdains sont à nous !
CHN : Interférer ? De quoi vous parlez ? L’inspecteur Arrhi vous a filé le dossier, non ?
Higrek : Oh ça oui, il l’a fait !
Hix : Le fourbe !
CHN : Mais encore ? Ne me dites pas qu’il vous a tirés dessus ? Ce n’est pas notre agent le plus sociable.
Hix : Non, il ne nous a pas tirés dessus. On aurait préféré !
Higrek : Quitte à se faire poignarder dans le dos, autant que ce soit en se faisant canarder en face.
Hix : Au lieu de ça il fait style que l’enquête est à nous !

Le commissaire passa une main lasse sur son front vert foncé.

CHN : Elle EST à vous. C’est quoi le problème à la fin ?
Hix : Le problème c’est l’autre inspecteur, qui a continué sur l’affaire de son côté !
Higrek : Ses interférences ont failli nous coûter cher ! A cause de sa réticence à servir d’otage, on a failli se faire capturer !
Hix : J’ai perdu un précieux sandwich roquefort-belette-cornichons-lichen dans l’affaire !
CHN : C’est débile ! Tous mes boyz et gobz disponibles sont occupés à resalir nos locaux ou sont à la cellule psychologique d’urgence qu’on a mise en place dans la champignonnière. C’est pour ça qu’on a fait appel à la milice ! Et aussi parce qu’avec les officiers supérieurs on a estimé que le crime était trop sérieux pour qu’on enquête dessus nous-mêmes.
Hix : Alors c’était qui ce demi-orque qui frimait avec ses grandes phrases et son imper plus classe que le nôtre ?
Higrek : Je suis sûr qu’il n’est même pas convertible en hamac.
CHN : L’air d’un clochard ? Décrit tout ce qu’il fait ?
Higrek : Mais il nous insulte en plus !
Hix : Aucun clochard ne porterait cette cravate pourrie !
CHN : Artemis … Je vois. Colonels, ce type s’est fichu de vous. C’est Ûmfrebog, un fouineur à son compte. Il ne fait plus partie de la maison.
Hix : Vous n’avez pas d’hommes … enfin, de peaux-vertes sur cette enquête alors ?
Higrek : C’est nous tout seuls sur le coup, on est bien d’accord ?
CHN : Tout à fait d’accord.
Higrek : J’aime mieux ça.
Hix : Parce que c’est notre enquête, et on la poursuivra nous-mêmes jusqu’au bout, au mépris de tous les obstacles !

A cet instant entra un hobgobelin aux cheveux rouges, qui enleva ses lunettes noires pour déchiffrer un chiffon de papier taché qu’il tenait à la main.

Lieutenant Horass Yokeyn : Commissaire, les gobelins du labo ont fini d’analyser les résidus trouvés sur la scène du crime !
CHN : Ils ont arrêté de manger les échantillons ?
HY : Pour l’analyse, oui. Ils continuent pour le plaisir.
CHN : Et qu’est-ce qu’on a ?
HY (lisant) : Des restes de grenade fumigène artisanale à base d’excréments de Greedoua. J’ai soumis ça aux shamans, et voilà ce qu’ils en disent : « Sa peu mimé lé zeffai d’un sor de Proutt de Mork – klé maj zumin zappel ssa Nuaj Nozé Ah Bon, ou un truk d’Yrfoul sicè dé praitr. »
CHN : Avec la prolifération des Greedoua, notre homme ne risque pas de tomber à court de munitions.
HY : Vous l’avez dit, commissaire. Le Corbeau a trouvé un nouveau moyen de nous en faire voir des roses et des pas blettes.
Hix&Higrek : Quoi ??? Le Corbeau ???
HY : S’il continue à utiliser ces crottes, je pense qu’on peut dire qu’on est … *commence à remettre ses lunettes* en plein dans la-
Hix : Attends ta gueule ! C’est quoi cette histoire de Corbeau ?
CHN : Vous n’êtes pas au courant ? Il est réapparu la nuit dernière et a fait une série de victimes avant d’être mis en fuite par la Conservatrice et d’échapper à vos hommes et à la garde sainte de Drehk.
Higrek : Et vous nous cachez ça en reprenant l’enquête dans notre dos ?
Hix (frappant du poing le bureau du commissaire) : C’est invraisemblable !
Higrek (idem) : Indémêlab-

Quatorze gobelets de café gobelin partirent en fumée, emportant avec eux les sourcils des colonels et le porte-plume (de vautour) du commissaire.

Hix : Le Corbeau a tué notre ami Zaide ! C’est notre enquête, ça l’a toujours été !
Higrek : Je ne peux pas croire que vous ayez essayé de nous la piquer !
CHN : Mais enfin, on n’a pas essayé de …
Higrek : Décidément vous êtes tous fourbes ici !
Hix : Vous n’avez rien de mieux à faire ? Pourchassez donc les Ninjas Rdains, et laissez-nous faire notre boulot !
Higrek : Parce que c’est notre enquête, et on la poursuivra nous-mêmes jusqu’au bout, au mépris de tous les obstacles !

Les clodolonels arrachèrent les rapports des mains d’Yokeyn et sortirent en claquant la porte, laissant le commissaire Nénesse secouer la tête d’un air curieusement dépité pour un orque.

HCN : Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais je préfère travailler avec des gobelins. Au moins on a droit au fouet.


Dernière édition par nécroX le Lun 3 Juin - 15:52, édité 1 fois

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Ven 8 Fév - 0:23

Le lendemain, alors que l’aube pointait son nez, une réunion se tenait dans le bureau du Maire. L’ambiance était grave. Dwalin fit son entrée en s’essorant la barbe.

Dwal : Sale nuit pour voler. J’ai le regret de vous annoncer que le Corbeau m’a échappé dans les égouts.

Hix et Higrek cessèrent un instant de griller des saucisses dans la cheminée pour exprimer leur colère.

Hix : Rien de tout ça ne serait arrivé si le SGI nous avait laissé l’enquête !
Higrek : Comme convenu !

Il brandit une brochette de saucisses vindicative (et dont la graisse gouttait sur le tapis) vers le commissaire Héliote Nénesse, tiré du lit pour cause de crise. L’orque en chemise de nuit se redressa et serra dignement son squig en peluche.

CHN : C’est ce qu’on a fait ! Le commissaire Ghaurdonn m’a fait son rapport. Il était là uniquement pour traquer les Ninjas Rdains.
Higrek : Ouais c’est ça !
Hix : D’abord pourquoi il vous fait des rapports si vous êtes tous les deux commissaires ?
Dwal : Ne vous attardez pas sur les détails, colonels. Les grades du SGI n’ont pas la même valeur administrative que dans la milice, par exemple. Ils utilisent un système complexe qui introduit diverses variables comme la force physique, la capacité à parler le Commun, et la « Tombola dé Grad !!! ». Le commissaire Nénesse est le chef du SGI, c’est tout ce qui importe. Appelez-le haut commissaire, ou commissaire chef, si ça vous plaît. Venons-en aux événements de cette nuit …

Le Supernain prit place dans le fauteuil derrière son bureau. Il y eut un couinement étouffé ; Dwalin se releva et extirpa le lutin intelligent de son siège.

Dwal : L’Elu de Drehk, qui ferait bien de se souvenir que ce n’est plus son bureau, est ici pour écouter nos conclusions et discuter de la position de son Eglise.
Elu : Et aussi pour vous remettre les insignes de mon pouvoir de Grand Maire. Vous voyez que je sais bien que je ne le suis plus. Aucune rancune de ma part. Tenez.

Tandis que le lutin posait sur le bureau le Bonnet d’Âne, la Cape de Poil à Gratter, le Sceptre-Buzzer 20000 Volts et les autres « symboles de son ancienne fonction », Dwalin l’ignora municipalement.

Dwal : Si vous le voulez bien, essayons de séparer les différents éléments de cette nuit. D’abord le Corbeau. Je pense qu’on peut dire que sa présence sur les quais cette nuit était fortuite, et qu’il a attaqué sans distinction les parties en présence.
Hix : Peut-être bien. Mais on maintient qu’on ne veut plus avoir le SGI dans les pattes sur cette enquête, on la prend en main personnellement.
Dwal : Oui, j’ai cru comprendre que vous aviez des motifs personnels de vouloir arrêter le Corbeau. Je dois vous avertir qu’il n’est jamais bon de se laisser guider par la rancœur.
Higrek : Ben par quoi alors ? On ne va quand même pas diriger la milice par amour de l’ordre et de la justice ?
Dwal : :roll:Je dis juste … Gardez la tête froide.
Hix : Vous êtes gentil, monsieur l’Maire, mais c’est nous qui sommes dans les rues au quotidien. Gardez la paperasse et les discours, et laissez-nous affronter la réalité. Et la réalité,  c’est que dans les rues il faut garder sa tête au chaud. Surtout les oreilles. *montre le bonnet de laine sous son casque réglementaire*
Higrek : Donc, on reprend l’enquête. Et on y inclut le mystérieux type masqué qui a permis au Corbeau de s’échapper.
CHN : Euh … D’après Ghaurdonn, il a affronté ce Corbeau seul à seul et sauvé tous les gens présents. Il le décrit comme un héros.
Dwal : Grmmbl … Arriver sur place à la vitesse du son, rattraper le Calchèvre avant qu’il ne fasse trop de dégâts, le neutraliser et l’attacher à la sortie de la ville, revenir et bloquer la volée de corbeaux meurtrière … Pas un merci. Mais un déguisé sort de nulle part pour un duel, tout de suite c’est un héros justicier … Un peu de respect, c’est trop demander ? Nous reviendrons au cas de cet individu plus tard, j’attends encore confirmation de certains faits.
Higrek : On va devoir exiger que le SGI nous remette leur suspect, aussi.
Dwal : Euh … la vache ?
Higrek : La vache.
Hix : Pour quoi faire ?
Higrek : Je connais un gars au marché noir. En échange, on vous livre les principaux suspects dans l’affaire des Ninjas Rdains. Regardez ce qu’une de nos patrouilles a repêché dans le fleuve, du côté du Pont aux Golems !

Sur un signe du colonel, quelques gardes firent entrer une poignée de gobelins trempés et grelottants, vêtus de maillots de bain rouge vif moulants, et portant pour certains des perruques blondes.

CHN : C’est ça vos suspects ? C’est une de nos patrouilles fluviales.
Higrek : Je sais. Mais voyez qui ils essayaient de repêcher avant de couler et de devoir être repêchés aussi !

Les gardes ressortirent et firent entrer l’Archange Nain, lui aussi mouillé, et menottes aux poignets. Sur un geste las de Nénesse, les gobelins sauveteurs retournèrent dehors en couinant.

Hix : Ses amis sont en garde à vue.
Dwal : Archange ? J’espérais justement que vous me recontacteriez à propos de mon offre de coopération … Mais ne me dites pas que c’est vous qui êtes derrière cet écoterrorisme ?!
Higrek : Oh que si, avec ses copains de Paix Verte ! Et quand on l’a brillamment découvert, ils ont essayé de nous faire taire !
CHN : Ils ont dû réussir, puisque vous n’avez pas mentionné un mot de ça lors de notre entretien.
Hix : Ah oups … Oh et puis ça va hein ! C’est pas vous qui allez nous faire la morale sur la coopération entre services maintenant ?
Higrek : On avait plus urgent ! Un tueur en série à coincer !
CHN : Si vous étiez du SGI je vous aurais déjà mutés à la circulation !

Pour un agent du SGI, être muté à la circulation est une sentence de mort assurée. Combien de temps à vivre donneriez-vous à un gobelin avec une lanterne, chargé de stopper de gros barbares aux passages piétons ?

Hix : Ca va hein ? Au final, il a quand même fallu que ce soit la milice qui l’arrête !
Dwal : SILENCE ! Jusqu’à ce soir, j’aurais pu me montrer clément à propos de cette histoire. Je veux dire, les Ninjas Rdains n’avaient rien fait de vraiment grave.
CHN : Par Mork ! Ce qu’il ne faut pas entendre !!!
Dwal : Mais faire sauter la Capitainerie ! Avez-vous la moindre chose à dire pour votre défense, Archange ?
ArchN : Je ne veux pas que ceci tourne à la dispute. Je vais essayer de vous expliquer …
??? : Ne dites plus un mot, messire Archange !
Dwal : Quoi encore ?
Garde de la milice : Le suspect a demandé à faire venir son avocat. Comme il a fait preuve de généros- je veux dire, de bonne conduite, on a accepté d’aller le chercher.
ArchN : Vous lui avez donné la tisane spéciale pour lui rendre les idées claires, comme je vous avais dit ?
Garde de la milice : Bien sûr. On est prêts à rendre bien des services pour une invocation de repas chaud ou deux ! Mais il était aussi en hypothermie, alors vous nous devez pas mal de gnôle.
Hix : Ces types ont essayé de nous réduire au silence. Tu viens de te gagner deux mois de corvée de latrines, mon gars.
Higrek : Et pas les latrines de la caserne, oooh non. Celles de la soupe populaire. Et même de la soupe populaire trolle, tiens !
Klaus : Ahem ! Monsieur le Maire !Les apparences sont contre l’Archange Nain, mais je crois pouvoir apporter des éclaircissements.
Elu : Pour quoi faire ? Apporte-nous donc plutôt des rafraîchissements, Klaus !
Klaus : affraid
Dwal : Pour la dernière fois, vous n’êtes plus le Maire !
Elu : C’est bon, je sais … *se remet à écrire « JE PUE » au marqueur sur le devant du bureau*
Dwal : C’est à cause de ce traumatisme que je lui ai donné des vacances ! C’est déjà un miracle qu’il ne soit pas en larmes.
Klaus : Pas un miracle, Monsieur le Maire. Je dois cette sérénité aux bons soins de l’Archange Nain et de son association ; grâce à eux, j’ai oublié le plus gros de mes traumatismes. Le moins que je puisse faire en échange est d’intervenir en leur faveur, à titre de Ministre Auxiliaire Chargé des Affaires Critiques. J’ai de plus un peu d’expérience du métier d’avocat, puisque j’ai dû défendre Eldir à son procès en l’absence de tous les autres hommes de loi de D-City, changés en VIK.
Dwal : Vu ce qu’il est advenu d’Eldir, je ne suis pas sûr que vous devriez vous vanter …
ArchN : Mais si, j’ai toute confiance en vous Klaus. D’ailleurs Eldir a finalement été innocenté, pas vrai ?
Elu : Exact. Conformément au déroulement du procès, toutes les charges qui pesaient sur lui ont été reportées sur Darkyl. A moins que ce ne soit un autre sujet sur lequel notre cher Maire veuille contrarier la volonté de Dread ?
Dwal : Comme je l’ai déjà dit, j’annoncerai le reste de ces décisions lors de l’inauguration du monument aux morts victimes des koalas, en fin de semaine. Revenons-en à vous, Archange. Êtes-vous l’un des Ninjas Rdains, oui ou non ?
Hix : On les a pris sur le fait ! Moi, Higrek, la robotte et ce Spade !
CHN : :evil:Rien de ce que ne dit Spade ne peut être retenu comme preuve.
Klaus : Et la gynoïde L9 est injoignable depuis plus de 24h, en mission pour l’Université d’après ce mot d’absence que j’ai obtenu tout à l’heure de maître Vungeklerren.

Le nain tendit un épais rouleau de parchemin couvert d’une écriture serrée à Dwalin, qui le prit et y jeta un œil.

Dwal : Hmmm … Les quatorze premières pages sont bien un mot d’absence, mais il y a un parchemin en post-it contenant le rapport de L9. Elle conclut bien à la culpabilité de l’Archange, et a un dossier assez solide.
Klaus : Damned ! Cet Aljashus, qui lui a demandé de faire du zèle ?
Elu (les pieds sur le bureau, dégustant du pop-corn) : Ha ! Continue Klaus, tu fais du super boulot !
ArchN : Ne vous reprochez rien, mon ami. Inutile de nier l’évidence ; d’ailleurs je ne rougis pas de mes convictions. Je suis bien le chef des Ninjas Rdains, le mystérieux Captain Prophet !
Elu : Ta-ta-ta !!!
CHN : Alors, pour le crime atroce de nettoyage de notre environnement de travail, ce qui relève au moins de l’obstruction à la justice et plus probablement du bio-terrorisme …
Hix : … et pour le crime d’avoir tenté de nous effacer la mémoire, ce qui est … aussi de l’occlusion de la justice ou du bactérianisme …
Higrek : … lui et ses complices doivent recevoir un châtiment exemplaire ! Genre la mort, puis on réanime leurs corps et on les condamne aux travaux forcés !
Klaus : Un instant monsieur le Maire ! Vous n’allez pas condamner à mort des gens pour du nettoyage clandestin ou pour ce qui n’était jamais qu’une bagarre avec des gardes ? A Darkam-City ? Ca n’aurait pas de sens !
Elu : Parce que sous ce nouveau mandat la justice darkamienne doit avoir du sens ??? Mais qu’est-ce que vous trouvez tous à ce clown ?
CHN : Je l’aime pas, mais il a pas tort.
Dwal : Comme je l’ai dit, à l’heure qu’il est je me fiche de vos farces engagées. Mais cette nuit vous êtes allés trop loin.
ArchN : Disons que le plan a peut-être un peu dérapé …
Klaus : Pas un mot ! Monsieur le Maire, où sont les preuves que mes clients sont coupables des événements de cette nuit ?
Higrek : Ils ont été pour ainsi dire trouvés sur la scène de crime par nos gardes !
CHN : Par mes gobelins, plutôt.
Hix : Et on a retrouvé cette lettre revendiquant toute l’action !
CHN : Mes gobelins l’ont retrouvée.
Hix : Et qui a dû leur faire vomir ?
CHN : Et des pluies de vaches et de betteraves ont mis hors de combat les forces de l’ordre !
Higrek : Enfin, juste vos gobelins.
CHN : Or la pluie de produits agricoles est une technique classique de l’Archange Nain !
Klaus : Si je peux répondre …
Elu : Mais Klaus peut répondre en plus ? Que Grek nous protège, cette ville fonce droit dans le mur …
Klaus : Les vaches ne sont-elles pas une invocation bien connue du Corbeau ?
Higrek (de mauvaise grâce) : Si.
Klaus : Quant à la pluie de betteraves, ou à l’arbre qui a ouvert la grille, où est la preuve que c’est l’Archange Nain qui en est responsable ? Un homme aux motivations douteuses a été vu au même moment sur la scène, et a fait preuve de magie druidique tout à fait capable de ce genre d’exploits.
Hix : Bon sang, mais comment il a eu accès au dossier ?
Klaus : Vous avez dû le laisser traîner à la caserne. Very Happy
Hix : Ca m’étonnerait, idiot ! On l’a même pas rempli !
Higrek : Un de nos hommes s’en serait chargé ? Attends que je trouve qui c’est, il en prendra pour son grade !
Dwal : Et l’explosion de la Capitainerie ? Il avoue dans la lettre qu’ils ont fait évader le Calchèvre ! Coïncidence, peut-être ?
Klaus : Je n’ai pas d’explication, Monsieur le Maire. Mais ce que je peux vous dire, c’est que dès que la rumeur s’est répandue en ville que l’explosion était attribuée aux Ninjas Rdains, on a commencé à retrouver des dagues plantées dans des portes ou des gardes, avec toujours le même message attaché. Kradoc y revendique ardemment la paternité de l’explosion et de ses éventuelles victimes, jure que la prochaine fois Paix Verte ne s’en sortira pas comme ça, et s’excuse de n’avoir pas eu le temps de trouver une présentation plus originale pour son petit mot.
Dwal : Hmm … Quelque chose à ajouter, Archange ?
ArchN : Euh … A vrai dire après une nuit pareille je ne suis plus trop sûr de ce qui s’est passé, mais si ce monsieur Kradoc affirme que l’explosion est son œuvre, je ne veux pas le contrarier. Surtout qu’il a l’air d’avoir des problèmes de stress.
Dwal : Hmm … Les charges que je peux retenir contre vous ne sortent guère de la moyenne criminelle darkamienne, alors. Je vous condamne, vous et les autres Ninjas, à des travaux d’intérêt général. Puisque vous attachez tellement d’importance à l’état de cette ville, vous allez avoir plein d’occasions d’y veiller. Un peu comme si vous aviez accepté cette offre de coopération, sauf que vous ne serez pas payés, que vous serez sous surveillance policière, et qu’un des sites les plus touchés par la dégradation a été la Tour d’Isolation, donc vous commencerez par là. Maître Jawbreaker vous trouvera des choses à faire.
ArchN : *glups*
CHN : C’est tout ???
Dwal : J’ai toujours pensé que la première qualité pour diriger Darkam-City, c’était la puissance physique. Mais juste derrière, vient le pragmatisme.
Elu : Ha ! Je m’en suis très bien sorti sans l’un ou l’autre ! Loser !
Dwal : Cette ville survit grâce à un fragile équilibre de forces contraires. Si une force est trop réprimée, on tombe dans l’excès inverse. Ainsi, on m’a dit que pendant mon absence forcée, les fêtes clandestines, cas d’ivresse sur la voie publique, courses de destriers et autres débordements avaient augmenté de 450% chez la jeunesse dorée elfique. Ce qui ne serait jamais arrivé si le REVENS n’avait pas été décimé par les koalas. De même, dans le cas présent, je dois sévir, mais je ne peux pas anéantir la tendance (trop rare) à la propreté et l’ordre.
Elu : Un instant ! Leur plus grave crime n’a pas encore été jugé !
ArchN : Euh … Agir pendant le tour de Strike ?
Elu : Hein ? Que … Non ! … Encore que ça aussi, c’est un péché. Merci.
Klaus : Vous devriez vraiment me laisser parler, Archange.
Elu : L’explosion qu’ils ont causée (indirectement ou pas, je m’en fiche) a créé une vague géante qui a remonté les égouts et a rejeté, par une bouche d’égout à l’extrémité du parvis du Temple, non seulement un type bizarre et un genre de …  truc, mais plein d’eau qui a éteint un des braseros sacrés ! Et en plus c'est une récidive! Apparemment c’est mal, parce que Polack braille à en liquéfier les cervelles de tout le monde au Temple. Donc bon, justice divine de Berk, bla bla, qu’on le sacrifie !
Dwal : … C’est tout ?
Elu : Oui. On fait ça ici, ou vous voulez qu’on le brûle ailleurs ?
Dwal : En fait, en tant que Maire de droit divin, si vous vous rappelez, je crois que je vais remettre cette affaire entre les mains du jugement de Drehk. L’Elu et le présumé hérétique devraient se battre en duel, et Drehk donnerait raison au vainqueur. Je suis sûr que Sa Très Sainte Brutalité Gorack n’y verrait aucune objection. Alors, Elu ?
Elu : Je crois que vous sous-estimez ma toute-puissance. Je vous ai affronté pour ainsi dire sur un pied d’égalité.
ArchN : Et je n’ai nulle intention de me battre !
Dwal : Alors, Elu ? On se lance ?
Elu (faisant mine de renoncer au combat) : Hm … En fait, cela ne paraît pas nécessYAAAAAAAAAH ! CHAMPOMY D’ABORD !

Le lutin fit demi-tour sans crier gare, agrippa un porte-plume et chargea l’Archange Nain abasourdi. Alors qu’il allait engager le corps à corps, une pichenette trop rapide pour être vue le cueillit au menton, et un coup de vision thermique mit le feu à sa couche.

Elu : OW ! Que … AAAAAAAH !
Dwal : Gloria ! Drehk a tranché ! Very Happy

L’Elu sortit en hurlant.

Klaus : :héhé:Ce spectacle vient de diviser par deux le temps de repos dont j’ai encore besoin avant de reprendre le travail.
Dwal : Je ne vous demande pas de renoncer à vos vacances, mais je ne vous cache pas que vous serez le bienvenu à votre retour, vu la tendance de cette ville à accumuler les Affaires Critiques. Ce sera tout, Archange. Vous et vos amis serez en résidence surveillée au siège de votre association, si j’ai votre parole de ne pas chercher à fuir.
Klaus : Acceptez. C’est un meilleur accord que ce que j’espérais vous obtenir. On a dû faire bonne impression par rapport à l’ancien Maire.
ArchN :Je n’aime pas trop le fait de mettre ma pluie de betteraves sur le dos d’un innocent, qui apparemment apprécie la nature, et qui a détourné l’attention du Corbeau de nous ...
Klaus :Ce qui compte c’est de vous sauver vous. Lui est déjà fichu : permettre au Corbeau de s’enfuir, laisser filer le Calchèvre, plus le délit de fuite et le costume prétentieux … Il lui faudrait un bien meilleur avocat que moi, et il n’est même pas là pour se défendre. Les absents ont toujours tort. Croyez-moi, il sera toujours temps de prendre sa défense quand vous vous serez fait oublier, mais pour l’instant vous ne pouvez pas vous le permettre.
ArchN : Vous avez ma parole, Monsieur le Maire. Nous ne sommes pas des criminels, juste des gens qui veulent le bien de cette ville qui en a grandement besoin. Que va-t-il advenir du Calchèvre ?
Dwal : Je l’ai attaché à la sortie de la ville pour éviter qu’il fasse trop de dégâts. Je ne sais pas encore.
ArchN : Quand vous prendrez cette décision, prenez en compte le point de vue écologiste que nous avons lutté pour mettre en lumière.

Il sortit, encadré par des gardes et suivi par Klaus.

Hix : Pfff. Si on les écoutait il n’y aurait bientôt plus un tas d’ordures où dormir.
Higrek : C’en serait fini des paris sur les combats de ragondins mutés.
CHM : Bientôt on ne pourrait même plus clouer les agents incompétents au mur pour que les mouches les dévorent, et adieu la discipline.
Dwal : Messieurs, je crois qu’il ne nous reste plus qu’à discuter de notre mystérieux homme masqué. Qu’avons-nous sur lui ?
CHN (consultant ses fiches) : Taille M, corpulence moyenne. Le masque nous a empêchés d’établir un portrait-golem. Très probablement humain ou elfique ; la reconnaissance auriculaire n’a pas été possible. Semble porter un costume à thématique cervidée, mais nous n’écartons pas la possibilité d’un hybride cerf-garou. A fait preuve de pouvoirs druidiques de niveau moyen, et utilise comme monture un cerf qui est peut-être son complice, son compagnon animal, ou son père si on suit le scénario hybride.
Higrek : Aussi, il s’exprimait d’une voix très rauque. Genre « je viens de fumer mes semelles sans filtre ».
Dwal : Comme la Conservatrice … Une autre victime d’angine ?
CHN : On penche plutôt pour une tentative volontaire de déguiser sa voix. Puisqu’il a choisi une voix basse et virile, ça augmente la probabilité que ce soit en fait un elfe. En conclusion, vu qu’il a des pouvoirs proches de ceux de l’Archange Nain, et semble capable de vol limité, mes services penchent pour un ange du Paradis des Elfes.
Dwal : Ou un druide.
CHN : Nous cherchons à éviter les conclusions hâtives.
Hix : On le fait rechercher, hein Monsieur le Maire ? Il a agressé des agents à coups de légumes, il a permis au tueur de Zaide de filer, et il a refusé de nous suivre !
Dwal : De ce que j’en ai vu il voulait plutôt faire justice lui-même …
Higrek : C’est bien ou mal ça ?
Dwal : Dans la plupart des villes, c’est mal vu. Ici, tellement peu de gens cherchent à faire justice … Se venger, ça je ne dis pas. Mais là ça paraissait plus compliqué … Je ne suis pas sûr que ce soit le genre d’initiative à encourager, ceci dit. Enquêtez sur lui, faites-le rechercher, mais pas pour le tuer ; juste pour l’identifier et comprendre ce qu’il veut.
LRDG : Shocked
CHN : Arrestation non violente ? Monsieur le Maire, je ne crois pas que CA ce soit le genre d’initiative à encourager …
Dwal : Allons, Commissaire, voyez les choses comme ça : selon toute apparence, il peut casser la figure à presque toutes vos unités. Il est dans votre intérêt qu’il vous suive sans trop de résistance.
CHN : C’est pour ça qu’on a les attaques surprise …
Hix : Et vu comme il court, il n’a pas l’air d’avoir envie de discuter.
Dwal : Débrouillez-vous ! De toute façon, Hix et Higrek, vous vous concentrez sur le Corbeau. Je sais que vous le ferez même si je vous ordonne de faire autre chose ; et après tout, c’est vous qui avez le plus d’expérience pour le traquer.
CHN : Ce qui est une manière polie de dire que c’est vous qui l’avez laissé filer le plus de fois.
Hix : Un problème, face de crasse ?

Le robuste orque noir fit craquer ses jointures d’un air qui aurait été menaçant s’il n’avait pas dû pour cela coincer son squig en peluche sous son bras. Hix et Higrek saisirent des objets contondants sur le bureau – comme armes improvisées, ou pour glisser dans leurs poches. Dwalin leva les yeux au ciel et se prépara à sortir les mainteneurs d’ordre en chef de sa ville d’un pugilat.

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Re: Hôtel de Ville

Message par Dwalin le Jeu 15 Aoû - 19:49

Après sa visite sur le campus, le Maire revient à son bureau et convoque sa secrétaire.
« Bonjour Mademoiselle, détaillant l’arrivante, une jolie humaine, des pieds à la tête en passant longuement et plusieurs fois par tout le reste de son anatomie, son sourire se faisant d’autant plus charmeur, euh c’est comment votre nom déjà ?
_ Monique. Que puis-je pour vous ?
_ Plein de choses pig, de nouvelles perspectives s’offrent à moi aujourd’hui. Pour commencer, je voudrais refaire la déco, c’est un peu tristoune ici. Faites venir quelqu’un dès que possible.
_ C’est noté, Monsieur. Autre chose ?
_ Pas pour l’instant, je m’absente un moment, soyez là quand je reviens. Mettez-vous à l’aise, il fait si chaud. Cool  »

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Mar 8 Oct - 17:25

A son retour, Dwalin nota avec ennui la présence dans l’antichambre de Vilbert de Tornesac.

Vilbert : Bonjour Monsieur le Maire, je venais …
Dwal : Vilbert ! Quelle surprise. Je suis un peu occupé aujourd’hui …
Vilbert : Nous avons laissé en suspens l’étude de la nature de vos pouvoirs et de leur relation avec la magie. Cela semblait vous causer du souci ; et comme j’ai appris que vous aviez fait des recherches à la Bibliothèque ce matin, je suis venu voir si vous souhaitiez que nous continuions à travailler sur le sujet.
Dwal : Ecoutez Vivi, j’apprécie l’intention, mais ce n’est pas la peine de vous donner ce mal, vraiment. Je me sens exceptionnellement lucide aujourd’hui, et ça m’a permis de me souvenir d’une chose : mes pouvoirs sont ultra-cools. La chose la plus cool du monde. C’est une vérité que je n’aurais jamais dû oublier, et je pense que je vais la faire mettre en en-tête de la constitution darkamienne. S’il y en a une. Monique ! Monique, mon petit ?
Monique : Monsieur le Maire ?
Dwal : Ca ne va pas du tout, ça. Je suis sûr de vous avoir ordonné de vous habiller de manière plus … intéressante. Désobéir à un ordre du Maire, c’est de la trahison, coquine … Vous avez de la chance d’être jolie.
Monique : Embarassed Voyons, monsieur le Maire … Nous avons reçu un communiqué de protestation. Des militants elfes disent que la réinstallation du Calchèvre ne répond pas aux vrais problèmes, notamment ses conditions de détention, et …
Dwal : BARBANT ! Quoi d’autre ?
Monique : Euh … Je me suis renseignée pour la redécoration des locaux, comme vous me l’aviez demandé. Justement, la célèbre décoratrice d’intérieur demi-elfe Arwen Vesintz-Gomarshïnin est en ville. Je l’ai envoyé chercher, elle vous attend dans votre bureau.
Dwal : Voyons ça … *regardant à travers la porte* Waouh ! Elle est elle-même plutôt décorative. Ca va le faire. Vivi, c’est gentil d’être passé, mais vraiment, je n’ai plus besoin d’aide. Et j’ai beaucoup à faire ici ; je devrais déjà être en conférence privée avec Monique et mademoiselle Arwen Jambes-de-rêve, là ... pig
Vilbert : Ah ! Je comprends … Navré de vous avoir importuné, monsieur le Maire. Si vous avez à nouveau besoin de la coopération de l’Université …
Dwal : Je n’y manquerai pas ! Allons Monique, en piste, nous avons une réunion, et ces cocktails ne vont pas se faire tout seuls !

La porte du bureau se referma, laissant Tornesac seul dans l’antichambre. Le vieux gnome était connu pour sa nature distraite ; néanmoins il n’était pas aveugle, et surtout il était devin de formation. (Bon, pas mal de devins sont bel et bien aveugles, mais ce n’est pas le sujet.) Il ne lui échappa donc pas que Supernain se comportait inhabituellement, et cette observation s’accompagna de l’image d’un cristal rouge gros comme le poing.

Vilbert : … J’ai un mauvais pressentiment. Ou plutôt deux. Primo, le pressentiment que ce cristal rouge est porteur d’ennuis ; secundo, le pressentiment que n’y connaissant rien en minéraux et gemmes, je suis parti pour de laborieuses recherches bibliographiques … Je ferais mieux de retourner à l’Université.


Dernière édition par nécroX le Dim 30 Aoû - 16:09, édité 2 fois

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Jeu 6 Fév - 21:57

Quelque temps plus tard, Klaus vint trouver le Maire. La secrétaire n’étant pas à son poste, il risqua un œil dans le bureau …

Dwal : Klaus ! Tu ne vois pas que je suis occupé ? Je travaille sur un dossier important !

Il remplit à nouveau le verre à cocktail de la décoratrice demi-elfe rosissante, tandis que Monique continuait de masser ses super-épaules.

Klaus : Euh … Pardon pour le dérangement, monsieur le Maire … J’ai ici les représentants du REVENS, pour régler le conflit judiciaire avec Mougueducques-les-Aiguilles. J’ai donc un groupe complet, et nous devrions pouvoir partir dès dem-
Dwal : Cette histoire n’est toujours pas réglée ? Je vous croyais déjà en route ! Pourquoi me harcèle-t-on sans cesse de détails fastidieux ?
Klaus : Mais, monsieur le Maire … Jawbreaker a dit que la Marque de Quête de Brûlepourpoint ne serait pas prête avant-
Dwal : Ce que tu m’ennuies ! Dis à ce sadique à la face de chlore de se secouer les puces, ou je le vire. On verra s’il arrive à vivre privé de sa prison chérie.
Klaus : affraid Vous … vous voulez vraiment que j’aille dire ça à Jawbreaker ? En face ? Sans parchemin de Résurrection ?
Dwal :En fait ce que je voudrais vraiment, c’est que tu aies débarrassé le plancher depuis déjà cinq minutes. L’atmosphère dans ce bureau est déjà assez étouffante sans toi. En fait, nous allions nous mettre plus à l’aise vestimentairement …

La demi-elfe et la secrétaire gloussèrent en réponse à son clin d’œil.

Klaus : Je vous laisse, alors … J’imagine que le briefing du groupe …
Dwal : Klaus, soit tu sors, soit tu te mets à l’aise avec tout le monde !
Klaus : … Je m’occuperai du briefing, donc. Je vous souhaite une bonne … euh … au revoir, monsieur le Maire.

Il referma la porte et se répéta plusieurs fois que travailler pour Dwalin valait infiniment mieux que travailler pour le lutin intelligent – même si, sur le moment, il ne pouvait s’empêcher de ressentir un malaise familier. « Je sers la ville et c’est ma joie », marmonna-t-il en descendant rejoindre Baldrin, Frosti et Garzok.

Baldrin : Alors ? Tout est en règle ? Pourrons-nous partir rapidement ?
Klaus : Tout à fait. Nous avons l’aval du Maire, qui suit cette affaire avec le plus vif intérêt, je vous le certifie. Il vous recevrait bien, mais il est en conférence, là.
Frosti : Alors on taille la route ?
Klaus : Nous ne pouvons partir sans le reste du groupe. Certaines choses ne seront pas prêtes avant demain matin. Prenez le temps de faire vos bagages.
Garz : Le temps est hélas un facteur limitant en cette affaire, cher ami. Les chasseurs de primes de toute la province convergent sur nous et nos camarades comme des hobbits sur un buffet garni.
Klaus : Vous saviez à quoi vous attendre en prenant la place de criminels sous le coup d’un avis de recherche. Et les autres personnes concernées font avec.
Garz : Je vous ferai respectueusement remarquer que les autres personnes concernées n’ont pas suscité les mêmes inimitiés parmi la population que nous. Tout ce qui porte oreille pointue en cette cité s’efforce de tuyauter à tout-va.

L’orque agita son monocle en direction du hall adjacent, où Tulmond Selevpurdaaneth chuchotait précipitamment à l’oreille de deux guerriers baraqués, en pointant un porte-plume vers Frosti. Se sentant repéré, il décampa, dissimulé derrière une liasse de parchemins, tandis que les guerriers s’avançaient arme au poing.

Baldrin : Ils ne vont quand même pas déclencher un combat en plein Hôtel de Ville ?
Guerrier1 : On est des chasseurs de primes certifiés, et il y a une prime officielle sur vous. On a la loi pour nous.
??? : La loi des humanoïdes, peut-être. Mais pas la loi divine !

Une paire de tartes au citron s’écrasa sur le casque d’un guerrier et sur le plastron de l’autre. Un instant déconcertés, ils les balayèrent d’un revers de gantelet.

Guerrier2 : C’est toi qui as balancé ça, le lutin ? Tu ferais mieux de pas t’en mêler.
Guerrier1 : Oui, sinon c’est pas tes pâtisseries divines qui te sauveront.
Elu (s’approchant) : C’est ainsi que vous traitez un dessert qui est de toute évidence un symbole solaire ? Garde sainte du Temple de Drag, saisissez-vous de ces blasphes amateurs !!!

A ce cri, une dizaine de gardes du Temple accoururent des couloirs voisins et se jetèrent sur les deux guerriers qui disparurent sous la masse.

Elu : Et après ça on dira que je n’ai pas de pouvoirs divins ! Hin hin hin … Salut, Klaus.
Klaus : Votre Miraculeuse Mesquinitude, c’est toujours un plaisir très particulier de vous voir. Qu’est-ce qui vous amène ici ?
Elu : Je ne fais que répandre la lumière de mon dieu. Tu me connais, Klaus. Ce n’est pas mon genre de rôder dans les couloirs de la Mairie à l’affût d’une opportunité de coup d’Etat.
Baldrin : En tout cas, merci de votre aide.
Klaus : Elle fut bizarrement efficace. C’est étonnant quand on vous connaît.
Elu : Pas vraiment, j’ai juste laissé des sous-fifres faire le boulot à ma place. C’est une leçon de vie que j’ai apprise avec toi, Klaus.
Klaus : De rien ...
Frosti : Assez de politesse ! Il y a du kill steal dans l’air. Je m’échauffais déjà le sang à l’idée de désosser ces types, moi.
Elu : Désolé pour ça. Pour me faire pardonner, j’ai une solution à votre problème : je vous invite à passer la nuit dans le seul endroit de la ville où personne n’aura l’idée de venir vous chercher des cachous dans la tête ...
LRDG : Pas le …
Elu : … le Temple de Trekk !
Klaus : Oh non …
Frosti: Tu veux te faire pardonner de nous avoir privés d’une baston, en nous emmenant dans un endroit où personne ne voudra venir nous bastonner ? T’es chaussetté du cerveau ?
Garz : C’est un lutin, mon cher.
Elu : Gardes ! Amenez ces deux types à Goback, et dites-lui que ce sont des amis de … celui des deux dieux qu’il aime pas. Une fois qu’il les aura convenablement châtiés, recatéchisés et exposés sur le parvis, les autres chasseurs de primes y regarderont à deux fois avant de venir vous chercher.
Baldrin : Peut-être tout ceci n’est-il pas une si mauvaise idée. Il est certain que cela vaut mieux que de jouer au chat et à la souris à travers la ville toute la nuit …
Frosti : Mais je veux jouer au chat et à la souris, moi !
Baldrin : Frosti, mâche ta barbe et laisse les grandes personnes prendre les décisions.
Elu : En route, alors. Remarquez comme je m’occupe de vos problèmes avec plus d’attention et de soin que le Supernain, je dis ça comme ça.
Klaus : D’autant plus remarquable que vous n’êtes pas censé vous en occuper.
Elu : Allons, je suis conseiller municipal, non ? Pense à toutes ces réunions auxquelles nous allons assister désormais, ça sera comme à la grande époque !
Klaus : Le fait de manquer ces réunions est le seul aspect positif de mon départ à l’aventure avec une bande de criminels en probation.

Devisant ainsi plaisamment, le petit groupe se dirigea dans le soir tombant vers le Temple de Drehk, où l’on allumait les braseros.

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Ven 9 Jan - 23:28

Le lendemain, aux premières lueurs du jour, les colonels Hix et Higrek furent introduits dans le bureau de Dwalin. Ils croisèrent une demi-elfe assez décoiffée qui s’éclipsait, les yeux baissés, une paire de sandales à talons à la main. Dans le bureau, les rideaux tirés maintenaient une épaisse pénombre ; mais des années de chasse au rat d’égout avaient aiguisé la vue des deux anciens (?) clochards, qui purent distinguer la pièce. Le grand bureau municipal avait été rangé dans un coin, pour céder la place à un énorme fauteuil matelassé, avec repose-pieds et minibar dans l’accoudoir. Sur le sol, des verres à cocktail vides, et des bouts de papier d’emballage. Ces lambeaux menaient à une pile de paquets et de boîtes enrubannées, dans un état de déballement plus ou moins avancé. Le Supernain leur tournait le dos ; face à un miroir en pied tout neuf, il essayait un blouson de cuir noir d’allure luxueuse et bad-boyesque.

Hix : Elite de la garde au rapport, M’sieur le Maire !
Dwal : Pas si fort, messieurs. Ma secrétaire finit sa nuit.

Les colonels repérèrent la silhouette féminine de Monique, ronflant semi-vêtue sur l’écritoire de copiste (les photocopieuses n’existent pas dans cet univers).

Higrek : Ploum-ploum-ploum, décidément une nuit agitée, entre ici et l’usine ... Les oracles de Slanoush et Lafoune avaient annoncé quelque chose ?
Hix : J’ai rien vu dans l’horoscope du NDT sur lequel j’ai dormi.
Dwal : Bien-bien-bien … Ca c’est un look de Christmasbuster qui se respecte. De Superbuster, même.
Hix : Mais … C’est pas Nowel, Votre Mairitude.
Dwal : Silence, simples mortels ! Ca l’était quand j’ai piqué ce blouson !
Higrek : Vous envisagez un relooking ?
Dwal : Oui, pour refléter un fait dont j’ai récemment pris conscience : je suis très, très cool. Attendez que j’ouvre le paquet cadeau de produits pour cheveux !
Higrek : Il existe des produits pour cheveux ?
Dwal :Et donc, fort de ma nouvelle assurance, j’ai décidé qu’il était temps que mon mandat municipal reflète ma superpuissance et ma classe. Et voilà pourquoi je suis las de l’incompétence crasse dont vous persistez à faire preuve quant au Corbeau.
Hix : Hé, je crois pas que vous ayez réussi à l’attraper l’autre nuit sur les docks quand il s’est enf-

Deux trous fumants en forme d’yeux, apparaissant dans la tunique du colonel à hauteur du cœur, le dissuadèrent de finir sa phrase.

Hix : pale Ce … ce que je veux dire, monsieur le Maire, c’est que nous sommes proches du but. Nous avons failli le coincer cette nuit …
Dwal : Vraiment ? Si j’en crois les rapports, vous étiez dans un quartier louche en train de refiler des bijoux à un receleur au moment des faits.
Hix : C’était, euh, une enquête …
Higrek : Et nous sommes intervenus dès que l’alerte a été donnée !
Dwal : Toujours d’après les rapports, l’alerte était « eh les gars, y a des filles en porte-jarretelles qui sortent de chez Pkmaster Holymetal ».
Higrek : Les attentats à la pudeur font partie de notre juridiction !
Hix : Et c’est notre zèle qui nous a permis d’être sur les lieux à temps pour sauver le citoyen Ratapoil.
Dwal : Vraiment ? Voyons ça. Vous pouvez entrer, lieutenant !

Le lieutenant Horass Yokeyn, du SGI, entra dans le bureau. Ignorant le regard assassin des colonels de la milice (la rivalité entre leurs services n'avait jamais été aussi âpre; et puis, avec leurs yeux jaunis et injectés de sang, les deux clochards avaient l'air de jeter des regards assassins en permanence), il s’avança et présenta une liasse de parchemins au maire.

HY : Les conclusions des premiers relevés à Pkmaster Holymetal, Monsieur le Maire.
Dwal : Je vais lire ça en détail. *feuillette la liasse en une demi-microseconde* Je vois. Messieurs, vous serez ravis d'apprendre que l'examen des preuves confirme que vous avez bien manqué le Corbeau. Et une sacrée fiesta, apparemment, héhé. Ce Ratapoil a le sens du spectacle ... Je devrais peut-être lui demander de remanier mes meetings.
Hix : C'est tout ? Merci au SGI de nous dire ce qu'on a déjà confirmé depuis longtemps.
Higrek : Ouais, tout le monde le sait, que Ratapoil n'a pas son pareil pour les messes roses.
Hix : Et pour le Corbeau, on était au courant aussi, hein. Les plumes et les vaches mortes, ça se remarque. Mais merci quand même. Et si on en venait à l'élément nouveau et vraiment intéressant ? Qui a été découvert par ... attendez voir ... Par les peaux-vertes ?
Higrek : Hé non !!! Par les peaux-mortes !
Hix : Nous, quoi.
Dwal : On m'a parlé de votre "percée". Le témoignage de Ratapoil, n'est-ce pas ?
Higrek : Oui, c'est lui qui a tenu à ce qu'on appelle ça une percée.
Hix : C'est là qu'on a décidé de le renvoyer chez lui. Ca devenait intenable, il me donnait presque envie de me laver.
Higrek : N'empêche ! Il a formellement identifié le Corbeau ! Pour la première fois, des éléments sur son identité, son origine !
Hix : Si on exploite ces informations, on peut le coincer !
Higrek : Alors sauf votre respect, Monsieur le Maire, crasse peut-être, mais pas incompétence. Restons polis.
Dwal : Moui ... un certain Raven mystérieusement croisé à l'autre bout du continent, doté de pouvoirs vagues et inexpliqués, qui se serait joint au groupe de Ratapoil sans raison particulière, avant de le quitter sans plus de logique, pour être peut-être téléporté à D-City, ce qui l'aurait allez savoir pourquoi rendu fou ... Tout s'explique, on le voit.
Hix : En effet ! Et en plus les dates coïncident, ce Raven aurait disparu de Russie la veille du meurtre de Gérard Zaide, premier de la série !
Dwal : Ne faites pas l'idiot en faisant comme si on était d'accord ! Vous ne décelez pas le super-sarcasme ? Les trous gros comme mes biceps qu'il y a dans cette histoire ?
Hix : Mais ... Ratapoil est formel ! Et si on interroge ceux qui l'accompagnaient ...
Dwal : Ha ! Boris, le permalcoolique ? L'Archange Nain, ce bioterroriste ? Et quant aux déclarations de Ratapoil, parlons-en, justement ! Lieutenant, vous voulez leur dire ?
HY : Nos analyses ont révélé d'autres traces, plus discrètes mais indiscutables. Le Corbeau n'était pas le seul insaisissable individu présent cette nuit ... Cervelad était là aussi !!!

Il fit le geste de retirer dramatiquement ses lunettes, mais se rendit compte qu'elles étaient dans la poche de sa veste. Dépité, il les enfila avec emphase en chuchotant "Yeeeeaaaah", mais il avait manqué son effet.

Higrek : Le freluquet qui persiste à se mêler du boulot de la milice ? C'est pas vrai !
Dwal : Eh si ! Vous avez donc laissé filer deux types recherchés pour le prix d'un, cette nuit, bravo les gars. Les indices nous révèlent qu'il se serait encore une fois battu avec le Corbeau. On dirait qu'il lui en veut particulièrement. Intéressant, mais ce n'est pas le meilleur. Le meilleur, voyez-vous, c'est que votre précieux témoin-clé n'a aucun souvenir de sa présence ...

Le Supermaire déposa une tape amicale sur l'épaule des colonels, ce qui les fit tomber sur les rotules.

Dwal : D'où ma propension à jeter toute sa déposition aux orties, et cette origin story fumeuse avec, puisque de toute évidence il vous mène en bateau. Comme tout le monde dans cette ville apparemment ...
Hix : Mais pourquoi nous raconter ...
Higrek : Monsieur le Maire, il nous a peut-être menti pour le crétin des bois, mais laissez-nous quand même vérifier cette histoire de Raven ! La véritable identité du Corbeau-
Dwal : -nous est connue. Indépendamment, et je dirais même en dépit, de vos pathétiques efforts.
Hix&Higrek : Quoi ???
HY : Un élément de la scène de crime a enfin validé une théorie sur laquelle le SGI planchait depuis des semaines.
Dwal : Une plume ...
HY : ... qui a réagi différemment des autres à nos tests.
Dwal : De ce que j'ai compris, au lieu de faire couiner de rire les snotlings, elle leur a électrocuté la plante des pieds.
Hix : Une plume électrique ?
Higrek : Attendez ! Vous voulez dire ...
HY : Le doute n'est plus permis.

Il vérifia rapidement la présence de ses lunettes.

HY : Le Corbeau n'est autre ... *lunettes off* ... QUE NINJIGEN !!!

*dzing*

Dans son retirage de lunettes dramatique, le hobgobelin avait renversé les verres à cocktail. Dwalin réprima un super-roulement d'yeux.

Hix : Mais ... Attendez ! Une plume de Ninjigen dans son usine, ça n'est pas-
HY : La plume était fraîche, intacte. Soyeuse et croustillante. Pas plus de deux ou trois jours. Sygmato est absent depuis des mois.
Dwal : Porté disparu depuis l'Incident Darkyl ... qui, tiens donc, a eu lieu deux jours avant le premier meurtre du Corbeau. Que dites-vous de ça, dans la catégorie "dates qui coïncident"?

Abasourdis par la tournure que prenaient les choses, les clodolonels ne trouvaient plus leurs mots, se grattant mutuellement la tête avec ahurissement.

HY : Inutile de vous rappeler les effets de l'Incident. Pris en plein milieu, Ninjigen Sygmato a probablement absorbé des mégathaums de magie chaotique, faisant de ce tueur psychopathe ... *lunettes re-on* ... UN TUEUR PSYCHOPATHE. Cool
Dwal : Je viens de lire les mois de recherche du SGI, tout y est. Le profil, le style de combat aérien basé sur la vitesse ...
HY : Un solide profiling psychologique démontrant que les épéistes ailés sont plus susceptibles que la moyenne de devenir des fous homicides ... Je ne vous ferai pas l'affront de remonter jusqu'à l'affaire Joseph Irotte ...
Dwal : Même la haine de Cervelad s'explique, s'il est elfique comme on le pense fortement, et si le Corbeau n'est autre que l'ancien champion du REVENS.
Higrek : Mais ... je sais pas, moi ... les vaches ??? Depuis quand Sygmato fait pleuvoir des vaches ?
HY : J'ai un mémo spéculant sur les effets possibles de la baguette chirurin, et son association avec le suspect. Tout concorde, je vous dis. Cette plume est la touche finale. Grâce à elle, nous sommes enfin en mesure de progresser pour finir par l'arrêter. Cette plume ... sera plus forte que son ép-
Dwal : Oui, bon, ça suffit avec les lunettes.
HY : Yeeeeeaaaah ! ... Je veux dire oui, Monsieur le Maire.
Dwal : Vous pouvez disposer. Je veux une nouvelle prime sur Sygmato, pour ses crimes en tant que Corbeau. Ajoutez-la à celle qu'il a déjà pour l'Incident.
HY : Tout de suite.
Dwal : Vous êtes en charge de cette enquête, lieutenant. Dites au commissaire Nénesse que je suis content de vous. Maintenant sortez sans toucher à vos lunettes. Ou plutôt ... Donnez-les moi.
HY : pale Mais ... Monsieur le Maire !
Dwal : Ordre du SuperMaire ! Je peux aussi vous projeter par la fenêtre d'un seul souffle, et les saisir au vol avant que la gravité les rattrape. A vous de voir.

Lentement, l'officier remit ses précieuses lunettes à Dwalin et sortit, l'air aussi triste qu'un hobgobelin pouvait l'être. Aussitôt Dwalin poussa un soupir de satisfaction, se versa un verre et se carra dans son nouveau fauteuil. Essayant les lunettes pour voir si elles rendaient bien avec son blouson, il sourit et se tourna vers les colonels anéantis.

Dwal : Je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de me rendre compte qu'un gros changement de style et de management s'imposait. En même pas 24 heures, j'ai évacué des problèmes, déplacé des montagnes ! Littéralement ! Et en plus, ce que je m'éclate, vous n'avez pas idée.
Hix : Monsieur le Maire ... Si vous me permettez ... Higrek et moi, on trouve que cette théorie sur Sygmato, c'est peut-être un peu ...
Dwal : Quoi ? Vous préférez croire qu'il y a comme par hasard un deuxième épéiste ailé assoiffé de sang dans cette ville, qui surgit juste au moment où le premier disparaît de la surface ? Vous n'avez jamais entendu parler de la règle de la djellaba pour trois personnes ?
Hix : Euh ... Non.
Dwal : *soupir* C'est de la logique élémentaire, mes pauvres. Le fameux principe du Rasoir Darkam.

Du pouce, il indiqua le mur derrière lui. Parmi les ornements et trésors de la ville, une grossière épée à deux mains de 6 mètres de long en silex était suspendue. La lame était gravée de glyphes d'aspect grossier.

Dwal : C'est du vieux troll. Ca dit en gros : « Quand fe préfente devant toy un choix entre deux folutionf, cefle-là mefme qui eftoit la pluf fimple eft la bonne. Et la plus fimple folution eft d’attaquer le problefme au Rafoyr. » Grande sagesse de notre Maire originel, et dont je n'ai jamais perçu le sens plus clairement qu'aujourd'hui.
Higrek : Je suis pas sûr de saisir ...
Dwal : Ca dit qu'il est bien plus logique de croire en l'hypothèse qui n'invente pas de deuxième escrimeur zinzin, et qu'il est encore plus logique de tout mettre en oeuvre pour poutrer le problème. Et en tant que Maire, j'aime ces propos. Une nouvelle journée commence, que je vais attaquer avec ma nouvelle vision de la vie. Plus de traînasseries ou de bêtes scrupules ! Du fun, de l'efficacité ! A propos, vous êtes virés. Vous êtes incompétents, casse-pieds, vous avez dérobé 1d4 objets dans ce bureau depuis votre arrivée, et vous agressez mon super-odorat. Je vous réclamerais bien vos badges, mais je sais qu'ils sont au clou, comme vos armes de service. Maintenant, si vous avez quelque chose à dire, les plantes vertes du couloir seront ravies de l'entendre.

Avec une vitesse trop surhumaine pour que les malheureux ex-colonels puissent commencer à penser à une réaction, Dwalin fit tourner son fauteuil, déclenchant une mini-tornade qui propulsa Hix et Higrek hors du bureau, les quatre fers en l'air, refermant la porte derrière eux.


Dernière édition par nécroX le Jeu 24 Déc - 16:56, édité 1 fois

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Re: Hôtel de Ville

Message par Dwalin le Dim 18 Jan - 19:32

Dwal : Faut tout faire soi-même en fait dans cette ville. Ça tombe bien, je suis Super Balèse.



Bon, par où on commence. Ce Corbeau, où est-ce qu'on l'a vu la dernière fois ?

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Dim 30 Aoû - 20:20

S'extirpant des ficus décoratifs de l'antichambre, Hix et Higrek firent mine d'épousseter leur uniforme avant de se rappeler qu'ils étaient redevenus de simples clochards civils. Ils échangèrent des regards furieux (et des babioles récupérées dans le bureau).

Higrek : Nous retirer l'enquête comme ça ! Et maintenant, en plus !
Hix : C'est vrai que ça n'a pas de sens. Ça fait des mois qu'on est chargés de l'affaire sans aucun progrès.
Higrek : On n'était peut-être pas arrivés à grand-chose, mais au moins on n'avait pas aggravé le problème ! Dans cette ville, c'est déjà impressionnant.
Hix : Et pile au moment où on découvre enfin un élément important, le Maire nous flanque dehors !?! C'est anti-pédagogique, voilà ce que c'est.
Higrek : A vous dégoûter d'avoir une influence positive sur les choses !
Hix : Au moins, nous voilà redevenus des clochards. On n'aura plus jamais besoin d'avoir la moindre influence positive sur quoi que ce soit !
Higrek : A part notre taux d'alcool dans le sang.

Avec un rire phtisique, les deux miséreux commencèrent à partir, quand un gnome en robes trottina hors de l'escalier, les bouscula et ouvrit les portes du bureau de Dwalin.

Hix : Euh, il est pas d'humeur-

Mais les portes béantes montrèrent, à eux comme à Vilbert de Tornesac, que le grand bureau était vide (à part Monique, la secrétaire toujours dans les choux). Une fenêtre ouverte indiquait que le Supernain était sorti par la voie des airs.

Hix : Vous venez de le manquer. Estimez-vous heureux.
Vilbert : Quoi ? Non, je dois lui parler d'urgence ! Un insidieux péril le menace, ainsi que toute la ville ! Avait-il une pierre rouge avec lui ?
Higrek : Hmm ... Il avait bien un truc dans la poche de ce nouveau blouson en cuir de dragon noir. Ces coupes ajustées, ça révèle tout.
Hix : Ah, j'ai juste cru qu'il avait un nouveau muscle. Ce caillou dont vous causez ... il a de la valeur ?
Vilbert : Hein ? Euh ... Pas particulièrement, que je sache.
Hix : Oh. Simple curiosité, hein, même nous on n'est pas assez désespérés pour faire les poches de Supernain.
Vilbert : Oh non ... Il faut que je lui parle, je devrais pouvoir le trouver avec un simple sort de détection ... J'y pense, avez-vous également vu une pierre verte, quelque part ?
Higrek : Une pierre verte ? Moussue, vous voulez dire ?
Hix : C'est pour une sieste ?
Vilbert : Non, un cristal vert brillant, gros comme un poing de taille M ... Mes divinations indiquent que cette pierre a un rapport avec tout ça.
Hix : Euh, là ... Dans un univers fantasy, des cristaux verts ayant une importance mystérieuse, y en a partout, mon pote. Désolé.
Higrek (fouillant dans sa poche) : J'en ai un là, tiens. Je crois qu'il complète un médaillon menant à un héritage perdu. Ou alors il repousse les hommes-céleris, je sais plus.
Vilbert : Non, le mien est dans une petite boîte cylindrique faite d'un matériau mystérieux, avec une étiquette.
Hix : Ha, ça ! C'est la boîte pour laquelle tout le monde s'est battu devant la mairie, l'autre fois !
Higrek : Ouais, on l'a eue entre les mains. Elle avait l'air d'avoir un effet bizarre sur Dwalin. L'affaiblir, ou le rendre normal, je sais plus.
Vilbert : Vraiment ???
Hix : Toute la ville était là. Comment vous pouvez pas être au courant ?
Vilbert : Je suis parfois un peu distrait. Cette boîte, où est-elle ?
Higrek : Perdue à jamais !
Vilbert : Désintégration astrale ? Volcan ? Portail ? Trou noir ?
Hix : Guu.
Vilbert : Pardon ?
Hix : Guu l'a mangée.
Vilbert : Qui cela ?
Hix : Guu ! La fille aux cheveux rose qui bouffe tout, que rien n'arrête et qui entulipe le monde ! Tout le monde sait qui c'est !
Higrek : Un peu distrait, hein ?
Vilbert : Seulement en ce qui concerne le passé, le présent et certains futurs. Je vois, cette pierre est donc hors d'atteinte ... Je vais devoir rentrer à l'Université et réinterpréter les signes ... Bonne journée, messieurs.
Higrek : Euh, vous deviez pas parler d'urgence à Dwalin ? Une histoire de pierre rouge et de danger ?
Vilbert : Mille furets ! Vous avez raison !

Et le gnome repartit comme il était venu, sous l’œil mi-amusé, mi-blasé des deux clochards.

Hix : Bon, ben ... Retour à la vie civile ! Tu veux qu'on aille allumer un feu de poubelle (hobbite, c'est celles qui brûlent le mieux) ? Comme au bon vieux temps ?
Higrek : Non, on a déjà fait ça avant-hier. J'ai l'impression qu'on oublie un truc ...
Hix : Ouais, moi aussi, mais je crois qu'on a tout le contenu du minibar de Dwalin.
Higrek : Non, pas ça ... Attends ... GERARD !
Hix : Lequel ? On en connaît plein, un clochard sur deux s'appelle Gér- ZAIDE ! Gérard Zaide ! Notre frère de cloche !
Higrek : Tué par le Corbeau ! Qu'on a juré de venger !
Hix : Zaide, hein, pas le Corbeau ?
Higrek : C'est ça. Comment on a pu l'oublier ?
Hix : Bah ... Une nuit courte et mouvementée ? On a atteint la cinquième étape du deuil ? Un sort d'Amnésie du Corbeau ? Il faut vraiment qu'on arrête de boire au tout-à-l'égout en plomb du bâtiment des TP de potions ?
Higrek : ... Je penche pour le deuil. Mais on a toujours un devoir envers notre ami !
Hix : Tu as raison ! Au boulot, on va continuer tout seuls ! Et pour commencer ... Je remarque que Dwalin a laissé tous les rapports et dossiers de l'affaire Corbeau sur son bureau en partant ...
Higrek : Tu penses à ce que je pense ?

Une subtilisation éclair plus tard ...

Higrek : Ces réserves de papier toilette nous seront bien utiles. Et maintenant, à nous trois, Corbeau !

Remplis de sainte fureur et désormais libres de toute contrainte officielle (à esquiver), les deux clochards descendirent les escaliers et sortirent de la mairie.

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Re: Hôtel de Ville

Message par nécroX le Dim 27 Déc - 17:16

Ce même jour, au coucher du soleil, le commissaire Ghaurdonn errait dans les rues du quartier administratif, caressant avec perplexité sa moustache en brosse. Le lieutenant Horass Yokeyn était arrivé le matin même au QG du SGI avec les nouvelles instructions de la Mairie : déployer tous les efforts nécessaires pour débarrasser la ville du Corbeau, alias Ninjigen Sygmato. Yokeyn avait ajouté qu'exceptionnellement, le Maire semblait attendre des résultats probants, et paraissait assez remonté pour punir l'échec aussi vigoureusement que son troll de prédécesseur. Puis il avait tristement marmonné quelque chose sur la perte de ses lunettes fétiches et était parti s'aliter.
Sous les vigoureuses gueulantes du commissaire Héliote Nénesse, tout le bâtiment était entré dans une activité de fourmilière. Les enquêteurs avaient visionné en boucle des enregistrements du Tournoi de Catch en mangeant du pop-corn moisi, pour identifier des points faibles de l'ange bourrin. Les ingénieurs gobelins avaient commencé à bricoler avec excitation de nouveaux lance-filets plus résistants et aux misfires plus spectaculaires. Même l'inspecteur Dérikk et le lieutenant K'lombô, les hobgobelins les plus vieux et poussifs du service (qui refusaient obstinément de partir à la retraite parce qu'ils savaient bien que c'est la veille de la retraite qu'un flic se fait descendre) avaient été vus fourbir des armes de service (dont tout le monde aurait été prêt à jurer qu'ils étaient dépourvus).

Ghaurdonn n'était cependant pas satisfait; il était une des rares personnes à avoir affronté le Corbeau et survécu, et en déambulant il repensait à cette nuit fatale au bord du fleuve. Il n'était pas certain d'avoir eu affaire à Ninjigen, qui lui semblait être un autre genre de tueur psychopathe. Mais surtout, que le Corbeau soit ou non l'ange déchu, cette mobilisation lui paraissait futile. L'épéiste  avait massacré sa patrouille sans effort, puis s'était échappé sans que les considérables renforts puissent rien y faire. L'envoi d'un plus grand nombre de peaux-vertes ferait-il une différence (à part causer enfin le décès de Dérikk et K'lombô) ? Le commissaire Ghaurdonn en doutait.

Pour sa part, il ne retenait qu'une chose de cette nuit : un être, un seul, avait tenu le monstre en échec. Ce héros masqué que la presse appelait Cervelad, et que le SGI et la garde municipale considéraient comme un criminel (seul point sur lequel ils étaient d'accord, ces derniers jours). Ghaurdonn n'était pas de cet avis, et pensait que seule la collaboration de cet être mystérieux pourrait mener à la fin du Corbeau.
Le commissaire envisageait l'insubordination pure et simple. Cette idée le fit hésiter une demi-seconde, puis il se souvint qu'il était un hobgobelin, membre du Spécial Gobelin Investigation, un organisme tellement bordélique que même ses membres n'en comprenaient pas toujours la hiérarchie.

Mais comment contacter l'insaisissable justicier nocturne ?


??? : Bonsoir, mon fils. Tu sembles avoir besoin de conseils et d'aide spirituelle.

Ghaurdonn se retourna et aperçut devant son nez un croisement entre un bonnet de lutin et une très haute mitre. Au-dessous, à hauteur de son genou, le lutin intelligent levait vers lui un regard narquois.

Ghaurdonn : Euh ... Quoi ?
Elu : Tu peux me parler, fidèle officier, je suis un élu municipal. Enfin, je siège au conseil municipal, et je suis l'Elu (d'une puissance supérieure dont le nom m'échappe là tout de suite). C'est mon devoir de traîner autour de la Mairie en offrant mon secours spirituel à ceux qui le désirent. S'ils en viennent à conclure que l'administration actuelle n'est pas apte à les aider comme je le fais, c'est un heureux et imprévu effet secondaire.
Ghaurdonn : Eh bien, ça ne me coûte rien de demander ... Je cherche un moyen de contacter Cervelad, le justicier masqué. Le culte de Drehk a une solution ?
Elu : Drehk ! C'est ça ! Je l'avais sur le bout de la langue. Et ne crois pas que ma nature lutine me rende incapable de percevoir le scepticisme dans ta voix. Sache que justement, je sais comment contacter celui que tu cherches. Suis-moi, et apprends à ne pas douter de la toute-puissance de ... de ...
Ghaurdonn : Drehk ?
Elu : Voilà ! ... Et par extension, de moi.

Dubitatif mais dépourvu de meilleure piste, le commissaire hobgobelin emboîta le pas à l'Elu, en direction du Temple de Drehk.

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nécroX
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